LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE ROYALISTE
"née d'une défaite, la troisième
république meurt dans une défaite"
Frédéric Fabre
PROCLAMATION DE LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE
4 septembre 1870:
Au palais Bourbon, les députés réunis constatent que le pouvoir est vacant, Napoléon III rend son corps d'armée aux prussiens le 2 septembre à Sedan pour éviter un bain de sang. Le 3 septembre, il prend le train à Bouillon pour être interné au château de Wilhelmshohe à Cassel. L'impératrice avait quitté les tuileries en fiacre pour se rendre à Londres. La foule parisienne et les gardes nationaux envahissent le palais Bourbon pour réclamer la déchéance de l'Empire. Jules Favre et Léon Gambetta prennent la tête de la foule pour se rendre à l'hôtel de ville de Paris pour déclarer solennellement la troisième république. Aussitôt un Gouvernement provisoire de " défense nationale " se constitue.
Le président est le général Trochu "un
soldat catholique et breton". Les ministres sont Emmanuel Arago, Adolphe
Crémieux, Jules Favres, Jules Ferry, Léon Gambetta, Garnier-Pagès, Glais Bizoin,
Eugène Pelletan, Ernest Picard, Henri Rochefort et Jules Simon tous élus
de Paris.
Un autre breton, le comte de Kératry alors député royaliste devient préfet de Paris pour rassurer la bourgeoisie.
Adolphe Thiers convainc ses collègues du palais Bourbon d'accepter le fait accompli par une émeute.
Le gouvernement rassemble le parti républicains composés des quatre courants de gauche:
Les "opportunistes" proche des bonapartistes libéraux et des orléanistes rassemblés autours de Jules Favre et Ernest Picard.
Les radicaux réunis sur le programme de Belleville de Léon Gambetta.
Les "intransigeants" réunis autours de Henri Rochefort.
Les socialistes, section française de l'Association Internationale des travailleurs fondée en 1869.
Contre les quatre courants de gauche, la droite est composée de trois courants:
Les bonapartistes
Le parti royal orléaniste réunis autours de Thiers
Le parti royal légitimiste.
Ces sept courants politiques vont évoluer pour traverser les troisième, quatrième et cinquième république.
En septembre 1870, les républicains sont pour la poursuite de la guerre au point que Georges Sand jugera qu'il ne s'agit que d'un "enivrement d'orgueil". La France rurale de droite préfère la paix.
LA DÉFAITE DE LA GUERRE FRANCO PRUSSIENNE
18-20 septembre : Jules Favre et Bismarck se rencontrant à Ferrières. Bismarck exige l'Alsace et la Lorraine, le nouveau gouvernement décide de continuer la guerre.
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Origine du mot BISTRO |
19 septembre: Les prussiens débutent le siège de Paris.
27 septembre: Strasbourg capitule.
Lettre du Ballon monté
le "Victor Hugo"
Le 19 septembre 1870 la ville de Paris est cernée par les prussiens. Le siège durera 4 mois, jusqu'au 28 janvier 1871. La Compagnie des Aérostiers Militaires, dont le photographe Nadar fait parti, utilisaient les ballons captifs pour observer les lignes ennemis. Nadar pense alors à les utiliser pour faire passer le courrier des parisiens au dessus des lignes allemandes. Durant les 136 jours du siège, 67 mongolfières seront utilisées dont celle appelée Victor Hugo. Elles étaient fabriquées dans la Gare du Nord et dans la gare d'Orléans.
Les boules de Moulins furent aussi utilisées pour transporter le courrier par la Seine, lisez l'histoire en PDF: http://www.philanet-fr.com/Apm_site/Le_Lien/boules_de_moulins.pdf
7 octobre: Gambetta quitte Paris en ballon pour organiser la résistance de la province. L'image du ministre partant en ballon pour organiser la défense, sera la source de sa légende.
9 octobre: Gambetta arrive à Tours pour
préparer l'arrivée du du gouvernement. Il prépare aussi l'émission d'un
timbre qui sera imprimé à Bordeaux pour fêter la République Française.
10 octobre: L'armée française subit la déroute avec la défaite de la bataille d'Artenay.
11 octobre: Les prussiens prennent Orléans.
30 octobre: Capitulation de Bazaine à Metz. Il se rend avec une armée de 150 000 hommes. C'est un désastre alors que le Gouvernement s'installe à Tours pour organiser l'armée de la Loire.
2-4 novembre: Thiers rencontre Bismarck à Versailles pour négocier un armistice. Mais le Gouvernement, fidèle à Gambetta choisit "la guerre à outrance".
4 novembre: Les prussiens débutent le siège de Belfort défendu vaillamment par le colonel Denfert Rochereau. Un lion sera sculpté par Bartholdi pour célébrer sa résistance.
9 novembre: L'armée française remporte la victoire de Coulmiers.
11 novembre:
L'armée de la Loire reprend Orléans.
28 novembre: L'armée française subit une lourde défaite à Beaune-la-Rolande.
2 décembre : L'armée française subit une nouvelle défaite entre Patay et Loigny.
16 décembre : La ville d'Amiens est prise par les prussiens.
1871
3 janvier: Faidherbe remporte la victoire à Bapaume.
6-12 janvier:
Bataille du Mans: Placée en tête de la défense, l'armée bretonne épuisée par la maladie et la malnutrition
d'une attente trop longue dans le camp de Conlie et, malgré les multiples réclamations du
comte de Kératry, mal équipée en armement, 4000 vieux fusils rouillés dotés de
munitions hétéroclites qui pétaient littéralement à la "gueule" et de poudre
trop trempées pour faire feu, est taillée en pièces par les troupes prussiennes.
Gambetta a préféré ravitailler en priorité l'armée de la Loire alors commandée
par le général Chanzy. Il craignait que le précédent de "l'armée bretonne"
favorise après la guerre, l'indépendance de la Bretagne.
Il a choisi de sacrifier les "chouans bretons". Le sort réservé à l'armée
bretonne sera pourtant le ciment de la future lutte de l'indépendance bretonne.
L'armée française de la Loire privée de trois corps au profit de l'armée de
l'Est ne retourne pas la situation. La défaite du général Chanzy est décisive.
Le gouvernement français doit se replier à Bordeaux.
15-17 janvier: L'armée française subit une nouvelle défaite à Héricourt.
18 janvier: Bismarck fait proclamer l'Empire allemand à Versailles. Guillaume de Prusse est empereur.
19 janvier: Faidherbe subit une défaite à Saint-Quentin. Le général Trochu démissionne.
22 janvier: Une tentative révolutionnaire à Paris pour continuer la guerre subit un échec. Paris subit des bombardements réguliers et souffre du manque de nourriture. La chasse aux rats est ouverte !
28 janvier: Paris capitule. Un Armistice est
signé à Versailles sous l'égide de Jules Favre. Léon Gambetta, opposé à la fin
de la guerre démissionne. Bismarck
veut
aussi en finir avec la guerre pour ne pas épuiser la nouvelle allemagne. L'armée
prussienne a subi de plus lourdes pertes que l'armée française. La Prusse doit
sa victoire à l'incompétence de quelques dirigeants de l'armée française. Les
électeurs républicains auront contre l'armée, un ressentiment qui éclatera
durant l'affaire Dreyfus.
Bismarck réclame des élections pour favoriser l'arrivée au pouvoir de Thiers avec qui, il pourra signer les conditions de paix.
8 février: Élection de l'Assemblée nationale avec un choix: pour la gauche république et la continuité de la guerre ou pour les monarchistes et la paix:
200 républicains, 30 bonapartistes, 180 légitimistes, 220 orléanistes sont élus. Le parti de la paix et de Bismarck a gagné.
12 février: L'Assemblée nationale est réunie à Bordeaux. Jules Grévy est élu président de l'Assemblée Nationale.
17 février: Adolphe Thiers est nommé chef du gouvernement.
26 février: Thiers débute les préliminaires de paix.
1er mars: La déchéance officielle de Napoléon III est votée définitivement par l'Assemblée Nationale.
1-2 mars: La première revendication de
Bismarck est acceptée: les troupes allemandes défilent aux Champs Elysées avant
d'évacuer Paris.
3 mars: Le Comité central de la garde nationale est formé.
10 mars: Thiers impose à l'Assemblée le Pacte de Bordeaux pour repousser le problème constitutionnel et du régime après la fin de la guerre. "La République est le régime qui nous divise le moins". Auréolé de sa funeste prédiction contre la déclaration de la guerre et par conséquent de son infaillibilité sur la prédiction des évènements, Thiers est suivi par toute la bourgeoisie de France.
11 mars: L'Assemblée nationale quitte Bordeaux.
Courant mars: Napoléon III déchu, est libéré par les prussiens. Il part en exil à Londres pour "préparer son retour".
Le Salon Adam s'ouvre pour être le premier salon républicain. Madame Juliette épouse du préfet de police de Paris Edmond Adam, y reçoit Gambetta qui suit ses conseils politiques. Thiers, Camille Pelletan, louis Blanc, Alphonse Daudet, Camille Flammarion, Clemenceau, Louis Blanc, Flaubert, Maupassant, Hetzel, Sully Prud'homme et Émile Girardin entre autres, s'y réunissent. Ce salon défend le principe de la revanche pour reprendre les régions perdues et l'alliance militaire avec la Russie. Elle créera en 1879, un journal, La Nouvelle Revue où elle fera débuter Paul Bourget, Pierre Loti, Léon Daudet et Octave Mirbeau.
LA COMMUNE DE PARIS
18 mars: Thiers ordonne de désarmer les
Parisiens. Il s'agit de soustraire aux Parisiens les 227 canons entreposés à
Belleville et à Montmartre. Les Parisiens considèrent ces canons comme leur
propriété. Ils les ont eux-mêmes payés lors de la guerre contre la Prusse par le
biais de la souscription. Cette annonce
déclenche une émeute. Thiers se retire de la capitale et décide de la
reprendre par la force. À Paris, le comité central des gardes nationaux décide
de l'élection d'un conseil municipal.
26 mars: Élection du conseil général de la Commune: les parisiens se méfient de l'assemblée élue. Ils veulent continuer la guerre. Ils élisent une gauche radicale dont Charles Delescluze, Henri Rochefort, Jules Vallès, Gustave Courbet et Benoît Malon l'ex président de la première Association Internationale des Travailleurs sous l'Empire.
28 mars: La Commune est proclamée sur la place de l'Hôtel-de-ville.
Ils prennent des mesures radicales pour soulager la misère populaire :
réquisition des logements, instruction gratuite, laïque et obligatoire. Ils
inventent une démocratie participative en permettant aux citoyens d'intervenir
dans les affaires de la commune. À côté de revendications issues du mouvement
sans-culotte de 1793 comme l'anticléricalisme et le respect de la liberté de
conscience, des revendications de type socialiste sont portées par les insurgés
avec la condamnation du militarisme et du capitalisme. Ils sont alors appelés
"les partageux".
Jules
Vallès publie son journal Le
Cri du Peuple pour défendre la Liberté de la presse et lutter contre
l'Arbitraire. L'autre journal est Le Père Duchêne.
29 mars: Les dix commissions de la Commune sont constituées.
2 avril: Les versaillais attaque le pont de Neuilly .
3 avril: En réponse Louise Michel, la vierge rouge ou la louve rouge, exhorte les fédérés à marcher sur Versailles avant que Thiers ne puisse rassembler ses troupes. Mal organisée, cette marche est pourtant un échec.
6 avril: Sur l'ordre de Bismarck qui aide le
gouvernement versaillais, Mac-Mahon revient de captivité.
11-24 avril: Mac-Mahon fait bombarder les forts de Paris.
24 avril - 20 mai: Mac-Mahon fait occuper les forts ceinturant Paris.
8 mai: Le gouvernement de Versailles exige la reddition de la Commune.
10 mai: Signature du traité de Francfort: Bismarck obtient 6 milliards de francs, réduits après négociation à 5 milliards et à l'Alsace Lorraine sans Belfort resté français.
10-25 mai: Delescluze est mis à la tête des troupes de la Commune.
13 mai: Les versaillais s'emparent du fort de Vanves.
21 mai: Les versaillais entrent à Paris par le Point-du-Jour.
C'est la fin de
la Commune.
23 mai: Les versaillais débutent une Offensive au nord de Paris. Malgré l'organisation de la défense par Benoît Malon, les révoltés mènent un combat désespéré qui se termine au cimetière du père Lachaise devant le mur des fédérés.
Les communards sont accusés d'avoir détruit une partie de Paris, notamment
en incendiant plusieurs monuments publics historiques: le Palais des Tuileries,
symbole du pouvoir royal et impérial, le Palais de Justice dont la Sainte
Chapelle fut préservée, le Palais de la Légion d'honneur et l'Hôtel de Ville qui
fut le théâtre de combats jusqu'à ses proches abords cernés de barricades. En
réalité, les communards avaient dressé leurs lignes de défense devant les
monuments représentatifs de Paris. Le but est évident : espérer que les
versaillais n'oseraient pas les déloger par la force sous peine de détruire ces
bâtiments historiques. Il n'en fut rien et les tirs d'artillerie s'effectuèrent
de part et d'autre des barricades. La conséquenc
e
fut la destruction et l'incendie des monuments qui ne servirent en rien de
bouclier.
Les communards sont aussi accusés d'avoir exécuté l’archevêque de Paris. Marx écrira dans "La guerre civile en France" que c'est Thiers qui l'a assassiné.
Le 24 mai: Les Versaillais reprennent la Banque de France aux fédérés.
Du 28 au 30 mai: La répression tourne au bain de sang. 10 000 à 25 000 exécutions sommaires, viols, meurtres sont subis par les ouvriers communards durant la semaine sanglante. Des milliers de révoltés sont envoyés dans des bagnes en Algérie ou en Nouvelle Calédonie comme Henri Rochefort ou Louise Michel. Deux faux Jules Vallès sont fusillés ! Le vrai s'exile en Belgique puis en Angleterre.
La commune de Paris et sa terrible répression racontée notamment par Karl Marx porte le germe de l'anarchisme et du communisme européen de la fin du XIXème siècle et du XIXème siècle.
George Sand condamne la Commune et la répression Versaillaise. Elle écrira le 21 octobre 1871: «Je hais le sang répandu et je ne veux plus de cette thèse: faisons le mal pour amener le bien, tuons pour créer». Dommage que la Révolution soviétique ne se soit pas inspirée d'elle !
LES TENTATIVES DE RESTAURATION DE LA MONARCHIE
27 juin:
Un premier emprunt de 2 milliards de francs est levé pour couvrir les frais d'occupation
et payer la libération du territoire.
2 juillet: Des Élections partielles à l'Assemblée nationale donne la victoire aux républicains qui gagnent quelques sièges.
5 juillet: Le comte de Chambord signe son Manifeste pour préparer la restauration.
29 juillet: A Longchamp, le défilé militaire est placé sous le commandement du maréchal de Mac-Mahon. Adolphe Thiers passe en revue 120.000 hommes sous les ovations de la foule parisienne.
29 août: La loi sur les conseils généraux organise les départements français.
31 août: Loi Rivet donne à Adolphe Thiers le titre de président de la République française. Il devient le premier président de la troisième République.
1872
14 mars: L'Internationale est interdite par la loi.
Mai: Bazaine se constitue prisonnier.
9 juin: Les Élections partielles à l'Assemblée nationale permettent aux républicains de regagner quelques sièges.
29 juin: La Convention d'évacuation des départements occupés
par les troupes prussiennes est rédigée et conclue.

Juillet: Un Second emprunt de deux milliards de francs est lancé pour payer l'évacuation des troupes allemandes. Les français acceptent en masse de participer à l'emprunt pour se débarrasser des troupes allemandes.
12 juillet: Thiers, dans un discours à l'Assemblé Nationale, apparaît comme le défenseur de l'Ordre moral.
27 juillet: La loi de Cissey est promulguée. Le service militaire universel est rétabli. Sa durée est fixée par tirage au sort à un ou cinq ans.
26 septembre: Gambetta qui fait le tour de France comme un commis voyageur pour dénoncer la majorité réactionnaire, prononce à Grenoble un discours resté célèbre « la venue et la présence, dans la politique, d'une couche sociale nouvelle ».
1er octobre: L'Alsace et la Lorraine sont officiellement rattachées au Reich. Il y aura deux sortes de français, les français de l'intérieur et les français de l'extérieur. Cette expression des français de l'intérieur est restée dans le langage alsacien. Le Code allemand s'applique. Il en reste des éléments en Alsace dans le droit contemporain français dont la célèbre loi sur la faillite personnelle et la loi sur l'éducation.
6 octobre: Un pèlerinage national est organisé à Lourdes pour que la vierge sauve la France.
28 novembre: Élection d'une commission de 30 membres chargés d'organiser la république.
1873
7 janvier:
Napoléon III en exil à Londres se fait opérer
de la vessie et meurt des
suites de son opération.
15 mars: La Convention d'évacuation des départements occupés par les troupes prussiennes est signée.
3 avril: Jules Grévy quitte la présidence de L'Assemblé Nationale. Thiers perd son principal soutient. Les royalistes veulent organiser la restauration le plus vite possible contre le régime républicain de Thiers. Le monarchiste Louis - Joseph Buffet le remplace.
24 mai: Démission de Thiers: Mac-Mahon est élu président de la République. Le duc de Broglie est nommé président du Conseil.
24 juillet:
La loi pour l'édification d'un sanctuaire à Montmartre à la gloire de la
résistance parisienne pendant le siège, est promulguée. Le Sacré
Coeur peut être construit !
5 août: Entrevue à Frohsdorf entre le comte de Chambord
héritier légitimiste et le comte de Paris héritier orléaniste: Chambord n'a pas
de descendance, son héritier légal est le comte de Paris. La restauration
réunissant les deux branches de la monarchie est possible. 16 septembre: L'armée allemande évacue les
départements français qu'elle occupait depuis le traité de Francfort. 27 octobre: La lettre du comte
de Chambord à Chesnelong pour exiger le drapeau blanc symbole du pouvoir royal en remplacement du drapeau
tricolore symbole du pouvoir national, signe l'échec de la tentative de restauration.
Pour la défense de ses principes, le comte de Chambord refuse le trône que
l'Assemblée Nationale voulait lui donner. 19 novembre:
La loi sur le septennat du mandat du président de la République est
votée. 7 ans est le temps jugé nécessaire pour attendre la mort du comte de
Chambord et instaurer la monarchie avec le comte de Paris. 11 décembre:
Le maréchal Bazaine est condamné à mort. Sa peine sera commuée en vingt années
de détention. 1874 1875 12 avril: L'Amnistie pour les délits de
caractère politique est votée. La nation peut se réconcilier 1er mai: Ouverture de
l'exposition universelle: l'économie repart, les français renouent avec l'empire
heureux. Même si les républicains sont majoritaires, la bourgeoisie
rassurée par "ces républicains si sages" prend son "bien en patience"! 1879
5 janvier: Les élections
partielles des
sénateurs donnent la majorité aux républicains. Ils obtiennent 66 sièges
sur les 82 sièges sortants.
30 janvier: Mac-Mahon se démet. les royalistes
perdent tous pouvoirs. Le retour à la monarchie ne semble plus possible.
Pourtant les républicains vont s'acharner contre les héritiers du trône.
TÉMOIGNAGES DANS LA LITTÉRATURE
Sur la Guerre de 1870:
Zola: les soirées de Médan et
La Débâcle
Maupassant:
Boule de Suif une des nouvelles des soirées de
Médan et La Folle
Alphonse
Daudet: Robert Helmont
Arthur Rimbaud: Le Mal et Une Saison en Enfer
George Sand:
Journal d'un voyageur pendant la Guerre.
Sur la Commune de Paris:
Karl Marx: La Guerre Civile en France
Jules Vallès: L'insurgé
Sur Les tentatives de Restauration Monarchique:
Jacques Bainville: La troisième République
Ludovic Halévy: La Fin des Notables et La République des Ducs
LIENS EXTERNES
Sur la Guerre de 1870:
La Guerre de 1870 en images:
http://petitsamisdelacommune.chez-alice.fr/
L'armée de la Loire:
http://www.loire1870.fr/index.htm
Chemins de mémoire:
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/1870-1871.html
Carte des batailles:
http://www.anac-fr.com/commune/comm.htm
chronologie de la guerre:
http://www.19e.org/chronologie/guerre1870.htm
Sur la Commune de Paris:
Les amis de la commune de Paris:
http://lacomune.club.fr/pages/parent.html
histoire complète de la commune:
http://www.chez.com/durru/lmichel/lacommune.htm
La commune vue par les anarchistes:
http://www.drapeaunoir.org/commune/histoire.html
L'Internationale chant de la commune:
http://drapeaurouge.free.fr/inter.html
Le diaporama de la commune en images:
http://www.parisenimages.fr/fr/un-evenement-en-photo.html?sujet=commune
Les caricatures sur Louise Michel:
http://www.caricaturesetcaricature.com/article-10302057.html
Sur le mouvement royaliste:
Le Comte de Chambord:
http://www.comtedechambord.fr/
Le château d'Eu consacré à la famille du Comte de Paris:
http://www.louis-philippe.eu/
Sur tous les présidents et gouvernements de la
troisième République:
http://pagesperso-orange.fr/savoir-plaisir/histoire/Republique_3.htm

n des pouvoirs publics est votée.
uet.
Il a l'auréole du vieux sage républicain adulé par les foules. Il est surnommé
affectueusement "le vieux". Pourtant cette vénération ne se traduit pas en
vote direct sur son nom aux législatives.
Tous les responsables politiques et tous les écrivains en vogue se pressent
dans son salon. Lockroy, membre influent du parti radical est un habitué. Il deviendra le
gendre du "vieux". Il en tirera un bénéfice électoral incontestable et
deviendra plusieurs fois, ministre.
1877
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