ALBERT CAMUS

"Albert Camus (1913-1960) a fui les institutions et les structures politiques, pour devenir la conscience du XXe siècle"
Frédéric Fabre

BIOGRAPHIE DE ALBERT CAMUS

7 novembre 1913: Albert Camus nait à Mondovi en Algérie. Il est le second enfant de Lucien Camus né en 1885 à Ouled-Fayet dans le département d'Alger. Il travaille comme caviste dans un domaine viticole, nommé «le Chapeau du gendarme», près de Mondovi, à quelques kilomètres au sud de Bône aujourd'hui Annaba, dans le département de Constantine. Sa mère Catherine Sintes est une jeune servante née à à Birkadem en 1882. Sa famille espagnole est originaire de Minorque. Elle ne sait pas écrire et s'exprime difficilement. Ses parents se marient en 1911, trois mois plus tard naît leur premier fils, Lucien Jean Étienne qui est sourd-muet.

1914: Son père meurt à la Bataille de la Marne. Sa mère s'installe alors dans le quartier populaire de Belcourt à Alger. Albert Camus y passe son enfance et son adolescence, sous le double signe, qu’il n’oubliera jamais, de la pauvreté et de l’éclat du soleil méditerranéen.

1925: Grâce à l'aide de l'un de ses instituteurs, Monsieur Germain, Albert Camus obtient une bourse et peut ainsi poursuivre ses études au collège-lycée Bugeaud d'Alger aujourd'hui lycée Émir Abd-el-Kade. Il y découvre à la fois les joies du football au poste de gardien de but du lycée. Il y rencontre Max Pol Fouchet.

1930: Elèves du philosophe Jean Grenier, Camus et Max Pol Fouchet écrivent sous l’égide de leur professeur dans la revue Sud, formant avec d’autres étudiants, tous élèves de Le Corbusier, un petit groupe d’intellectuels et d’artistes en avance sur leur temps.

1931: Atteints tous deux de tuberculose, Camus et Fouchet séjournent ensemble au sanatorium de Saint Hilaire du Touvet. Max Pol Fouchet rencontre Simone Hié.

1932: Camus obtient le baccalauréat et commence des études de philosophie.

1933: Max Pol Fouchet s'embarque comme mousse sur le cargo Monique Schiaffino. Sa fiancée se sent esseulée. Albert Camus la console.

1934: Camus épouse Simone Hié et doit exercer divers petits boulots pour financer ses études et subvenir aux besoins du couple.

1935: Il adhère au parti communiste;

1936: Alors qu'il est diplômé d'Etudes Supérieures de philosophie, il fonde le Théâtre du Travail et il écrit avec 3 amis, Révolte dans les Asturies, une pièce qui sera interdite. Il joue et adapte de nombreuses pièces : Le temps du mépris d'André Malraux, Les Bas-Fonds de Gorki, Les frères Karamazov de Dostoïevski.

1937: Il quitte le parti communiste. Edmond Charlot lui publie à "L'Envers et à l'endroit".

1938: Il fonde, avec Pascal Pia qui en est l'instigateur, le journal Alger républicain qui tranche avec le silence complice des autres quotidiens et rend compte des procès politiques algériens. Camus fait scandale par ses prises de position contre l'oppression coloniale, contre une tutelle qui maintient dans la misère et l'asservissement le peuple musulman. Il fait jouer une première version de sa pièce en quatre actes "Caligula".

1939: La situation internationale se tend mais il est réformé pour cause de santé. Alger-Républicain doit cesser sa parution car le Gouvernement Général de l'Algérie interdit définitivement le journal. Camus s'installe alors à Paris pour travailler comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. Camus publie un essai appelé "Noces".

1940: Il divorce de Simone Hié. Il suit le journal Paris-Soir qui se replie face à l'invasion allemande à Clermont Ferrand puis à Lyon.

Le 3 décembre, il épouse Francine Faure, une jeune oranaise, elle aussi orpheline de la guerre de 1914. Elle le rejoint à Lyon et se marient en toute intimité, avec pour seul témoin Pascal Pia.

1941: En janvier, Paris-Soir opère une restriction de personnel et Albert Camus est licencié. Le jeune ménage repasse la Méditerranée pour s’installer à Oran. Albert obtient un poste de professeur de lettres et Francine, matheuse de formation, devient institutrice.

1942:  Il publie "L'Etranger" et "Le Mythe de Sisyphe" chez Gallimard . Ces deux livres enflamment les jeunes lecteurs et valent à Albert Camus d'accéder à la notoriété. En revanche, si la critique reconnaît l’originalité du sujet et du style, elle juge l’œuvre immorale. Déçu, Camus déclare : "Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser". Camus est malade et se refait une santé avec sa femme dans une pension de famille tenue par la tante de celle- ci dans la  maison forte du Panelier près de la commune de Chambon sur Lignon en pays cévenol.

Octobre venu, Francine retourne à son poste d'instituteur et lui doit la rejoindre un mois plus tard. Malheureusement le 11 novembre, l'armée allemande envahit la zone sud et tout départ vers l'Algérie est interdit. Retenu en France, il milite dans un mouvement de résistance organisé par Pascal Pia et publie des articles dans Combat qui deviendra un journal à la libération.

1943: Camus obtient un poste de lecteur chez Gallimard. Il retrouve alors Jeannine, une ancienne collègue, secrétaire de rédaction de Paris-Soir. Elle s’est mariée à Michel Gallimard, fils du patron. Albert devient un ami intime du couple. Il s'installe à Saint Germain des Prés dans un studio prêté par Gide. Il rencontre Sartre et Simone de Beauvoir. 

En Novembre, la rédaction de Combat s’installe clandestinement à Paris. Sous le pseudonyme de Beauchard, Camus devient le bras droit de Pia.

Jean-Paul Sartre souhaite que Camus mette en scène et joue sa pièce Huis Clos alors appelé "Les Autres". Mais ce dernier, après l'arrestation par la Gestapo, en décembre, de la maitresse de Simone de Beauvoir, Olga Kechelievich, estime qu’il est impensable de la remplacer et préfère abandonner le projet.

1944: Camus remplace Pascal Pia à la tête du journal car ce dernier est nommé membre du Comité de la Résistance. Camus recrute Sartre pour son réseau de résistance et pour son journal Combat.  Les deux philosophes entretiennent des rapports amicaux: "l'admirable conjonction d'une personne et d'une œuvre" écrit Sartre de Camus.

En juin, malgré le débarquement de Normandie, Camus fait jouer sa pièce en trois actes "Le Malentendu".

Le 19 août, en pleine insurrection de Paris, Pascal Pia et Albert Camus, sortent de la clandestinité et vont s’installer officiellement au 100, rue Réaumur, dans les anciens bureaux du Parizer Leitung. Journal au courageux passé, Combat est reconnu comme le premier organe de presse à la Libération. Les éditos de Sartre, de René Char et de Camus sont attendus. Son épouse Francine revient d'Algérie.

1945: Il crée au théâtre "Caligula" qui révèle Gérard Philippe.  Les trois livres les plus lus sont "L’Espoir" de Malraux, "La Nausée" de Sartre et "L'Etranger" de Camus. Un nouvel âge d'or de la littérature française commence. Autre grande joie pour Camus, ses jumeaux, Jean et Catherine naissent.

Le 8 août, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique deux jours après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki dans un éditorial dans Combat.

A l'initiative de François Mauriac, il signe une pétition, afin de demander en vain, au général de Gaulle la grâce de Robert Brasillach, écrivain connu pour son activité collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pascal Pia et Albert Camus se séparent. Camus tente de sauver le journal en vain puisque revendu. Il quitte le journal Combat et rejoint la revue Les Temps Modernes créées par Sartre et Simone de Beauvoir.

Albert Camus élabore une philosophie existentialiste de l'absurde résultant du constat de l'absence de sens à la vie. La prise de conscience de cette absurdité doit être considérée comme une victoire de la lucidité sur le nihilisme pour mieux assumer l'existence. Vivre dans le réel permet de conquérir sa liberté. L'homme peut dépasser cette absurdité de la vie par la révolte contre sa condition et contre l'injustice. La révolte conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence. «Alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir».

1946: Il se lie d'amitié profonde avec René Char qui lui fait visiter Lourmarin dans le Lubéron.

1947: Il publie "La Peste". La métaphore de l'invasion nazie connaît un immense succès puisque les effets cliniques sont inspirés d'une terrible épidémie de typhus qui s'est répandue sur l’Algérie en 1941.

1948: Il écrit un spectacle en trois actes, "L'Etat de siège" et publie sous le pseudonyme de Louis de Neuville, "Lettres à un ami allemand".

1949: Il fait jouer "Les justes" une pièce en cinq actes.

1951: Il publie "l'Homme Révolté" qui vaut à Camus à la fois les foudres des surréalistes et des existentialistes. André Breton est furieux des propos de Camus sur Lautréamont et Rimbaud. Les existentialistes se déchaînent quant à eux, en publiant un article très critique dans Les temps Modernes toujours dirigés par Jean-Paul Sartre.

1952: Il écrit une préface pour la publication des œuvres d'Oscard Wilde "L'artiste en prison". A cause de la publication de "l'Homme révolté" Sartre et Camus se séparent. Sartre devient un compagnon de route du Parti communiste, Camus refuse de le rejoindre. Pour Camus, l'idéologie marxiste ne doit pas prévaloir sur les crimes staliniens, alors que pour Sartre, les crimes ne doivent pas être utilisés comme prétexte à l'abandon de l’engagement révolutionnaire.

1954: Il publie un essai "L'Eté".

1955: Il prend position, dans l'Express, au travers de plusieurs articles où il montre qu'il vit le drame de la guerre d'Algérie comme un "malheur personnel".

1956: Il publie "La Chute", une œuvre qui dérange et déroute par son cynisme et son pessimisme. Il se rend à Alger pour y lancer un appel en vain à la réconciliation. Son «Appel pour la trêve civile» qui caricature le comportement insupportable de certains colons et la violence des algériens, n'est pas compris. Il reçoit alors des menaces de morts des tenants de l'Algérie française et du FLN.

1957: En octobre, Albert Camus obtient le prix Nobel "pour l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes".

Il a alors 44 ans et est le neuvième français à l'obtenir. Il dédie quant à lui son discours à Louis germain, l'instituteur qui en CM2 lui a permis de poursuivre ses études. Il est félicité par ses pairs, notamment Roger Martin du Gard, François Mauriac et William Faulkner. Lui pourtant regrette. Il aurait souhaité que cette distinction revienne à André Malraux, son aîné, qu'il considère aussi comme un maître.

Gallimard publie "Discours de Suède" qui réunit le discours du 10 décembre 1957 prononcé à Stockholm et la conférence du 14 décembre 1957 "L'artiste et son temps" prononcée à l'Université d'Upsal.

Camus publie aussi chez Gallimard, "L'Exil et le Royaume" qui rassemble les nouvelles La Femme adultère, Le Renégat, Les Muets, L'Hôte, Jonas, La Pierre qui pousse. Avec Arthur Koestler, il publie encore "Réflexions sur la peine capitale".

1958: Camus invite les intellectuels à protester à l'O.N.U contre la guerre d'Algérie et publie les Chroniques algériennes. Il s'achète une maison à Lourmarin dans le Lubéron.

Le 4 janvier 1960: Il se tue dans un accident de voiture à Villeblevin en Bourgogne. Alors qu'il avait prévu de se rendre à Paris par le train, Michel Gallimard lui propose de profiter de sa voiture, une Facel Vega. Près de Sens, pour une raison indéterminée, le chauffeur perd le contrôle du véhicule. Janine et sa fille Anne Gallimard sont indemnes. Michel Gallimard grièvement blessé, est transporté à l'hôpital de Montereau. Albert Camus meurt sur le coup. Le manuscrit inachevé du "Premier Homme" est retrouvé dans la voiture. Dans l'une de ses poches, il y avait également un billet de chemin de fer. Un de ses homonymes, le docteur Marcel Camus médecin dans le village voisin de Villeneuve la Guyard, constate le décès. Son corps est veillé toute la nuit dans la salle principale de la mairie de Villeblevin. Le lendemain, Camus est transporté à Lourmarin. Il y est enterré le 6 janvier 1960. Cinq jours plus tard, Michel Gallimard décède à l'hôpital de Montereau.

1971: "La mort heureuse" est publié à titre posthume.

1994: "Le Premier Homme", un roman autobiographique inachevé est publié à titre posthume.

LA PHILOSOPHIE D'ALBERT CAMUS

L'ABSURDE

«L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde». Deux forces s'opposent : l'appel humain à connaître sa raison d'être et l'absence de réponse du milieu où il se trouve. L'homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu'à sa raison d'être.

L'appel humain est la quête d'une cohérence. Or pour Camus il n'y a pas de réponse à cette demande de sens. Tout au moins n'y a-t-il pas de réponse satisfaisante, car la seule qui pourrait satisfaire l'écrivain devrait avoir une dimension humaine: «Je ne puis comprendre qu'en termes humains». Ainsi les religions qui définissent nos origines, qui créent du sens, qui posent un cadre, n'offrent pas de réponse pour l'homme absurde: «Je ne sais pas si ce monde a un sens qui le dépasse. Mais je sais que je ne connais pas ce sens et qu'il m'est impossible pour le moment de le connaître. Que signifie pour moi une signification hors de ma condition ?». L'homme absurde n'accepte pas de perspectives divines. Il veut des réponses humaines.

L'absurde n'est pas un savoir mais un état acquis par la confrontation consciente des deux forces. L'absurde est la conscience toujours maintenue d'une «fracture entre le monde et mon esprit» écrit Camus dans Le Mythe de Sisyphe. Ainsi l'homme absurde doit s'obstiner à ne pas écouter les prophètes c'est-à-dire avoir assez d'imagination pour ne pas croire aveuglément à leur représentation de l'enfer ou du paradis et à ne faire intervenir que ce qui est certain, et si rien ne l'est, «ceci du moins est une certitude».

L'homme absurde ne pourrait s'échapper de son état qu'en niant l'une des forces contradictoires qui le fait naître: trouver un sens à ce qui est ou faire taire l'appel humain. Or aucune de ces solutions n'est réalisable.

Une manière de donner du sens serait d'accepter les religions et les dieux. Or ces derniers n'ont pas d'emprise sur l'homme absurde. L'homme absurde se sent innocent, il ne veut faire que ce qu'il comprend et «pour un esprit absurde, la raison est vaine et il n'y a rien au-delà de la raison».

Une autre manière de trouver du sens serait d'en injecter: faire des projets, établir des buts, et par là même croire que la vie puisse se diriger. Mais à nouveau «tout cela se trouve démenti d'une façon vertigineuse par l'absurdité d'une mort possible». En effet, pour l'homme absurde il n'y a pas de futur, seul compte l'ici et le maintenant.

La première des deux forces contradictoires, le silence déraisonnable du monde, ne peut donc être niée. Quant à l'autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l'absurde, qui est l'appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière «le suicide résout l'absurde». Or l'absurde ne doit pas se résoudre. L'absurde est générateur d'une énergie. Le refus du suicide est l'exaltation de la vie soit la passion de l'homme absurde. Ce dernier n'abdique pas, il se révolte.

LA REVOLTE COMME REPONSE A L'ABSURDE

Il ne faut pas tenter de résoudre l'absurde qui génère une puissance qui se réalise dans la révolte. La révolte est la seule manière de vivre l'absurde. La révolte consiste à connaître notre destin fatal et néanmoins l'affronter. La révolte représente l'intelligence aux prises avec le silence déraisonnable du monde. La révolte est symbolisée par le condamné à mort qui refuse le suicide. Camus écrit : «L'une des seules positions philosophiques cohérentes, c'est ainsi la révolte».

La révolte offre un énorme champ de possibilités d'actions. Car si l'homme absurde se prive d'une vie éternelle, il se libère des contraintes imposées par un improbable futur et y gagne en liberté d'action. Plus le futur se restreint et plus les possibilités d'actions «hic et nunc» sont grandes. Ainsi, l'homme absurde jouit d'une liberté profonde. L'homme absurde habite un monde dans lequel il doit accepter que «tout l'être s'emploie à ne rien achever», mais un monde dont il est le maître. Camus, qui fait de Sisyphe le héros absurde, écrit: «Il faut imaginer Sisyphe heureux.»

Bien que Camus réfute les religions parce que «on n'y trouve aucune problématique réelle, toutes les réponses étant données en une fois», et qu'il n'accorde aucune importance au futur: « il n'y a pas de lendemain», sa révolte n'en est pas pour autant amorale. «La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui-ci, à son tour, ne trouve de justification que dans cette complicité». Tout n'est pas permis dans la révolte, la pensée de Camus est humaniste, les hommes se révoltent contre la mort, contre l'injustice et tentent de «se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin».

Camus pose à la révolte de l'homme une condition: sa propre limite. La révolte de Camus n'est pas contre tous et contre tout. Camus écrit: «La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifie la fin ? À cette question, que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens».

CITATIONS DE CAMUS

Gouverner, c'est voler, tout le monde sait ça.

Il faut bien que vieillesse se passe.

Qu'est-ce que le bonheur sinon l'accord vrai entre un homme et l'existence qu'il mène ?

La vérité jaillira de l'apparente injustice.

Il faut mettre ses principes dans les grandes choses, aux petites la miséricorde suffit.

L'intellectuel est quelqu'un dont le cerveau s'absente lui-même.

Un journal, c'est la conscience d'une nation.

Ma patrie, c'est la langue française.

Aimer un être, c'est accepter de vieillir avec lui.

Le sens de la vie supprimé, il reste encore la vie.

Peut-être vaut-il mieux pour Dieu qu'on ne croit pas en lui.

Un homme a toujours deux caractères : le sien et celui que sa femme lui prête.

La fin justifie les moyens. Mais qu'est-ce qui justifiera la fin ?

L'élève, comme la rivière, aimerait suivre son cours tout en restant dans son lit.

Il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir.

L'homme est du bois dont on fait les bûchers.

Une certaine continuité dans le désespoir peut engendrer la joie.

C'est déjà vendre son âme que de ne pas savoir la réjouir.

Dans l'univers du révolté, la mort exalte l'injustice. Elle est le suprême abus.

Créer, c'est vivre deux fois.

Tout le monde ment. Bien mentir voilà ce qu'il faut.

Mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée.

L'honneur est la dernière richesse des pauvres.

La bêtise insiste toujours.

Un destin n'est pas une punition.

Tout homme est un criminel qui s'ignore.

Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur.

"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" formule reprise par l'Hebdomadaire MARIANNE

LIENS EXTERNES

D'autres Biographies de Albert CAMUS

Le site d'un fan de Camus: http://webcamus.free.fr/

Société des Etudes camusiennes: http://www.etudes-camusiennes.fr

Camus à la Télévision romande: http://archives.tsr.ch/player/litterature-camus

Le site de la commune de Villeblin qui détaille sa mort tragique: http://www.villeblevin.fr/

Le site de la commune de Lourmarin: http://ramses.pharaons.fr/genesites/Mairie/lourmarin/index.htm

Lisez gratuitement les œuvres d'Albert Camus: http://classiques.uqac.ca/classiques/camus_albert/camus_albert.html

Les archives de l'INA sur Albert Camus: http://www.ina.fr/recherche/recherche/search/albert+camus

Le discours lors de la remise du prix Nobel en 1957: http://nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1957/camus-speech-f.html

La Vie d'Albert Camus: http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/viecamus.htm et

http://www.regietheatrale.com/index/index/thematiques/auteurs/Camus/albert-camus-table-des-matieres.html

DES LYCEES ONT CHOISI LE NOM ALBERT CAMUS POUR LUI RENDRE HOMMAGE

Le lycée Albert Camus à Nantes: http://www.lyceecamus.fr/

Le Lycée Albert Camus à Firminy: http://www.lycee-camus.com/

Le Lycée Albert Camus à Fréjus: http://www.ac-nice.fr/camus/

Le Lycée Albert Camus de Nîmes: http://www.lyc-camus-nimes.ac-montpellier.fr/

Le Cours (collège et lycée) Albert Camus de Nice: http://www.coursalbertcamus.com/

Le Lycée Albert Camus de Rillieux La Pape: http://www2.ac-lyon.fr/etab/lycees/lyc-69/camus/index.php

Le Lycée Albert Camus de Bois Colombes: http://blog.crdp-versailles.fr/lyceealbertcamusboiscolombes/

Le Lycée Albert Camus de Mourenx: http://webetab.ac-bordeaux.fr/Etablissement/LyceeACamusMourenx/

Le lycée français Albert Camus de Conakry en Nouvelle Guinée: http://www.lyceealbertcamus-conakry.net/

Les anciens élèves du lycée Albert Camus de Conakry: http://anciens-du-lac.freezee.org/

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