JOSEPH JOFFO

"De son vivant, deux des livres de Joseph Joffo né en 1931, sont déjà entrés dans la littérature classique"
Frédéric Fabre

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- AU RESUME D'UN SAC DE BILLES

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BIOGRAPHIE DE JOSEPH JOFFO

Joseph Joffo est un écrivain français né en 1931 à Paris, dans le 18eme arrondissement, où son père Roman Joffo exploitait un salon de coiffure. Sa mère née Anna Markoff était violoniste.

Lui-même après avoir fréquenté l'école communale et obtenu en 1945 son seul diplôme soit le certificat d'études, devient coiffeur comme son père et ses frères et possède plusieurs salons dans Paris. Il racontera son enfance dans le 18eme  arrondissement de Paris dans Agates et Calots publié en 1997.

En 1971, immobilisé par un accident de ski, Joseph Joffo s'amuse à mettre sur le papier ses souvenirs d'enfance. Ce sera un roman couronné par l'académie française, "Un Sac de billes" publié en 1973 chez Jean Claude Lattès, tout de suite best-seller traduit en dix-huit langues, puis très vite, devenu un classique de la littérature française dont des extraits figurent dans plusieurs manuels scolaires.

Jacques Doillon réalisera en 1975, le film "Un sac de billes". Dans ce livre puis ce film, l'auteur raconte son périple pour échapper aux nazis durant la seconde guerre mondiale. Son père disparaîtra en déportation.

Deux ans plus tard il récidive et redonne un classique à la littérature française en nous comptant les aventures de sa mère dans Anna et son Orchestre qui obtient le ler Prix R.T L. Grand Public.

Après la guerre, il travaille avec ses frères, dans le salon de coiffure familiale dès l'âge de 14 ans. Il découvre les valeurs américaines sont racontées dans le roman Baby-foot paru en 1977.

Comme Alexandre Dumas (1802-1870), il lui est reproché d'avoir des nègres littéraires pour écrire. Claude Klotz avait ainsi réécrit un Sac de Billes.

L'un de ses anciens nègres, raconte dans La vie des autres, un article du Monde du 4 mars 2010, que Joseph Joffo « écrivait tout lui-même sur de grands cahiers à spirale à petits carreaux sans laisser aucune marge, 150 pages bien serrées, bourrées de fautes », avant de les donner à remanier. Comme Alexandre Dumas, le génie de ses histoires, ne peut lui être retiré. Celui de Dumas vient de son imagination, celui de Joffo de son vécu.

BIBLIOGRAPHIE DE JOSEPH JOFFO

LES ROMANS DE JOSEPH JOFFO

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LE RESUME D'UN SAC DE BILLES

En 1941, Paris est occupé par les nazis qui obligent tous les juifs à porter l'étoile jaune.

Peu après, les deux frères, Maurice (12 ans) et Joseph (10 ans), ne peuvent plus aller à l'école. Il faut fuir pour qu'ils ne tombent pas entre les mains de la Gestapo.

Pour se mettre à l'abri, les deux gamins franchissent sans papier, la ligne de démarcation à Hagetmau dans les Landes.

Arrivés à Menton, ils rejoignent leurs frères qui sont déjà installés sur place. Mais ils ne peuvent pas y rester et leur itinéraire les conduit à Nice où toute la famille est enfin réunie.

Nice est occupé par l'armée italienne. Après quelques mois, les Italiens partent et les Allemands s'installent alors que les Américains attaquent le sud de l'Italie. Les dénonciations commencent. Beaucoup de juifs sont arrêtés. Les garçons partent pour le camp des jeunes Compagnons de France à Golf-Juan, tout près de Nice. Les parents restent en ville. Quand ils veulent aller voir un ami à Nice, la police allemande arrive et les arrête tous de sorte qu'ils doivent subir quelques interrogatoires. Joseph nie qu'il est juif. Avec l'aide de l'église, il est remis en liberté avec son frère, après plus d'un mois de détention. Il leur faut fuir à nouveau.

Les garçons vivent quatre années avec la peur d'être arrêtés. Enfin, en 1944, ils retournent à Paris. Le salon de coiffure existe encore, la famille aussi, sauf le père, mort en déportation.

CITATIONS DE JOSEPH JOFFO

Le moment où l'on croit être victorieux est toujours l'instant le plus dangereux.

Cliquez sur l'Affiche de cinéma pour accéder gratuitement au film.

Faut vous marier à la mode gitane ! On n'a besoin de rien d'autre que de s'aimer.

C'est en aidant les autres qu'on oublie son propre malheur.

Il n'y a que la terre qui offre sans compter..

Pour faire un bon placement, il faut acheter de l'or ou des pierres précieuses.

Les hommes s'imaginent maîtres de leur destin. Ils ne sont que les esclaves de leur temps. J'ai été l'objet du mien.

On n'abandonne pas ce que l'on aime avec légèreté.

Si autrefois tous les chemins menaient à Rome, on sait aujourd'hui que c'est en Amérique qu'ils nous conduisent...

On commande, on organise, on prévoit, on gouverne et parce qu'on fait tout ça, on se croit les maîtres.

Les enfants changent en grandissant.

Ce qu'on peut croire hautain n'est souvent que timidité.

Les souvenirs varient suivant l'âge, plus on avance et plus ils sont nostalgiques.

L'amour, ça prend d'un seul coup, on ne sait pas comment...

Par la jeunesse, vient la promesse, d'un avenir meilleur !

On n'abandonne pas ce que l'on aime avec légèreté.

CLIN D'OEIL SUR MAURICE JOFFO

Le frère de Joseph, Maurice Joffo a gardé de son enfance tumultueuse où sa vie était en danger à chaque instant, une passion pour l'une des monnaies d'échange réelle en temps de guerre avec l'or, les pierres précieuses.

Il entame une collection de pierres précieuses qu'il paie avec les recettes de ses salons de coiffure. Il a de nombreuses factures de ses achats. En 1982, il subit un contrôle des douanes et subit une amende modérée pour quelques factures manquantes.

Il est toutefois identifié comme un receleur, par la police. En 1985, elle organise un piège que l'un des enquêteurs, racontre fièrement.

"Notre indicateur nous assure que le lendemain à 17 heures, place de Clichy, nous pourrons les voir en négociation et taper. Pour nous ce serait l’embellie, car cela fait plus de trois ans qu’on entend parler de Joffo et qu’il nous file entre les pognes. De plus, il envoie toujours un émissaire. Il n’a pas l’habitude d’apparaître en chair et en os sur le terrain de l’échange argent contre bijoux. On organise au plus vite un dispositif sérieux. Des poulets se font passer pour des piétons et arpentent la rue, tandis que je suis planqué dans une fourgonnette en soum.

(-) À l’heure promise se gare une Mercedes grise, au volant de laquelle nous reconnaissons le patron des salons de coiffure et son épouse, Yveline, une femme corpulente d’une cinquantaine d’années, à l’allure élégante et assurée. Le couple ne paraît prendre aucune précaution. Il discute avec le voleur, Maurice saisit une loupe d’orfèvre et examine une à une les pièces scintillantes qui sortent de la bourse de notre indic. Yveline fait de même. Maurice semble content de la marchandise, il sort des billets de sa poche. Le marché se conclut. Le flagrant délit est évident. Nous sautons sur lui et sa femme."

La police fait une perquisition et trouve pour l'équivalent d'un million d'euros de pierres précieuses.

"L’indic, que nous avons laissé filer opportunément lors de l’interpellation, nous rappelle et s’enquiert de ce que nous avons trouvé lors de la perquisition. Il éclate de rire lorsque, fiérots, nous lui disons en avoir rapporté pour un million. Et les plinthes ? Et derrière le lit ? Nous partons pour une seconde perquise, et trouvons presque autant de joncaille que la première fois, cachée en effet dans les plinthes et dans la tête de lit."

Il est déféré devant le juge d'instruction qui n'est autre que Monsieur Jean-Louis Debré futur ministre de l'intérieur et président du Conseil Constitutionnel. Il subit le rapport d'un prétendu expert Dubec qui ose conclure que le "caractère juif" expliquerait le délit de recel.

Il est condamné à trois ans de prison et sa femme sera incarcérée six mois à titre de détention provisoire. Maurice Joffo expliquera son histoire dans son livre "pour quelques billes de plus ?" publié chez Granger en 1990.

"L'arrestation est causée par un fait provoqué par la police. Un indic de la police vend lui-même des pierres précieuses au prévenu. La provocation d'un délit par la police est illégale par conséquent la procédure est frappée de nullité. Madame et Monsieur Joffo ont subi une détention inutile et arbitraire.

Frédéric Fabre Docteur en droit, créateur de fbls.net."

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