BIOGRAPHIE DE FLAUBERT
Le 12 décembre 1821:
Ses parents habitent un pavillon rattaché à l'hôpital. Le petit Gustave passe une enfance assez triste dans l'atmosphère austère de l'hôpital. Délaissé par rapport à son frère aîné, brillant élève, déjà considéré comme successeur de son père à l'âge de huit ans, Gustave se sent passif, instable et différent. Il se réfugie dans la littérature.
1825:
1829
1830: Il écrit ses premiers textes: Louis XIII, Eloge de Corneille puis une belle explication de la fameuse constipation:
1832:
1833: Il voyage avec sa famille en Normandie, à Nogent-sur-Seine, à Versailles, Fontainebleau et à Paris.
1834:
1835: Le deuxième et dernier numéro d'Art et Progrès où Gustave publie un Voyage en enfer, paraît au collège royal de Rouen.
1836:
1837:
1839:
1840:
15 avril 1845. Il
évoque encore cette idylle dans Souvenirs, notes et pensées intimes ainsi que
dans Novembre.
1842:
Par tirage au sort, il est exempté du service militaire. Il a alors le temps de se lier d'amitié avec la famille Schlésinger et s'approcher de la belle Elisa.
1844:
La famille Flaubert achète, en avril, une grande maison, au bord de la Seine, à Croisset, près de Rouen. Gustave y passera sa longue convalescence puis la majeure partie de sa vie.
1845:
1846:
En Mars, Sa sœur Caroline, meurt deux mois après avoir mis au monde une petite fille, prénommée elle aussi Caroline.
En Avril, il s'installe au Croiset avec sa mère et sa nièce, la petite
Caroline. Au physique imposant de plus en plus massif Gustave Flaubert est
cependant un jeune homme sportif. Il pratique la natation, l'escrime,
l'équitation et la chasse.
En Mai, son ami Alfred Le Poittevin se marie et s'embourgeoise. Il a une nouvelle amitié avec Louis Bouilhet
En Juin, il rencontre dans l'atelier du sculpteur Pradier, Louise Colet une femme de lettres en vogue de onze ans plus âgée que lui. Ils auront une liaison orageuse jusqu'en 1848, puis à nouveau de 1851 à 1855. Leur premier rendez vous galant a lieu les 9 et 10 septembre, à l'Hôtel du Grand Cerf à Mantes. Il ne veut pas la recevoir au Croisset. Il lui écrit le 14 septembre «Ne viens jamais ici, il nous serait impossible topographiquement parlant de nous réunir»
1847:
De mai à juillet, il voyage à pied en Anjou, Bretagne et Normandie avec Maxime Du Camp. Ils en rapporteront Par les champs et par les grèves : Flaubert écrit les chapitres impairs, Du Camp les chapitres pairs. Ils renonceront à publier ce journal de leur randonnée. Flaubert commence à travailler à la rédaction de La tentation de Saint Antoine.
1848: Le 24 février, il est à Paris avec Bouilhet et Du Camp. Ils vont voir l'émeute qui sera décrite dans L'Education sentimentale.
En Mars, il rompt une première fois avec Louise Colet.
Le 3 avril, Alfred Le Poittevin meurt. Flaubert se rapproche alors de sa sœur Laure Le Poittevin. Bien que mariée, elle ne s'entend pas avec son mari Gustave de Maupassant. Ils ont une liaison intime passionnelle mais secrète.
En juin, Du Camp alors garde national est blessé. Il sera décoré en fin d'année.
1849:
Le 29 octobre, pour tenter d'oublier Laure qui a quelques scrupules, il part pour l'Orient avec Du Camp. Ils commencent par l'Egypte
1850:
Le 6 mars, il passe des nuits avec la courtisane Kuchuck-Hânem.
Il danse et oublie d'être chaste: « Quant aux coups, ils ont été bons. Le
troisième
surtout a été féroce, et le dernier sentimental » écrit il à Louis Bouilhet
le 13 mars. Plus tard, il attrape la vérole à Beyrouth.
Le 14 novembre, il écrit à sa mère: «Il se prépare en moi quelque chose de nouveau, une seconde manière peut-être ? mais d’ici à quelque temps il faut que j’accouche. Il me tarde de connaître ma mesure».
Le 5 août, son futur "disciple littéraire", Guy de Maupassant, fils de Laure et certainement de lui-même, naît.
En juillet, il renoue avec Louise Colet.
Le 19 Septembre, il commence Madame Bovary. Il y travaillera jusqu'en mai 1856 soit 56 mois de travail acharné.
Le 2 décembre, il assiste au coup d'état à Paris.
1852: En juillet, il achève la première partie de Madame Bovary. Les rencontres avec Louise Colet à Mantes et à Paris, sont subordonnées aux échéances de l’écriture soit une fois par trimestre. Depuis la naissance de Guy de Maupassant, il est très préoccupé par les risques de la paternité: «L’idée de donner le jour à quelqu’un me fait horreur. Je me maudirais si j’étais père». Ses relations avec Du Camp se refroidissent. Codirecteur de la Revue de Paris, son ami lui conseille de s'élever un peu. Ce n'est pas le caractère de Flaubert qui répond le 26 juin : «Arriver ? — à quoi ? (...) Etre connu n’est pas ma principale affaire. (...) Je vise à mieux, à me plaire (...) Que je crève comme un chien plutôt que de hâter d’une seconde ma phrase qui n’est pas mûre».
1853: Flaubert devient chauve. Il en est fort ennuyé. Il travaille à la deuxième partie de la Bovary. Il abandonne définitivement la tentation autobiographique. Il n’écrira pas ses Mémoires.
Le 15 juillet: Il envoie une belle lettre hugolienne à
Victor Hugo, dont il
est, avec Louise Colet, la boîte aux lettres clandestine : «Monsieur,
vous avez été dans ma vie une obsession charmante, un long amour».

1854: En octobre, Flaubert se lie avec l'actrice Béatrix Person et rompt pour la deuxième foi, avec Louise Colet
1855:
1856
1857:
Le 7 février, Flaubert est acquitté en partie grâce à des appuis en «haut lieu», mais blâmé par les termes du jugement, qui lui rappelle que «la mission de la littérature doit être d’orner et de récréer l’esprit en élevant l’intelligence et en épurant les mœurs».
En avril, le roman obtient un important succès de scandale.
En juin, quinze mille exemplaires
sont vendus. Ce qui agace Flaubert: tout ce tapage est étranger à l’Art.
En septembre Flaubert se lance dans la rédaction de Salammbô.
1858:
1859: Il continue à rédiger Salammbô mais il fait une dépression de juillet à novembre.
1860: Flaubert passe l'hiver au Croiset et continue à écrire Salammbô. Il se réconcilie avec Du Camp.
1861: Il s'enferme au Croiset pour finir son roman.
1862
Le 23 décembre, il répond aux critiques de Sainte-Beuve sur les prétendues invraisemblances archéologiques.
1863:
Du 12 au 16 novembre, il est invité au palais de Compiègne chez l'Empereur Napoléon III
1865: Il fait plusieurs voyages dont Londres et Baden-Baden en juillet pour rejoindre Maxime Du Camp.
1866:
1868
En mai, il reçoit à Croisset, George Sand et en mai le grand écrivain russe, Tourgueniev.
1869: En fin mars, l'Education Sentimentale est sur le point d'être terminée. Il part pour Paris et loue un appartement au 4 rue Murillo.
Le 16 mai: Il écrit à Jules Duplan: «Dimanche matin, 5 heures moins 4 minutes. FINI ! mon vieux ! Oui, mon bouquin est fini ! (...) Je suis à ma table, depuis hier, 8 heures du matin. La tête me pète. N’importe ! J’ai un fier poids de moins sur l’estomac.»
En juin, Flaubert retourne à Croisset pour remanier La tentation de Saint Antoine.
Le 18 Juillet, son ami Louis Bouilhet meurt, Flaubert en est bouleversé: "La moitié de mon cerveau est resté à jamais au Cimetière monumental (de Rouen)".
Le 13 octobre,
Sainte-Beuve meurt.
"J’ava
is fait L’Éducation sentimentale, en partie pour
Sainte-Beuve.
Il sera mort sans en connaître une ligne !"
Le 17 novembre, L'Education sentimentale paraît. La critique de l'époque, débarrassée de Sainte-Beuve accueille très mal le roman. Seuls Théodore de Banville, Emile Zola et George Sand prennent la défense de Flaubert. Le livre se vend très mal. En 1873, soit quatre ans après sa parution, le tirage initial de 3000 exemplaires n'est toujours pas écoulé.
A Noël, Flaubert passe les fêtes à Nohant, chez George Sand
1870:
En septembre, Croisset est occupé par les Prussiens. Flaubert et sa mère se réfugient à Rouen, chez sa nièce Caroline qui a épousé Monsieur Commanville. Il est infirmier puis entre dans la Garde National.
1871: Le 28 janvier, pour protester
contre l'armistice, il retire le ruban de la légion d'honneur.
En mars, avec Alexandre Dumas fils, il rend visite à la Princesse Mathilde réfugiée à Bruxelles. Puis seul, il rend une visite plus intime à Juliet Herbert à Londres.
En avril, Flaubert se réinstalle à Croisset et retravaille La tentation de Saint Antoine. Il avait enterré ses notes dans une boite dans le jardin.
En juin, il visite Paris après les destructions causées par les Versaillais en lutte contre la Commune.
En août, il se rend chez la princesse Mathilde rentrée d'exil à Saint Gratien.
En novembre, il reçoit la tendre visite d'Elisa Schlésinger, veuve depuis mai
1872: Il fait publié Les Dernières chansons de Bouilhet, avec une préface qu'il rédige. À propos des frais d’impressions de ce recueil, Flaubert se «fâche à mort» avec son éditeur Michel Lévy. Charpentier prendra la suite. Il écrit une cinglante Lettre à la municipalité de Rouen pour son refus d'ériger une statue en l'honneur de son ami.
Le 6 avril: Sa mère meurt. Croisset revient à sa nièce Caroline mais Flaubert y conserve un appartement.
Le 1er juillet, il achève la troisième version de La tentation de Saint Antoine, qui sera publiée en 1874.
En octobre, Théophile Gautier meurt. Après un séjour à Luchon, il commence la rédaction de Bouvard et Pécuchet.
1873: Flaubert
En mai, il signe un contrat avec Lemerre pour une nouvelle édition de Madame Bovary.
Le 20 juin, il obtient un accord de Charpentier pour une nouvelle édition de Madame Bovary et Salammbô.
En octobre, son ami Georges Feydau meurt.
En décembre, il cède à Charpentier les droits de la Tentation de Saint Antoine.
1874: Le 31 mars, La publication de la tentation de Saint Antoine subit l'incompréhension de la critique. Il ne comprend pas les raisons.
Le 1er mai, il écrit à George Sand: "Les injures s'accumulent ! C'est un concerto, une symphonie, où tous s'acharnent dans leurs instruments… ce qui m'étonne, c'est qu'il y a sous plusieurs de ces critiques, une haine contre moi, contre mon individu, un parti pris de dénigrement, dont je cherche la cause."
Le 2 juillet, il écrit à Tourgueniev : «Le grand succès m’a quitté depuis Salammbô. Ce qui me reste sur le cœur, c’est l’échec de L’Éducation sentimentale. Qu’on n’ait pas compris ce livre-là, voilà ce qui m’étonne»
Il voyage en Normandie et dans la Beauce, où il trouve le décor de Bouvard et Pécuchet: "Je placerai Bouvard et Pécuchet entre la vallée de l'Orne et la vallée d'Auge, sur un plateau stupide, entre Caen et Falaise." écrit il à sa nièce Caroline, le 24 juin.
En juillet, il séjourne en Suisse, sur ordre de son médecin
1875: Son neveu Commanville, époux de sa nièce Caroline, à qui il avait confié sa fortune est ruiné. Pour éviter sa propre faillite, Flaubert vend une de ses fermes et quitte son appartement parisien. Démoralisé, il abandonne la rédaction de Bouvard et Pécuchet au chapitre III. Il pense alors que cet abandon est définitif.
En septembre, il séjourne à Concarneau chez son ami Fouchet, sans papier ni plume par mesure de précaution. Pourtant, il commence un conte moyenâgeux, La Légende de Saint Julien l'Hospitalier qu'il terminera en cinq mois
1876: En janvier, il débute la rédaction d'un conte moderne, Un Cœur Simple. Louise Colet meurt en mars, George Sand meurt en Juin. Il assiste à ses obsèques à Nohant.
En août, il finit un Cœur Simple.
En novembre, il commence un conte
antique, Hérodias.
1877:
En avril, il publie alors Les trois contes. Ils sont bien accueillis par la critique. "Trois chefs d'œuvre absolus et parfaits" écrit Théodore de Banville. Il reprend alors Bouvard et Pécuchet.
1878
1879:
est
alité durant trois mois. Les difficultés financières continuent.
Le 1er juillet, il obtient de Jules Ferry, un poste de conservateur et une pension de 3000 Francs mais le poste convoité de conservateur de la bibliothèque Mazarine lui échappe.
En septembre, il se rend à Saint Gratien pour la dernière fois puis rentre définitivement à Croisset.
En octobre, Salammbô paraît dans la collection elzévirienne chez Lemerre.
En novembre, L'Education Sentimentale paraît chez Charpentier.
1880:
En février, il reçoit et corrige Boule de Suif de Maupassant. Alors poursuivi pour un poème licencieux, Flaubert lui envoie une lettre publique pour le défendre.
Le 26 février, son ami Maxime Du Camp est élu à l'Académie Française.
En avril, Maupassant lui dédie son livre Des Vers.
Le 8 mai, il meurt subitement au milieu de ses manuscrits, foudroyé par une hémorragie cérébrale.
Le 11 Mai, en présence notamment de Zola, Goncourt, Daudet, Banville, Maupassant, Flaubert est inhumé au Cimetière monumental de Rouen, comme son ami Bouilhet mais sans ses manuscrits comme il le désirait.
Le 15 décembre, La Nouvelle Revue commence la publication de Bouvard et Pécuchet.
1890: Le monument à Flaubert à l'Hôtel Dieu de Rouen est inauguré.
CITATIONS DE FLAUBERT
"Républicains : Les républicains ne sont pas tous voleurs, mais les voleurs sont tous républicains."
"Ah ! Quelle nécropole que le cœur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !"
"Elle était triste, si triste, qu’à la voir sur le seuil de sa maison, elle vous faisait l’effet d’un drap d’enterrement tendu devant sa porte."
"La mort n’a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie."
"La courtisane est un mythe. Jamais une femme n’a inventé la débauche."
"Le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l’éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage"
"Le comble de l’orgueil, c’est de se mépriser soi-même."
"L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe."
"Madame Bovary, c'est moi."
"Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue."
"Prenez garde à la tristesse, c'est un vice."
"Le mot ne manque jamais quand on possède l’idée."
"Quand le peuple ne croira plus à l'Immaculée conception, il croira aux tables tournantes."
"L'art n'est pas un mensonge."
"Avocats : ont le jugement faussé à force de plaider le pour et le contre"
"La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle."
"Prêtres : couchent avec leurs bonnes, et en ont des enfants qu'ils appellent leurs neveux."
"Mathématiques : dessèchent le cœur"
"Il faut écrire pour soi, avant tout, c'est la seule chance de faire beau."
"Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée"
"Génie : inutile de l'admirer c'est une névrose !"
"Calvitie : toujours précoce - et causée par des excès de jeunesse ou la conception de grandes pensées"
"Fonds secrets. - Sommes incalculables avec lesquelles les ministres achètent les consciences"
"Rien n'est sérieux en ce bas monde que le rire."
LIENS EXTERNES
LE SITE D'UN FAN: http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/plan.html
L'UNIVERSITE DE ROUEN: http://flaubert.univ-rouen.fr/
LE FILM EDUCATION SENTIMENTALE: http://mariejosenat.ifrance.com/61education.htm
LE FEUILLETON TELE DE 1971: http://filmorouvel.chez.com/71Education.htm
LE LYCEE FLAUBERT DE ROUEN PORTE SON NOM : http://lycees.ac-rouen.fr/flaubert/accueil.htm
L'auteur de Salammbô a droit a son lycée en Tunisie depuis la nouvelle nomination de 1998
LE LYCEE FLAUBERT DE LA MARSA EN TUNISIE: http://www.lyceeflaubert-lamarsa.com/
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