LA CINQUIEME REPUBLIQUE: L'ETABLISSEMENT

"La république gaullienne naît d'une insurrection militaire de mai 1958 et meurt d'une révolte étudiante de mai 1968"
Frédéric Fabre

1958

13 mai: A Alger, pendant "les opérations françaises de maintien de l'ordre", les militaires et les manifestants d'origine française, inquiets de l'évolution du conflit s'insurgent contre le Gouvernement français. Ils investissent l'immeuble du Gouvernement Général appelé familièrement le "G.G" et créent  le Comité de Salut Public sous la présidence du général Jacques Massu, pour sauver l'Algérie française.

A Paris, Pfimlin est investi contre toute attente, comme Président du Conseil des ministres par l'Assemblée Nationale avec 274 voix pour, 129 voix contre et les 137 absentions communistes qui auraient dû voter contre si les militaires ne s'étaient pas insurgés à Alger.

Jacques Fauvet écrit: dans la quatrième république: "Deux pouvoirs s'instaurent: le pouvoir légal à Paris et le pouvoir militaire à Alger. Un troisième, le pouvoir moral, celui du général de Gaulle, est encore à Colombey". Dans l'opinion publique, seul De Gaulle qui a déjà sauvé la France et qui est apprécié par les militaires, est le recours possible.

15 mai: À Alger, le général Salan, poussé par Léon Delbecque, vice-président du Comité de Salut Public, crie : «Vive de Gaulle !», repris par la foule massée devant le «G.G».

A Paris, le général de Gaulle déclare dans un discours: "je me tiens prêt à assumer les pouvoirs de la République". Les parlementaires sont troublés par cette phrase comprise de la manière suivante: si les paras me donnent le pouvoir, je le prends. En fait De Gaulle utilise l'insurrection militaire pour prendre le pouvoir légalement.

24 mai: Les parachutistes débarquent en Corse. L'île de beauté se rallie aussitôt, à Alger. Un Comité de Salut Public est créé.

25 mai: Le socialiste Guy Mollet et Antoine Pinay se rallient au Général de Gaulle. Ils savent tous deux que les français sont las de l'instabilité du régime où des gouvernements sont soumis au gré des caprices parlementaires. Ils ne veulent pas subir l'aventure des paras.

26 mai: De Gaulle rencontre dans la nuit, Pfimlin. Les militaires prévoient, pour la nuit suivante, l'opération "Résurrection", un débarquement des paras à Paris. Il faut se presser pour s'entendre mais Pfimlin renâcle. Aucun accord n'est prévu.  

27 mai: A la stupeur de Pfimlin, De Gaulle publie un communiqué : "J'ai entamé hier le processus régulier nécessaire à l'établissement d'un gouvernement républicain. (-) Dans ces conditions, toute action, de quelque côté qu'elle vienne, qui met en cause l'ordre public, risque d'avoir de graves conséquences : tout en faisant la part des circonstances, je ne saurais l'approuver."   

28 mai: Au matin, sous la pression du Président de la République, Pfimlin démissionne alors qu'il a une large majorité à l'Assemblée Nationale avec 408 voix contre 165. Les communistes, pour éviter le retour de De Gaulle ont voté pour le Président du Conseil, au lieu de s'abstenir. Les responsables de la gauche, sous la direction de François Mitterrand, Pierre Mendès France, Jacques Duclos et Edouard Daladier tentent une grève général "antifasciste" dans tout le pays pour protéger la République. C'est un échec, l'opinion publique ne croit plus aux vertus du régime parlementaire de la quatrième république.

29 mai: Le Président de la République Coty appelle le Général de Gaulle a former un nouveau gouvernement. Par un message essentiel à l'Assemblée Nationale, il prévient qu'il démissionnera si De Gaulle n'est pas investi. Le général De gaulle rassure les parlementaires dans un discours demeuré célèbre: «Pourquoi voulez-vous qu’à soixante-sept ans, je commence une carrière de dictateur ?».

1er juin: De Gaulle a la confiance de l'Assemblée  Nationale par 329 voix contre 224. Il forme son gouvernement. Il choisit les chefs des partis traditionnels, Guy Mollet pour la SFIO, Pfimlin pour le MRP, Jacquinot pour les indépendants, Houphouet-Boigny pour les députés non continentaux. Antoine Pinay est aux finances pour rassurer les milieux financiers.

Deux ministres gaullistes seulement sont nommés: Michel Debré à la justice et André Malraux. Aucun ministre tenant de l'Algérie française n'est au Gouvernement, pas même Bidault, ou Soustelle.

Les trois ministères qu'il juge les plus importants sont aux mains non pas de politiques représentants des partis honnis mais de hauts fonctionnaires: Couve de Murville alors ambassadeur à Bonn, est aux affaires étrangères, Guillaumat, un polytechnicien est aux Armées et Pelletier alors préfet de la Seine est à l'Intérieur.

Lisez et regardez les évènements de l'investiture du Général  de Gaulle: http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/de_gaulle.asp

André Malraux commente les séances des 1er et 2 juin 1958 à l’Assemblée nationale dans ses Antimémoires.

"Les séances de nuit à l'Assemblée ont toujours un caractère irréel, qui tient à la clarté d'aquarium que la verrière diffuse comme celle d'un jour de neige, sur la tapisserie de l’École d'Athènes, sur les trois tribunes en pyramide - président, orateur, sténographes -avec leurs bas-reliefs Empire comme des camées énormes. L'hémicycle grenat était comble. Les tribunes du public aussi. La veille, Bidault avait dit aux députés : « Entre la Seine et vous, il n'y a que lui. C’est le dernier parapluie contre les sauterelles !...» Le calme n'avait pas remplacé la menace, l'agitation non plus. Séances historiques de la IIIe République, récits de Barrés, houle des députés vers la tribune, Clemenceau et Jaurès affrontés, proclamation de la victoire de 1918 !... Ces députés à leur banc, ce public serré entre les hautes colonnes, me semblaient suspendus dans le temps, comme si le film séculaire de l'Assemblée Nationale s'était arrêté sur une image fixe, La « déclaration ministérielle » de l'après-midi se confondait avec les amendements, les explications de vote, dans la même lumière d'aquarium, dans la même irréalité qui venait de ce que personne ne parlait pour convaincre. Le général avait dit : « La dégradation de l'État qui va se précipitant. L'unité française immédiatement menacée. L'Algérie plongée dans la tempête des épreuves et des émotions. La Corse subissant une fiévreuse contagion.

Dans la métropole, des mouvements en sens opposés renforçant d'heure en heure leur passion et leur action. L'armée, longuement éprouvée par des tâches sanglantes et méritoires, mais scandalisée par la carence des pouvoirs. Notre position internationale battue en brèche jusqu'au sein même de nos alliances. Telle est la situation du pays. En ce temps même où tant de chances, à tant d'égards, s'offrent à la France, elle se trouve menacée de dislocation et, peut-être, de guerre civile. » Les arguments des adversaires, on les connaissait comme le sens de l'exposé du général. Ce qui m'enveloppait n'était pas l'indifférence, c'était une attention intense et sans objet, à l'affût de l'imprévisible. Jacques Duclos défendait la démocratie, ce qui n'était pas sérieux, mais Mendès France défendait des principes qui avaient conduit sa vie. Tous affirmaient qu'ils étaient le peuple. l'État, la France, et pourtant tous savaient que le peuple ne les défendrait pas. Ils craignaient que les colonels ne devinssent plus forts que de Gaulle (ils connaissaient comme moi le mot d'ordre : Vive de Gaulle, - et Nasser après Neguib !) ; mais les colonels étaient plus forts que l'Assemblée. Et comment qualifier sérieusement de fasciste, un gouvernement dont les ex-présidents G. Mollet, Pflimlin et Pinay étaient les ministres ? Le fascisme, c'est un parti des masses, un chef. Alger n'avait pas encore de parti, Paris en avait trop. L'Histoire se cassait les ailes contre cette morne verrière au-dessus d'une Assemblée où les derniers sourires de la dédaigneuse ironie parlementaire s'effaçaient sur des visages cordiaux et hagards. Un public exténué regardait ricaner les auspices. Lorsque à la fin de sa dernière intervention, le général dit que si la confiance de l'Assemblée lui permettait d'obtenir du suffrage universel le changement de nos institutions « l'homme qui vous parle considère qu'il en portera, tout le reste de sa vie, l'honneur », des applaudissements marquèrent la fin de la pièce, et MM. Mitterrand et Pineau parlèrent devant le rideau.
C'était ce que les communistes allaient appeler «l’opération-séduction, après l'opération-sédition», en oubliant que le général de Gaulle n'est pas le seul à être charmant quand il est vainqueur. La séance terminée, le théâtre (la Chambre des communes est une salle, mais l'Assemblée nationale est un hémicycle) se vida sans bruit. En partant, je dépassai une pauvre femme en caraco et en pantoufles qui brandissait un balai et je crus rencontrer ce qui, au temps de Fleurus, s'était appelé la République."

Antimémoires, Gallimard, 1967

3 juin: La loi 58-520 donne plein pouvoirs au Gouvernement en son article unique: "Pendant une durée de six mois à dater de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement de la République investi le 1er juin 1958 prendra par décrets, dénommés ordonnances, les dispositions jugées nécessaires au redressement de la nation, qui pourront notamment abroger, modifier ou remplacer les dispositions législatives en vigueur......"

La loi constitutionnelle du 3 juin 1958 donne pouvoir au Gouvernement,  pour présenter une nouvelle constitution en dehors des règles de l'article 90 de l'actuelle constitution de 1946:

 

4 juin: De Gaulle s'occupe ensuite de la crise algérienne et se rend à Alger pour rassurer les musulmans et les tenants de l'Algérie Française avec un discours équivoque: "Je vous ai compris" : http://fr.youtube.com/watch?v=m5lApkb7bcI.

6 juin: De Gaulle prononce à Mostaganem, "vive l'Algérie française" et à Constantine, "vive l'Algérie et la France." De Gaulle donne l'ordre à l'armée de reprendre le terrain. L'armée réussit dès le printemps 1959.

9 juin: Le ministère de l’Algérie est rattaché à la Présidence du Conseil et à De Gaulle lui même.

28 juin: L’équipe de France gagne la petite finale et se classe troisième à la Coupe du Monde de Football organisée par la Suède, par 6 buts contre 3 à la R.F.A soit l'Allemagne de l'Ouest. Raymond Kopaswzewski dit Kopa qui a marqué un penalty durant la petite finale, est reconnu le meilleur joueur du “Mundial” . Le français Just Fontaine  est sacré le meilleur buteur avec 13 buts dont 4 marqués à la petite finale. Yvon Douis a marqué le sixième but français.

29 juin: Le Comité consultatif constitutionnel créé par la loi du 3 juin est saisi de l'avant-projet de la Constitution établi par le Gouvernement du général de Gaulle.

7 juillet: Le Gouvernement se complète. Soustelle, gaulliste tenant de l'Algérie Française entre au Gouvernement mais pas aux affaires algériennes. Il est ministre de l'information. Michelet entre aux anciens combattants.

André Boulloche haut fonctionnaire militant SFIO est ministre délégué à la présidence du Conseil. Un maître des requêtes au Conseil d'Etat Chenot est nommé ministre de la santé public. Un troisième haut fonctionnaire, Sudreau hérite du portefeuille de la construction. Les parlementaires sont quinze. Chacun des cinq partis politiques hors des communistes et des poujadistes, ont trois ministres. 

De Gaulle reçoit ses nouveaux ministres par ce bon mot: "Messieurs, nous sommes au grand complet, il ne manque plus que Messieurs Thorez, Poujade et Ferhat Abbas." 

1er Septembre: François Mitterrand s'oppose au Général de Gaulle. Il votera Non au référendum.

4 septembre: Le jour anniversaire de la proclamation de la République, le 4 septembre 1870, le Général de Gaulle présente au peuple français le projet de Constitution. Lisez et regardez le discours sur la place de la République à Paris :

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/suffrage_universel/suffrage_de_gaulle.asp#discours_4sept58

14 septembre: Le général de Gaulle reçoit le chancelier Conrad Adenauer à Colombey-les-Deux-Églises.

24 septembre: Un mémorandum relatif à l'adaptation du Pacte Atlantique aux transformations survenues depuis 1949 dans la situation internationale est adressé par le général de Gaulle au Président des États-Unis, le général Eisenhower, et au Premier ministre du Royaume-Uni, Harold MacMillan.

Le parti gaulliste U.N.R soit l'Union pour la nouvelle République, est fondé sous la présidence de Jacques Soustelle.

28 septembre : La nouvelle Constitution est approuvée par référendum. Ce référendum permet aussi, dans les territoires d’outre-mer, de se prononcer pour l’entrée dans la Communauté ou l’indépendance.

Résultats du référendum du 28 septembre 1958

 

Voix

% des inscrits

% des votants

% des suffrages exprimés

Inscrits

47 249 142

 -

 -

Abstentions

9 151 288

19,37

 -

 -

Votants

38 097 853

80,63

 -

 -

Nuls

418 297

 -

 1,10

 -

Suffrages exprimés

37 679 556

 -

98,90

 -

OUI

31 123 483

65,87

81,69

82,60

NON

6 556 073

13,88

17,21

17,40

4 octobre: La nouvelle constitution est promulguée. En préambule, elle reprend la déclaration des droits de l'Homme de 1789 complétés par les article 1er à 18 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. Cliquez sous le titre ci dessous pour y accéder. LE préambule sera complété en 2004 de la charte de l'environnement. La constitution au milieu ci dessous a été réformée pour la dernière fois par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008. Ci dessous, vous accéderez au texte actuel de la constitution après l'explication juridique de la dernière réforme.

Octobre-Décembre : Plusieurs territoires d'outre-mer, Madagascar, Le Soudan français, Le Sénégal, Le Gabon, La Mauritanie, Le Moyen-Congo, Le Tchad, L'Oubangui-Chari, La Côte-d'Ivoire, Le Dahomey, La Haute-Volta et Le Niger choisissent le statut d'État de la Communauté.

La Côte française des Somalis, les Comores, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon conservent le statut de territoire d'outre-mer de la République française.   

23 et 30 novembre : Les Élections législatives donnent la victoire aux gaullistes de l'UNR: 

  Nombre de voix au premier tour % Nombre de sièges
(2ème tour)
  Inscrits : 27 236 491

  Exprimés au 1er tour : 20 341 908

 PC et apparentés

Union des forces démocratiques

SFIO

Radicaux

MRP

Gaullistes (UNF, CRR, etc.)

Modérés

Extrême droite

3 907 763

261 738

3 193 786

1 503 787

2 273 281

4 165 453

4 502 449

 533 651

19,2

1,3

15,7

7,4

11,2

20,5

22,1

2,6

 PC

Socialistes

MRP et apparentés

UNR

Indépendants

Elus d'Algérie

Divers

Non inscrits

10

47

64

207

118

66

24

41

(Source : Mode de scrutin et systèmes électoraux - Les documents d'étude de la Documentation française - 1995)

Effectifs des groupes constitués le 9 décembre 1958 après les recours électoraux.

UNR (Union pour la nouvelle République) (gaulliste) 206
IPAS (Indépendants et Paysans d'action sociale) 117
RPCD (Républicains populaires et du Centre démocratique ex MRP) 64
Socialistes 47
FAEAS (Formation administrative des élus d'Algérie et du Sahara) 66
FANI (Formation administrative des non-inscrits) 40
Non Inscrits 36
Sièges pourvus 576
Sièges vacants 3
Total 579

 

François Mitterrand et beaucoup de socialistes qui ont dit NON à De Gaulle perdent leur siège.

9 décembre: La Session inaugurale du premier parlement de la Ve République est ouverte. Jacques Chaban Delmas est élu président de l’Assemblée nationale et Gaston Monnerville est président du Sénat.

19 décembre: Le général Salan est remplacé par Paul Delouvrier en qualité de délégué général du Gouvernement en Algérie.

21 décembre: De Gaulle n'avait pas pu obtenir une élection au suffrage universel direct du fait du fâcheux précédent de la seconde république où Louis Napoléon Bonaparte élu Président de la République au suffrage universel direct, avait fait un coup d'état. Par conséquent, selon les dispositions d'origine de l'article 6 de la Constitution, le Président de la République est élu par un collège élargi de type sénatorial de 81 290 électeurs au lieu des 1 000 parlementaires environ, comme c'était le cas depuis 1875.

L'article 6 prévoyait:

« Le Président de la République est élu pour sept ans par un collège électoral comprenant les membres du Parlement, des conseils généraux et des assemblées des territoires d’outre-mer, ainsi que les représentants élus des conseils municipaux.

 Ces représentants sont :

- le maire pour les communes de moins de 1000 habitants ;

- le maire et le premier adjoint pour les communes de 1000 à 2000 habitants ;

- le maire, le premier adjoint et un conseiller municipal pris dans l’ordre du tableau pour les communes de 2001 à 2500 habitants ;

- le maire et les deux premiers adjoints pour les communes de 2501 à 3000 habitants ;

- le maire, les deux premiers adjoints et trois conseillers municipaux pris dans l’ordre du tableau pour les communes de 3001 à 6000 habitants ;

- le maire, les deux premiers adjoints et six conseillers municipaux pris dans l’ordre du tableau pour les communes de plus de 6001 à 9000 habitants ;

- tous les conseillers municipaux pour les communes de plus de 9000 habitants ;

- en outre, pour les communes de plus de 30 000 habitants, des délégués désignés par le conseil municipal à raison de un pour 1000 habitants en sus de 30 000.

Dans les territoires d’outre-mer de la République, font aussi partie du collège électoral les représentants élus par des conseils des collectivités administratives dans les conditions déterminées par une loi organique.

La participation des États membres de la Communauté au collège électoral du Président de la République est fixée par accord entre la République et les États membres de la Communauté.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par une loi organique.»

Le général de Gaulle est élu président de la République à une large majorité soit 78,5% des voix exprimées et 76,75 % des inscrits.

Résultats de l'élection présidentielle du 21 décembre 1958

 

Voix

Inscrits

81 290

Suffrages exprimés

79 470

Charles de Gaulle

62 394

Georges Maranne
(candidat présenté par le Parti communiste)

10 355

Albert Chatelet

   6 721

28 décembre: Le Plan Pinay-Rueff d'assainissement financier est lis en oeuvre avec une dévaluation de 17,5% et la création du nouveau franc.

31 décembre:  L'Assedic soit l'Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce est créé.

LIENS EXTERNES

Le 13 mai 1958: http://boomer-cafe.net/version2/index.php/Ce-jour-la-dans-les-annees-50/13-mai-1958-de-Gaulle-le-retour.html

Assemblée Nationale:  http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/suffrage_universel/suffrage-1958.asp#chronologie

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