LE GOUVERNEMENT VALLS
Le quinquennat commence avec le Gouvernement Ayrault puis le Gouvernement Valls et enfin le Gouvernement Valls - Ayrault.

Rédigé par Frédéric Fabre, docteur en droit

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- A LA NOMINATION DU GOUVERNEMENT

- A LA GUERRE DE SÉPARATISME EN L'UKRAINE

- AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES DU 23 MAI AU 25 MAI 2014

- A LA GUERRE ISRAËL PALESTINE

- A LA RUPTURE AVEC LA GAUCHE DU PS

- VERS LA GUERRE CONTRE LES JIHADISTES.

LA NOMINATION DU GOUVERNEMENT

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Le 23 mars et 30 mars 2014

Le résultat des élections municipales, est catastrophique pour le PS. 155 villes de plus de 9000 habitants, sont perdues. 46 villes de plus de 30 000 habitants sont perdues dont 6 dès le premier tour. L'UMP en ressort grand vainqueur. Le FN ne prend que 13 villes.

La France a 260 villes de plus de 30 000 habitants et 1081 villes de plus de 9 000 habitants.

François Hollande en tire immédiatement les conséquence et nomme son ministre de l'intérieur Manuel Valls, premier ministre.

Décret du 31 mars 2014 portant nomination du Premier ministre

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution,
Décrète :

Article 1er

M. Manuel Valls est nommé Premier ministre.

Décret du 2 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 31 mars 2014 portant nomination du Premier ministre ;
Sur proposition du Premier ministre,
Décrète :

Article 1

Sont nommés ministres :
M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international ;
Mme Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie ;
M. Benoît Hamon, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice ;
M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics ;
M. Arnaud Montebourg, ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique ;

Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales ;
M. François Rebsamen, ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social ;
M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense ;
M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur ;

Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports ;

Mme Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, de la réforme de l'Etat et de la fonction publique ;
Mme Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication ;
M. Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement ;
Mme Sylvia Pinel, ministre du logement et de l'égalité des territoires ;
Mme George Pau-Langevin, ministre des outre-mer.

LE 8 AVRIL 2014

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Manuel Valls prononce le discours de confiance de politique générale, à l'assemblée Nationale, le 8 avril 2014. Sur 577 députés, il y a eu 545 votes exprimés. La majorité est de 273. Il obtient 306 voix pour la confiance et 239 contre. Il y a 6 absents et 26 abstentions dont 10 socialistes et 8 écologistes. Il a eu 4 voix de plus que Jean Marc Ayrault en juillet 2012.

Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 31 mars 2014 portant nomination du Premier ministre ;
Vu le décret du 2 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement ;
Sur proposition du Premier ministre,
Décrète :

Article 1

Est nommé secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre :
M. Jean-Marie Le Guen, chargé des relations avec le Parlement.

Article 2

Sont nommés secrétaires d'Etat et participent au conseil des ministres pour les affaires relevant de leurs attributions :
Auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international :
Mme Fleur Pellerin, chargée du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger ;
M. Harlem Désir, chargé des affaires européennes ;
Mme Annick Girardin, chargée du développement et de la francophonie.
Auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie :
M. Frédéric Cuvillier, chargé des transports, de la mer et de la pêche.
Auprès du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche :
Mme Geneviève Fioraso, chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Auprès du ministre des finances et des comptes publics :
M. Christian Eckert, chargé du budget.
Auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique :
Mme Valérie Fourneyron, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire ;
Mme Axelle Lemaire, chargée du numérique.
Auprès du ministre de la défense :
M. Kader Arif, chargé des anciens combattants et de la mémoire.
Auprès de la ministre de la décentralisation, de la réforme de l'Etat et de la fonction publique :
M. André Vallini, chargé de la réforme territoriale.
Auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé :
Mme Laurence Rossignol, chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie ;
Mme Ségolène Neuville, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion.
Auprès de la ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports :
M. Thierry Braillard, chargé des sports.

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LE 10 AVRIL 2014

L'État grec peut emprunter pour la première fois depuis 4 ans, sur les marchés financiers la somme de 2,5 milliards d'euros aux taux de 5,890%.

LE 10 - 11 et 12 AVRIL 2014

Après l'affaire Cassez, l'affaire Versini, François Hollande se rend au Mexique pour renouer les relations avec le Mexique, refroidies depuis l'affaire Florence Cassez. Cette jeune française avait subi une mise en scène de sa détention à la télévision mexicaine, pour une prétendue accusation de rapt de personnes.

Son voyage est parasité par la nouvelle affaire Maude Versini. Son ancien mari, Arturo Montiel gouverneur de l'Etat de Mexico de 1999 à 2005 et oncle du président du Mexique, Enrique Peña Nieto, retient au Mexique leurs trois enfants dont des jumeaux, âgés de 8 et 9 ans. Marié en 2002, le couple avait divorcé en France et au Mexique en 2007. Maude Versini avait obtenu la garde des enfants, qui retournaient voir leur père au Mexique pendant les vacances scolaires. Après les vacances de Noël de 2011, ils ne sont pas rentrés et elle ne les a plus revus.

Le 16 AVRIL 2014

Manuel Valls présente à sa sortie du conseil des ministres son plan d'économie appelé "pacte de stabilité" avec le gel des points d'indice des salaires des fonctionnaires et des retraites.

Le 18 avril 2014

Abdelaziz Bouteflika est réélu dans un fauteuil au sens propre du terme, président de l’Algérie avec 81,53% des voix. Son principal rival Ali Benflis recueille 12,18% des suffrages. Il dénonce une élection truffée de fraudes et projette de fonder un nouveau parti politique.

Quatre journalistes pris en otage en Syrie, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres sont retrouvés au poste frontière d’Akçakale, en Turquie. Un groupe syrien venait de les y déposer, après 10 mois de détention dans les geôles des jihadistes de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL). Ce groupe, issu d’Al Qaeda en Irak, est le plus sectaire à être actif en Syrie, au point qu'il soit contesté par les autres groupes.

Le 20 avril 2014

Le Président de la République et le ministre des affaires étrangères, accueillent les journalistes libérés, à l'aéroport de Villacoublay. Les otages confirment que certains de leurs ravisseurs sont aussi des français qui ont quitté la France pour faire le Djihad en Syrie. Ils seraient près de 700 et leur éventuel retour fait craindre le risque de bombes humaines.

Le 22 avril 2014

Le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) annonce à l'AFP la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, enlevé le 20 novembre 2012 dans l'ouest du Mali alors qu'il traversait ce pays, en camping-car pour se rendre au Togo. "Nous annonçons la mort de Rodrigues, il est mort, parce que la France est notre ennemie", a déclaré dans une brève communication téléphonique à l'AFP Yoro Abdoul Salam, un responsable du Mujao. En réalité, le manque de médicaments nécessaires à ce retraité lui a certainement été fatal.

Le dernier otage français est Serge Lazarevic. Il a été enlevé par Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi), le 24 novembre 2011 avec Philippe Verdon, alors que les deux hommes prospectaient les environs en vue d'y construire une cimenterie. Après leur enlèvement,Aqmi avait présenté les deux otages comme des agents du renseignement français, tandis que différents organes de presse faisaient allusion à un passé d'aventurier africain de Philippe Verdon dont les affaires l'avaient notamment mené au Soudan et à Madagascar. La vie de Serge Lazarevic qui a une cinquantaine d'années, ne tient qu'à peu de chose. Le chef rebelle d'Aqmi qui le détient a déjà assassiné Philippe Verdon et deux journalistes de RFI.

Le 23 avril 2014

François Hollande se fait chahuter par les habitants de Carmaux malgré un contrôle accru de police, alors qu'il vient rendre hommage à Jean Jaurès pour le centenaire de sa mort.. Les reproches sont "vous avez oublié vos promesses, vous n'avez pas été élu pour ça".

Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan présente officiellement les condoléances de la Turquie aux «petits-fils des Arméniens tués en 1915». Cette déclaration est une première dans l'histoire du pays. Il choisit le mot "massacre" et non pas "génocide" et reste à l'intérieur de la jurisprudence de la CEDH Perincek c. Suisse du 17 décembre 2013 requête 27510/08

Le 27 avril 2014

Au Vatican, le pape émérite Benoit XVI et son successeur le pape François se sont retrouvés pour une double canonisation. Devant 800 000 fidèles et sous les portraits d'Angelo Roncalli et Karol Wojtyla, déroulés sur la façade de la basilique, le pape François a rendu saints les deux papes les emblématiques de l'après-guerre, Jean XXIII et de Jean-Paul II.

Le 28 avril 2014

Bernard Petit, patron de la PJ parisienne déclare après le soupçon de viol d'une touriste canadienne dans les locaux de la PJ au 36 quai des orfèvres que les trois policiers soupçonnés n'ont plus leur place dans la police judiciaire. Il déclare "ce qui vient d'arriver doit être un électrochoc pour la direction que l'on m'a confiée. Il y a des comportements qui doivent être bannis. Il y aura un rappel des règles de vie. Il y a une espèce de compatibilité à avoir, avec une hygiène de vie, et un devoir d'exemplarité des personnels. Parce qu'un policier de police judiciaire c'est un citoyen normal, mais c'est aussi quelqu'un qui doit donner l'exemple, y compris dans leur vie privée."

Le 29 avril 2014

Manuel Valls arrive à faire voter le programme de stabilité à l'Assemblée Nationale présenté à sa sortie du Conseil des ministres du 16 avril 2014, pour prévoir 50 milliards d'économie jusque 2017. Les petites retraites jusqu'à 1 200 euros ne seront pas touchées par le gel des revalorisations annuelles. L'Assemblée Nationale adopte le texte par 265 voix pour et 232 voix contre. 67 députés, toutes tendances politiques confondues, ont choisi de s'abstenir. Mais 41 d'entre eux viennent des rangs socialistes. C'est un désaveu important pour le gouvernement et le président de la République. Le camp des abstentionnistes a gagné 30 voix de plus dans le groupe socialiste depuis le vote de confiance où seuls 11 députés de l'aile gauche du PS avaient refusé d'accorder la confiance au premier ministre. Les verts ont voté majoritairement contre. Le groupe Front de Gauche a voté contre. Les radicaux de gauche ont voté pour. Le groupe UDI s'est majoritairement abstenu. Certains ont voté pour et d'autres contre. L'UMP a voté majoritairement contre par dogmatisme.

Le 6 mai 2014

Le Président de la République accepte pour "fêter" les deux ans de son élection, une interview par le journaliste vedette de BFM TV Jean Jacques Bourdin avec des questions des téléspectateurs. Il fait une analyse sans concession de la situation économique et envisage de reporter les élections régionales pour prévoir la fusion des régions.

Le 12 mai 2014

Au carrefour des transitions énergétique et numérique, pour permettre à la France d’être au rendez-vous de la troisième révolution industrielle, le premier ministre Manuel Valls et le ministre des finances Arnaud de Montebourg lancent le plan "Usine du futur". Il s'agit de l’usine numérique, robotisée, respectueuse de ses travailleurs, sobre en énergie et en matières premières. Le financement sera assuré par par une gamme de prêts de Bpifrance labellisés "Usine du futur" cumulables jusqu’à 12 millions d'euros par entreprise et par le biais d’un amortissement accéléré.

Le premier ministre annonce au 20 heures de TF1, la sortie de 650 000 ménages de l'impôt et la baisse de 1% du prix du gaz en juin après une première baisse de 3,8%. Il accélère la réforme territoriale des régions pour qu'elle se fasse "vite" autours d'une "dizaine de régions".

GUERRE DE SEPARATISME EN L'UKRAINE

Le 6 avril 2014

Des insurgés séparatistes de l'Est de l'Ukraine, occupent le siège de l’administration régionale de Donetsk, dont ils avaient pris le contrôle lors de manifestations, avant de proclamer une « république souveraine de Donetsk ». La Russie déplace 40 000 hommes de son armée, près de sa frontière avec l'Ukraine.

Le 12 avril 2014

Une partie de la population de Sloviansk, cité de 130 000 habitants, entourée de forêts, situé à 60 kilomètres de Doneysk, s’est emparée du commissariat, puis du siège des services de sécurité et de la mairie. Des adolescents munis de kalachnikovs, contrôlent les entrées de la ville, autour de barrages de pneus. Ils font la circulation. Ils déclarent que les « fascistes » ont gagné à Kiev, et ils n’ont « plus confiance ». « Nous nous soulevons contre le gouvernement de Kiev, qui n’est pas légitime. Nous voulons un référendum pour créer une République de Donetsk et décider nous-même de notre sort. »

Ils évoquent tous, les problèmes économiques : « Ici, les usines ont fermé. Comment continuer ? Si l’Europe veut nous aider, qu’elle les fasse redémarrer ! Avec la Russie, avant, ça marchait », dit Sergueï, ancien électricien. « J’ai 80 € de retraite, vous croyez qu’on peut vivre avec ça ? » déclare Victor, 56 ans, ancien ouvrier d’une usine de soude. L’usine, à l’entrée de la ville, n’est plus qu’une grande carcasse à l’abandon.

Le 13 avril 2014

Viatcheslav Ponomariov chef des insurgés de Sloviansk demande à Vladimir Poutine qu’il vienne « aider les habitants de Slaviansk ». La police locale a disparu, laissant la ville aux mains des insurgés. Les autres villes de l'Est de l'Ukraine subissent à leur tour, les occupations des bâtiments publics.

Le 14 avril 2014

L'Est Ukrainien est la région qui relie la Russie à la Crimée. Les habitants sont en majorité russophones. Le président ukrainien annonce une « opération antiterroriste », alors que le mouvement gagne de l'ampleur.

Le 15 avril 2014

Une colonne de forces du ministères de l'intérieur, constituée de sept cars, d'une vingtaine de blindés surmontés de drapeaux ukrainiens, d'environ 500 hommes et de deux hélicoptères se stationne, à une trentaine de kilomètres Sloviansk.

Ioulia Timochenko s'exprime pour présenter le mouvement : «La Russie a lancé une véritable guerre dans l'est de l'Ukraine». Elle en appelle à une défense armée : «des points de recrutement» sont ouverts dans toutes les villes ukrainiennes.

Le département d'Etat américain déclare que Washington se coordonne avec ses alliés européens sur de «nouvelles étapes» visant à imposer davantage de sanctions à la Russie.

Le 16 avril 2014

Vladimir Poutine avertit la chancelière allemande Angela Merkel que l'Ukraine est au bord de la guerre civile. Il demande à Ban Ki-Moon que l'ONU condamne les actions de Kiev :«La Russie attend une condamnation claire, de la part des Nations unies et de la communauté internationale, des actions du gouvernement provisoire».

Vers 10 heures, une vingtaine d’hommes en armes et cagoulés entrent dans la mairie de Donetsk, ville de 953 217 habitants et capitale de la région administrative de l’Est de l’Ukraine. Les inconnus n’empêchent pas les employés d’entrer et sortir du bâtiment et affirment avoir pour seule revendication, l’organisation d’un référendum sur la « fédéralisation » de l’Ukraine.

Serguei Lavrov (Russie) et John Kerry (USA)

Le 17 avril 2014

Une réunion à Genève sous l'égide de l'Onu entre les autorités transitoires ukrainiennes, les Etats Unis, l'Union Européenne et la Russie aboutit à un accord sur une partition fédérale de l'Ukraine.

La déclaration de Genève du 17 avril 2014 prévoit : "Tous les groupes armés illégaux doivent être désarmés, tous les bâtiments saisis illégalement doivent être rendus à leurs propriétaires légitimes, toutes les rues, les places et les autres lieux publics dans les villes ukrainiennes doivent être libérés". L'OSCE sera chargée d'aider les autorités ukrainiennes à mettre en oeuvre ces mesures. Une amnistie est accordé pour ceux qui respecteront les dispositions de l'accord, à l'exception de "ceux qui sont coupables de crimes de sang".

Le processus constitutionnel annoncé par le gouvernement transitoire ukrainien sera "transparent", "avec l'établissement d'un large dialogue national, pour inclure toutes les régions ukrainiennes et toutes les entités politiques".

Serguei Lavrov, chef de la diplomatie russe déclare "Nous avons approuvé un document, la déclaration de Genève du 17 avril, dans lequel nous sommes d'accord sur la nécessité de prendre des mesures initiales concrètes pour obtenir une désescalade des tensions et pour assurer la sécurité de tous les citoyens ukrainiens". "Nous n'avons aucune espèce de désir d'envoyer des troupes en Ukraine. Cela serait contre nos intérêts fondamentaux".

La diplomate en chef de l'Union européenne Catherine Ashton a souligné que "l'OSCE doit jouer un rôle dirigeant" dans l'application de l'accord, dont le texte prévoit que les Etats-Unis, l'UE et la Russie sont prêts à fournir des observateurs.

Pour sortir la tête haute, John Kerry qui n'a pas pu s'exprimer sur la Crimée, a mis en garde Moscou "Si nous ne voyons pas de progrès, alors nous n'aurons pas d'autre choix que d'imposer plus de sanctions". Vladimir Poutine a pourtant lui-même, voulu et organisé cet accord.

Le 18 avril 2014

L'égérie ukrainienne à la tresse, Ioulia Timochenko, candidate à la présidentielle du 25 mai 2014, se rend à Donetsk, pour tenter de rencontrer les insurgés. Elle a en mains les écoutes qui démontrent que des commandos russes passent la frontière de Crimée, pour aider les pro-russes à occuper de nouveaux bâtiments publics. Ils partent aussitôt après l'opération et laisse les troupes pro-russes gérer les occupations. Leur professionnalisme tranche avec l'amateurisme des milices russophones qui doivent apprendre à conduire les chars de l'armée ukrainienne. Ioulia Timochenko rappelle sa volonté de défense de la nouvelle armée ukrainienne.

Les insurgés russophones refusent l'accord de Genève auquel ils n'ont pas participé et déclinent l'invitation au dialogue de Ioulia Timochenko.

Denis Pouchiline, un des responsables de la république autoproclamée de Donetsk depuis le 6 avril 2014 déclare «Si elle veut, elle peut venir sur les barricades, mais je ne lui conseillerais pas». Le président par intérim Olexandre "Tourtchinov et (le Premier ministre Arseni) Iatseniouk doivent d'abord quitter les bâtiments qu'ils occupent illégalement après leur coup d'Etat".

Ioulia Timochenko

Le 20 avril 2014

Durant les fêtes pascales, les patriarches des églises orthodoxes d'Ukraine et de Russie entrent en guerre l'un contre l'autre

Le patriarche de Kiev Filaret a assuré que "l'ennemi russe était condamné à l'échec et Dieu aiderait à ressusciter l'Ukraine". « Le pays qui nous avait garanti l'intégrité territoriale a commis une agression. Dieu ne peut pas être du côté du mal, c'est pour cela que l'ennemi du peuple ukrainien est condamné à l'échec ».

A Moscou, le patriarche russe Kirill a appelé, pendant un service religieux dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, à prier pour que personne ne puisse « détruire la sainte Russie » en lui enlevant l'Ukraine, dont la capitale, Kiev, est le berceau de l'orthodoxie russe. « Nous devons aujourd'hui prier pour le peuple russe qui vit en Ukraine, pour que le Seigneur fasse la paix sur la terre ukrainienne (...), qu'il mette fin aux desseins de ceux qui veulent détruire la sainte Russie ».

Le 25 avril 2014

Trois membres de l’unité spéciale anti-terroriste Alpha de l’Ukraine ont été arrêtés par les forces pro-russes, au cours d’une mission secrète dans la région de Donetsk.

Sept observateurs et un traducteur de l'OSCE, l'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, sont arrêtés dans l'Est du pays et considérés comme prisonniers des séparatistes pro-russes. Ils sont accompagnés de quatre ukrainiens soupçonnés eux aussi d'être membres d'Alpha. Ils sont tous accusés d'être des espions de l'Otan. Les sept officiers de l'OSCE sont trois Allemands, un Polonais, un Tchèque, un Danois et un Suédois. L'un des détenus, le colonel allemand Axel Schneider déclare : "Notre présence à Slaviansk est sans aucun doute un instrument politique pour ceux qui prennent les décisions dans la région. Ils vont s'en servir dans les négociations (-) Ce n'est pas une surprise. Je ne peux pas rentrer chez moi librement".

Arseni Iatseniouk, chef du gouvernement ukrainien peut justifier sa politique : "C'est une nouvelle preuve que ces soi-disant manifestants pacifistes avec des idées pro-russes sont en fait des terroristes. C'est incroyable et inacceptable". Il déclare aussi que l'aviation militaire russe a "violé" à plusieurs reprises l'espace aérien ukrainien et pence que c'est dans le seul but de pousser l'Ukraine à déclencher une troisième guerre mondiale.

Le 26 avril 2014

Le G7 annonce de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie accusée de n'avoir pris aucune mesure pour diminuer les tensions dans l’Est de l’Ukraine.

Le 27 avril 2014

L'observateur suédois de l'OSCE quitte son lieu de détention à Slaviansk. il est accompagné par deux négociateurs de l'OSCE. Il est libéré pour raisons médicales par les pro-russes qui appliquent pour lui la Convention Européenne des Droits de l'Homme.

Le 28 avril 2014

Les diplomates européens sont convoqués à Bruxelles. Comme les 33 personnalités déjà visées, les avoirs de 15 nouvelles personnalités russes proche du Gouvernement, placés dans des banques européennes sont gelés. Les déplacements en Europe des personnalités russes visées, sont interdits. Les USA avaient visé 55 personnes russes. Ils sanctionnent en plus 17 personnalités et 7 entreprises russes. Toutefois, ni le président russe, ni les membres de son gouvernement ne figurent sur la liste noire.

Odessa, le 4 mai 2014

Le 2 mai 2014

A Odessa ville portuaire du bord de la mer noire, lors d'une manifestation organisée par les supporteurs du club de football, favorables à l'Ukraine unie, les pro-russes ont répliqué et affronté les partisans du gouvernement de Kiev. En réponse, ils ont mis le feu à un camp de tentes des pro-russes et ont ensuite incendié la Maison des Syndicats où ces derniers s'étaient réfugiés. 37 personnes ont trouvé la mort. La Russie dépose une requête contre l'Ukraine devant la CEDH.

Le 3 mai 2014

Les observateurs de l'OSCE sont libérés pour raison humanitaire, sans aucune condition sous l'égide de l'émissaire russe Vladimir Loukine.

Le 4 mai 2014

A Odessa, 2.000 opposants au régime de Kiev lancent un assaut contre le siège de la police pour libérer une trentaine de leurs camarades. Les autorités de Kiev réagissent en renvoyant tous les policiers qui ont laissé les prisonniers libérés et ont transféré d'autres prisonniers prorusses vers d'autres centres de détention.

A Slaviansk, "La ville est totalement encerclée", a confirmé Stella Khorocheva, porte-parole des pro-russes.

Le 5 mai 2014

Les villes encerclées commencent à ne plus avoir de ravitaillement et de médicaments. Des combats meurtriers ont lieu à Slaviansk. Quatre morts sont officiellement constatés. Une vidéo clandestine circule pour montrer l'armée ukrainienne jeter des corps en dehors de leurs véhicules.

Le 8 mai 2014

Monsieur Poutine retire ses troupes de la frontière avec l'Ukraine et demande aux autorités pro-russes de reporet le référendum d'autodétermination prévu pour le dimanche 11 mai 2014. Les membres du Conseil populaire de la République autoproclamée de Donetsk répondent qu'ils ontr voté à l’unanimité pour le maintien du référendum pour le 11 mai 2014. Denis Pouchiline, président de la République autoproclamée de Donetsk confirme «Nous sommes reconnaissants du fait que le président russe a souhaité nous donner son avis en la matière, mais nous ne pouvons pas nous opposer à la volonté du peuple que nous représentons. Et cette volonté va dans le sens d’un maintien à la date prévue du référendum». Les dirigeants séparatistes ajoutent «C’est dans les zones où l’armée ukrainienne est intervenue avec le plus de violence, à Sloviansk et à Kramatorsk, que les gens souhaitent un peu plus ardemment la tenue du vote. Ne pas l’organiser, ce serait donc les trahir et nous ne pouvons pas trahir leur confiance alors qu’ils font face tous les jours à l’armée ukrainienne».

Le 11 mai 2014

Sur fond de guerre civile, le référendum dans les régions de Donetsk et Louhansk a consacré la volonté séparatiste du Donbass, bassin houiller de l'Est de l'Ukraine. Selon les autorités pro-russes locales, le "oui" l'a emporté à 89% à Donest et 96, 2 % à Louhansk.

Denis Pouchiline chef des autorités pro-russes de Donetsk déclare que "la République Populaire de Donetsk" autonome est consacrée. Il n'y aura donc pas d'élections présidentielles le 25 mai 2014 sur son territoire, pour élire un nouveau président ukrainien. La région de Louhansk pourrait organiser un référendum sur son éventuelle annexion à la Russie, selon l'agence de presse russe Ria.

Le 12 mai 2014

Les ministres des Affaires étrangères européens réunis à Bruxelles, prennent une nouvelle batterie de sanctions contre treize personnalités russes et ukrainiennes, ainsi qu'à l'encontre de deux entreprises. Ils contestent la légitimité des référendums organisés dans l'Est de l'Ukraine et par conséquent leurs résultats. Le ministre suédois, Carl Bildt, les qualifie «de résultats qui semblent être faux à un pseudo référendum. Il n'y a même pas moyen d'obtenir un taux de participation».

Le 15 mai 2014

La CEDH rend son arrêt Taranenko C. Russie requête n° 19554/05 et condamne la Russie pour violation de l'article 10 lu à la lumière de l'article 11 et de l'article 5§3. La liberté que Monsieur Poutine défend en Ukraine, il ne l'admet pas en Russie. La privation de liberté prolongée avant jugement (1 an) et la peine sévère de 3 ans avec sursis que s’est vu imposer une participante à une manifestation du Parti national-bolchevique non violente contre le Gouvernement en Russie est considérée comme injustifiées, par la CEDH.

Le 20 mai 2014

La Russie menace de couper le gaz à l'Ukraine à partir du 3 juin 2014, si les factures ukrainiennes ne sont payées. L'Union Européenne est contrainte de négocier avec la Russie soumise à ses sanctions économiques.

Le 25 mai 2014

Le roi du chocolat, milliardaire pro-occidental Petro Porochenko est élu au premier tour de la présidentielle en Ukraine avec 54,70% des voix. Il devance largement Ioulia Timochenko, égérie de la Révolution orange et ex-Première ministre créditée de 12,81% des voix. Bien qu'elle a subi une détention contestée par la CEDH, elle paie sa corruption à l'occasion des contrats de fourniture de gaz auprès de la Russie. Le candidat du parti "populiste" Oleg Liachko 42 ans, arrive en troisième position, avec 8,32% des suffrages.

Le 27 mai 2014

L'aéroport de Donetsk est repris par l'armée ukrainienne aux pro-russes. la « République populaire de Donetsk » annonce une quarantaine de morts dans ses rangs.

Le 29 mai 2014

Dans la région de Sloviansk, un hélicoptère de l'armée ukrainienne est abattu par les pro-russes. 12 militaires dont le général ukrainien Volodymyr Koultchitski, meurent.

Le 2 juin 2014

Une attaque d'envergure lancée dans la nuit par une centaine de pro-russes contre le siège régional des gardes-frontières à la périphérie de Lougansk, centre régional de 450.000 habitants fait rage. Les combats meurtriers impliquent snipers, mortiers et lance-roquette.

Quelques heures avant le début de négociations à Bruxelles, le PDG de Gazprom Alexeï Miller a confirmé avoir reçu un versement de 786 millions de dollars de Kiev tout en rappelant que la totalité de la dette s'élevait à 2,3 milliards de dollars pour le gaz livré au 1er avril. Par conséquent, la Russie a accordé à Kiev un répit d'une semaine en repoussant jusqu'au 9 juin son ultimatum sur le gaz et la menace d'une coupure d'approvisionnement.

Le 4 juin 2014

Après avoir rencontré Monsieur Nicolas Sarkozy 2 jours plus tôt, Vladimir Poutine prépare sa venue sur les plages normandes en France pour commémorer le D Day du 6 juin 1944, en recevant des journalistes français pour une longue interview.

Le 6 juin 2014

A l'occasion de la commémoration du 70ième anniversaire du débarquement sur les plages normandes en France, par deux fois, la première durant 15 minutes, en présence de Monsieur François Hollande et la seconde durant une minute, en présence de Angela Merkel, Monsieur Vladimir Poutine et Monsieur Petro Porochenko se sont rencontrés et ont accepté de discuter. Par conséquent, la Russie reconnaît l'élection du nouveau Président de l'Ukraine.

Une famille de réfugiés de Donetsk quitte l’Ukraine pour la Russie. Crédits: Mikhaïl Voskresenski / RIA Novosti

Le 7 juin 2014 :

L'ambassadeur russe est venu assister à l'investiture du nouveau président ukrainien qui a promis de ne pas renoncer à la Crimée.

Le 16 juin 2014 :

Faute d'accord sur le remboursement de la dette de 4,5 milliards d'euros, la Russie coupe le gaz à L'Ukraine.

Le 19 juin 2014 :

Des combats opposent, jeudi 19 juin, les forces armées ukrainiennes et les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine près de la ville de Krasny Liman. Des forces armées russes renforcent à nouveau leur présence, à la frontière ukrainienne.

Le 23 juin 2014 :

Malgré un cesser le feu, un hélicoptère de l'armée ukrainienne est abattu.  Les USA accusent la Russie de prêter main forte aux pro-russes ukrainiens. Avant la réunion de Vienne, Vladimir Poutine demande au Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, de lever l'autorisation d'intervenir militairement en Ukraine, qu'il avait sollicitée en mars. Le volume de gaz russe qui passe en Ukraine est réduit.

Le 27 juin 2014 :

L'Union européenne a signé vendredi l'accord d'association avec l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie, trois ex-républiques soviétiques qui veulent se rapprocher de l'Europe occidentale malgré les pressions de la Russie. "C'est un grand jour pour l'Europe (...). L'Union européenne se tient à vos côtés, aujourd'hui plus que jamais", a déclaré Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen. L'accord a été formellement signé à Bruxelles par les 28 chefs d'État et de gouvernement de l'UE avec le président ukrainien Petro Porochenko et les Premiers ministres géorgien Irakli Garibachvili et moldave Iurie Leanca moldave.

Petro Porochenko a signé le second volet de l'accord d'association, celui d'ordre commercial qui vise en particulier à supprimer l'essentiel des barrières douanières entre l'Ukraine et les pays de l'UE.

Le 28 juin 2014 : Monsieur Porochenko présente un ensemble d'amendements constitutionnels visant à donner plus de pouvoirs aux régions, et permettre aux autorités locales d'avoir un pouvoir concret, sur des questions liées à la langue et à la culture.

Le 8 juillet 2014

Sous la pression des européens, Poutine ne soutient plus les russophones de l'Est de l'Ukraine et se concentre sur la protection de la Crimée. Les forces ukrainiennes qui ont repris l'Est de l'Ukraine, font le blocus des deux places fortes des russophones, Donetsk et Lougansk, avec l'objectif déclaré d'obtenir leur reddition sans condition.

Le 16 juillet 2014

A la demande de la Russie, une mission d'observateurs de l'OSCE se rend aux postes de contrôle de Donetsk et de Goukovo. L'armée Ukrainienne qui tente d'écraser les russophones, a réalisé des tirs d'artillerie sur une ville russe frontalière. La possibilité d'utiliser des drones pour surveiller la frontière russo-ukrainienne, est approuvée par l'OSCE.

Le 17 juillet 2014

Alors que la guerre a déjà causé la mort de 600 personnes, les séparatistes pro-russes abattent deux avions de chasse de l'armée ukrainienne, avec des missiles sol air. Un Boeing 777, un avion de ligne de la compagnie Malaysian airline (MH17), survole la zone de guerre, au dessus de la région de Donetsk, sans qu'aucune directive européenne ne l'interdise. Deux avions de chasse de l'armée ukrainienne, l'accompagnent. Un missile sol air SA-11 (Bouk) est tiré par les séparatistes pro-russes, contre les avions de chasse qui s'écartent. Le missile sol air s'oriente automatiquement sur l'avion de ligne,  masse bien plus importante que les avions de chasse. 298 morts dont 15 membres de l'équipage, 189 néerlandais, 29 malaisiens, 27 australiens, 12 indonésiens,  9 britanniques, 4 allemands, 6 belges, 3 philippins, 2 australo libanais, 1 Canadien et 1 Néo-Zélandais, sont à déplorer.

Une centaine des passagers se rendaient à la 20eme conférence sur le sida qui se tient du 20 au 25 juillet 2014, à Melbourne, en Australie. Parmi eux, Joep Lange, directeur du département de santé mondiale à l'université d'Amsterdam, voyageait avec sa compagne Jacqueline Van Tongeren. De 1992 à 1995, Joep Lange avait été chef de la recherche clinique et du développement des médicaments au sein du programme mondial de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le sida. De 2002 à 2004, il a présidé la Société internationale du sida (IAS), organisatrice des grandes conférences internationales consacrées au VIH. Il avait à son actif plus de 350 publications scientifiques et avait fondé la Fondation PharmAccess, destinée à favoriser l'accès des populations du Sud aux traitements anti-VIH.

Le 20 juillet 2014

Pour retrouver les corps des victimes et connaître les causes exactes du crash de l'avion, les dirigeants européens demandent à Vladimir Poutine d'utiliser toute son influence pour obtenir immédiatement des séparatistes ukrainiens qu’ils cessent d’entraver l’enquête et les secours. Ils demandent que les boîtes noires soient remises à l'OSCE ou aux autorités malaisiennes.

Le 21 juillet 2014

Les équipes d'enquête, ont beaucoup de difficulté pour travailler en pleine zone de guerre. L'armée ukrainienne profite de l'émoi international causé par le crash du Boeing, pour lancer une sanglante offensive contre les séparatistes pro-russes. Les boites noires sont remises aux autorités malaisiennes. Les corps sont rapatriés vers les Pays Bas.

Le 30 juillet 2014

Bruxelles accentue ses sanctions contre la Fédération de Russie.

Dans le but de restreindre l'accès russe aux marchés européens, les citoyens européens et les entreprises ne pourront plus acheter ni vendre de nouvelles actions financières si elles proviennent d'une banque russe dont l'État est l'actionnaire majoritaire.

Un embargo est déclaré sur l'import et l'export des armes et du matériel en provenance et à destination de la Russie. L'exportation des biens et des technologies à usage militaire est, elle aussi, interdite.

La France a cependant indiqué, malgré les critiques de Washington et de Londres, qu'elle livrerait tout de même un porte-hélicoptères Mistral, négocié en 2011 et déjà payé par les Russes, mais qu'elle se réservait pour le second, en fonction de l'attitude russe.

L'exportation de certains équipements relatifs à l'énergie et à la technologie sera soumise à un droit de veto par les autorités des États membres. Par exemple, toutes les licences d'exportation seront interdites pour les équipements destinés à la recherche de pétrole et de gaz en eau profonde.

En Crimée et à Sébastopol, les États membres interdisent les nouveaux investissements d'entreprises de leurs pays dans les infrastructures de transports, de télécommunication et dans le secteur de l'énergie. Sont également interdits, les investissements destinés à l'exploitation du gaz, du pétrole et des ressources minérales.

La liste noire s'allonge à 95 personnes et 23 entités. Washington augmente aussi ses sanctions.

Le 31 juillet 2014

L'armée ukrainienne suspend pour une journée son offensive contre les séparatistes prorusses dans l'Est à la demande du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon. Cette trêve permet aux experts internationaux d'accéder, pour la première fois, au site du crash du MH 17, où se trouvent toujours des restes humains et des débris. Mais les combats dans les villages voisins reprennent. Des explosions à proximité du site, empêchent les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les quatre experts néerlandais et australiens, de continuer leur mission. Les Pays Bas envoient 700 hommes militaires et civils. L'Australie envoie 250 hommes.

SUISSE

Berne, fait de juteuses affaires avec Moscou et ne s'associe pas aux sanctions économiques prises par l'Union européenne et les États-Unis. Les chiffres donnés par Genève Place financière sont concrets : 75 % des exportations de pétrole russe et 60 % des exportations de céréales russes passent par Genève.

LE 5 AOÛT 2014

Le district ouest du fief séparatiste, en quasi état de siège, est le théâtre de violents affrontements. Des milliers de civils ont pris la route alors que l'armée ukrainienne prépare «la libération de la ville». D’intenses combats entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses ont gagné Donetsk, tuant au moins deux civils dans ce principal fief des insurgés dans l’est de l’Ukraine.

A Kiev, Andriï Lyssenko porte-parole militaire a confirmé que les forces ukrainiennes s’étaient «approchées» des quartiers périphériques de Donetsk et de l’autre fief séparatiste, celui de Lougansk. «Cela ne veut pas dire qu’un assaut est en cours, pour l’instant il s’agit de préparer la libération de la ville». Selon des chiffres publiés par l’ONU, au moins 285 000 personnes ont fui l’est de l’Ukraine, en majorité (168 000) en direction de la Russie, et le mouvement ne fait que s’intensifier, atteignant 1 200 personnes par jour depuis deux semaines.

LE 6 AOÛT 2014

La Fédération de Russie interdit pour un an l'importation de produits agroalimentaires en provenance des Etats-Unis et de l'Europe. "Afin de protéger les intérêts nationaux de la Fédération de Russie (...) j'ordonne d'interdire ou de limiter pour un an les importations sur le territoire russe de certains types de produits agricoles, de matières premières et de produits d'alimentation" en provenance de pays qui ont "décidé de mettre en place des sanctions économiques" contre la Russie, a déclaré Vladimir Poutine, cité dans un communiqué du Kremlin.

LE 7 AOÛT 2014

Six mois après le départ de Viktor Ianoukovitch du pouvoir, la poignée d'irréductibles contestataires vivant encore sur la place Maidan à Kiev, ont accueilli avec violence les forces gouvernementales venues les déloger.

LE 13 AOÛT 2014

740 centres d'accueil temporaire sont déployés en Russie. Ils hébergent 51.390 personnes dont 16.690 enfants", a indiqué M.Drobychevski, porte-parole du ministère russe des Situations d'urgence.

Un convoi humanitaire de 300 camions russes, se dirige vers l'Ukraine. Ils sont bloqués à la frontière par le gouvernement ukrainien qui les refuse, le temps que le Comité international de la Croix Rouge (CICR) assure une médiation et une inspection.

Les combats intenses continuent à Slaviansk et à Donetsk.

LE 17 AOÛT 2014

Un MIG 29 de l'armée ukrainienne, est abattu par les pro-russes. 16 camions du convoi humanitaire sont acceptés et se dirigent vers la frontière. Ils sont inspectés mais ils sont à moitié, vides !

Les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien se retrouvent à 18h15 à Berlin en présence de leurs homologues allemand et français. Aucun accord n'est trouvé.

LE 25 AOÛT 2014

Mille volontaires russes combattent aux côtés des prorusses.

LE 27 AOÛT 2014

La Russie et la Chine signent un accord pour que leurs livraisons respectives soient payées en monnaies respectives, roubles et yuans chinois.

Le 29 AOÛT 2014

Le ministre russe de l'Énergie Alexandre Novak, met en garde contre les risques qui pèsent sur la livraison de gaz russe vers l'Europe lors d'une conférence de presse avec le commissaire européen à l'Énergie Günther Oettinger. "La situation est hautement critique à l'approche de la saison de chauffage (-) il y a un risque que le gaz livré par Gazprom pour l'Europe soit illégalement prélevé par l'Ukraine pour ses propres besoins".

LE 31 AOÛT 2014

Monsieur Poutine déclare que l'Est de l'Ukraine doit devenir un État indépendant :

"Nous devons commencer immédiatement des discussions substantielles (...) sur des questions touchant à l'organisation politique de la société et à un statut étatique pour le sud-est de l'Ukraine afin de protéger les intérêts légitimes des personnes qui y vivent".

LE 3 SEPTEMBRE 2014

L'armée ukrainienne a subi une déroute contre les pro russes. La région de Donetsk est entre les mains des séparatistes. Le Gouvernement Ukrainien demande un cessez le feu. Le président de la république française déclare qu'il ne peut pas livrer à la Fédération de Russie, les deux bateaux de guerre Mistral en cours de construction aux chantiers de Saint-Nazaire, tant qu'il n'y a pas de cessez le feu en Ukraine et un règlement politique.

LE 5 SEPTEMBRE 2014

Un cessez le feu est signé en Ukraine. Des accrocs ont lieu à Marioupol minimisés par les deux chefs d'État ukrainien et russe.

L'ACCORD DE CESSEZ LE FEU :

Les parties au conflit s'engagent à un "cessez-le-feu bilatéral immédiat", condition préalable aux autres points de l'accord.

• Le président pro-européen et les rebelles conviennent d'appeler à une libération "immédiate" de tous les prisonniers et des otages retenus depuis le début du conflit en avril.

• Le protocole prévoit le retrait des "groupes armés illégaux, des armes lourdes et de tous les combattants et mercenaires du territoire ukrainien".

• L'OSCE est chargée de contrôler et vérifier le régime de ce cessez-le-feu. Son équipe sur le terrain devrait être composée d'une soixantaine de personnes.

• Contrairement à la demande russe, il n'est pas fait mention d'une "fédéralisation" des régions de l'Est. L'accord stipule en revanche une "décentralisation" du pouvoir. Cela devrait permettre un "statut spécial" aux régions de Donetsk et Lougansk pour la mise en place d'un "gouvernement autonome provisoire" et la tenue d'élections locales anticipées.

• Le protocole appelle à "un dialogue national inclusif" et garantit l'adoption d'une loi contre la poursuite et la traduction en justice de personnes "impliquées dans certains événements" dans la région de Donetsk et Lougansk. Une tournure qui pourrait en théorie permettre aux deux camps d'éviter d'être accusés de crimes de guerre.

• Le protocole stipule le "contrôle constant et actif" par l'OSCE de la frontière entre la Russie et les régions de Lougansk et Donetsk, longue de 924 km et la création d'une zone de sécurité dans les zones frontalières.

• Le protocole appelle à l'adoption d'un programme pour aider au "rétablissement économique et à la reprise de l'activité" dans le Donbass, région industrielle de l'Ukraine.

• Sur le plan humanitaire, l'accord prévoit des mesures pour "améliorer la situation humanitaire" dans les régions de Donetsk et de Lougansk, sans plus de détails.

• Le dernier point du protocole garantit la sécurité des personnes participants aux négociations.

LE 9 DÉCEMBRE 2014

L'accord de trêve est enfin respecté.

Les enfants de Donetsk réfugiés pour se protéger des bombardements de l'armée ukrainienne en janvier 2015

LE 14 JANVIER 2015

Un tir de roquette contre un bus dans l'Est de l'Ukraine cause la mort de 12 civils. Au moment de l'attaque, le bus se trouvait à proximité d'un point de contrôle des forces gouvernementales ukrainiennes. Dix passagers ont été tués sur le coup. Selon Monsieur Abroskine, le tir de roquettes a été effectué par les insurgés retranchés dans la ville voisine de Dokoutchaïevsk.

LE 22 JANVIER 2015

L'aéroport de Donesk est repris aux séparatistes pro russes. 13 civils sont tués. Depuis le début de la guerre, 5000 morts sont à déplorer.

LE 28 JANVIER 2015

Alors que l'UE prolonge de six mois, les sanctions économiques contre la Fédération de Russie, après le rajout de nouveaux noms à la liste noire déjà longue de 132 personnes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE.

La chute du prix du pétrole et les sanctions économiques cassent l'économie russe. L'ancien dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, est sorti de son silence pour fustiger les Occidentaux. "On n'entend que parler de sanctions de l'Amérique et de l'Union européenne contre la Russie. Ont-ils perdu la tête ?". Washington "nous entraîne dans une nouvelle guerre froide. Et ensuite ? Je ne suis pas en mesure de déclarer qu'elle ne va pas se transformer en véritable guerre".

LE 3 FÉVRIER 2015

Face à la situation dramatique à Donetsk où les enfants sont en première ligne, Giovanna Barberis, représentante de l'UNICEF en Ukraine depuis août dernier, pousse un cri d'alarme, et appelle à l'aide internationale. Les habitants sont soumis aux bombardements quotidiens de l'armée Ukrainienne. Les pro russes répondent et avancent. La Fédération de Russie fait passer la frontière à une cinquantaine de chars.

LE 12 FÉVRIER 2015

Après 17 heures de négociation non stop entre Monsieur Vladimir Poutine, Monsieur Petro Porochenko, Monsieur François Hollande et Madame Angela Merkel, un accord est signé à Minsk pour prévoir un cessez le feu pour le samedi 14 février 2015, 24 heures. En attendant, la guerre continue.

LE 15 FÉVRIER 2015

Le cessez le feu de Minsk 2 est globalement respecté. Commence alors une période où les positions militaires des uns et des autres constituent la nouvelle frontière entre l'Ukraine amputée et la Fédération de Russie. Des bombardements continuent sur les limites de la frontière, durant les années 2015 et 2016.

ÉLECTIONS EUROPÉENNES DU 23 MAI AU 25 MAI 2014

Avec la victoire du FN premier parti de France, les élections sont considérées comme un séisme. Il s'agissait pourtant d'un séisme annoncé. François Hollande envisage sérieusement de démissionner pour sauver le parti socialiste. Manuel Valls arrive à le dissuader grâce à l'état de l'UMP au bord de l'implosion. Il choisit de se sacrifier et de rester jusqu'au bout de son mandat. En réalité, la France est divisée en trois grandes familles proches les unes des autres. La droite républicaine (UMP + UDI) a 27 sièges. Elle est suivie par le FN (24 sièges) et la Gauche (23 sièges). La Proclamation des résultats de l'élection des représentants au Parlement européen, est publiée au JO du 1er juin 2014.

Dans d'autres pays européens comme en Grande Bretagne et au Danemark, les partis nationalistes font aussi bien voir mieux que le FN en France. En Europe et dans beaucoup de pays européens, les nationalistes sont divisés. Ensemble, ils représentent un tiers de la nouvelle assemblée. Le parti féministe en Suède obtient 1 siège. Les conservateurs sont majoritaires et Monsieur Jean Claude Juncker peut légitimement espérer obtenir la présidence de la commission.

ALLEMAGNE : Madame Merkel gagne 34 sièges sur les 96 sièges allemands.

Les conservateurs CDU-CSU, menés par Angela Merkel, s’imposent avec 35,3% des voix soit 34 sièges, malgré une légère baisse (37,9% en 2009). Ils sont suivis par les socio-démocrates du SPD, qui totalisent 27,3% et 27 sièges. Le tout jeune parti anti-euro Alternative Für Deutschland, créé au printemps dernier, est la vraie nouveauté de ce scrutin. Avec 7% des voix, ils font leur entrée au Parlement européen avec 7 sièges – tout comme les néo-nazis du NPD, qui réunit 1,5% des voix et obtient 1 siège. Les Verts sont à 10,7%, avec 11 sièges et la gauche radicale Die Linke à 7,4% avec 7 sièges (contre 6,1% en 2009). Le parti libéral démocrate obtient 3,4% des voix et 3 sièges plus 1 siège du FW soit des électeurs libres. Avec plus ou moins 1% des voix, ont chacun 1 siège, le Parti Pirate, le Parti pour la Protection des animaux, le Parti pour la famille d'Allemagne, le Parti Ecologique démocratique et le PARTEI.

AUTRICHE : Les nationalistes de FPÖ sont troisième. Le centre droit OVP gagne et obtient 5 siège sur les 18 sièges autrichiens.

Le parti d’extrême-droite FPÖ arrive troisième, avec 19,7% des suffrages contre 12,7% en 2009. Il obtient 4 sièges. L’ÖVP (centre-droit) est en tête avec 27%, et 5 sièges, en recul de 2,2 points par rapport à 2009. Il est suivi par les sociaux-démocrates du SPÖ, qui atteignent 24,1%, avec 4 sièges. Les Verts obtiennent 3 sièges avec 14,5% des voix. La Nouvelle Autriche et le Forum Libéral obtient 1 siège avec 8,1% des voix.

BELGIQUE : L'Eurosceptique Alliance néo flamande gagne mais n'obtient que 4 sièges sur les 21 sièges belges.

Alliance néo Flamande obtient 16,3% des voix et 4 sièges, suivie des Libéraux et Démocrates Flamands 12,5 % avec 3 sièges et les Chrétiens Démocrates et Flamands avec 12,2% et 2 sièges. Le Parti Socialiste a 11,1 % des voix et 3 sièges suivi du Mouvement Réformateur (10,3% et 3 sièges), du Parti Socialiste Autrement (8% et 3 sièges), des Verts (6, 1% pour 1 siège), des Ecolos  (4,4% pour 1 siège), les nationalistes flamands du Vlaams Belang ont 4,14 des voix et 1 siège.

BULGARIE : Les pro-européens gagnent 6 sièges sur les 17 sièges bulgares.

Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie obtient 30,5 % des voix et 6 sièges, suivi du parti socialiste avec 19 % des voix et 4 sièges, du Mouvement des droits et libertés (17,1 % et 4 sièges), de Bulgarie sans censure (10,2% et 2 sièges) du Bloc Réformiste (6,4% et 1 siège). Les autres partis n'obtiennent pas de siège, il s'agit de l'Alternative pour le Salut de la Bulgarie (4,3%) et Ataka deuxième parti eurosceptique (3%).

CHYPRE : Les conservateurs gagnent 2 sièges sur les 6 sièges chypriotes.

Rassemblement Démocratique obtient 37,7% des voix avec 2 sièges, suivi du Parti Progressiste des Travailleurs (26,9% avec 2 sièges) du Parti Démocrate (10,8% avec 1 siège) et du Mouvement pour la Sociale Démocratie (7,7% avec 1 siège).

CROATIE : Les conservateurs gagnent 6 sièges sur les 11 sièges croates.

"Coalition Patriotique et Union Démocrate Croate" obtient 41,4% et 6 sièges, Coalition Cocorico (SPD) a 29,9% des voix et 4 sièges, Développement Durable Croate (DRAH) a 9,4 % des voix et 1 siège. N'obtiennent pas de siège, les nationalistes "Alliance Pour la Croatie"  qui obtient 7 %, le Parti Travailliste (3,5%) l'autre parti nationaliste Forum National (2,4 %).

DANEMARK : Les nationalistes du Parti Populaire Danois gagnent 4 sièges sur les 13 sièges danois.

Parti Populaire Danois a 26,6 % des voix avec 4 sièges. Il est suivi des Sociaux Démocrates, (19,1% et 3 sièges), du Parti Libéral du Danemark (16,7% avec 2 sièges), le Parti Populaire Socialiste (vert) avec 10,9% des voix et 1 siège, le Parti Populaire Conservateur a 9,2% des voix et 1 siège, Mouvement Populaire contre l'Union Européenne (gauche) a 8% des voix et 1 siège), la Gauche Radicale a 6,5% des voix et 1 siège, Alliance Libérale n'obtient que 2,9 % des voix.

ESPAGNE : Le Parti Conservateur gagne 16 sièges sur les 54 sièges espagnols.

Le Parti Populaire obtient 26 % des voix et 16 sièges suivi du PSOE (23% 14 sièges) de la Gauche Plurielle (10% 6 sièges), les populistes de Podemos (8% et 5 sièges) l'autre parti populiste Union Progrès et Démocratie (6,5% et 4 sièges), Coalition pour l'Europe (5,4% et 3 sièges), la Gauche pour le droit de décider (verts) (4,% et 2 sièges) le troisième parti populiste Citoyens- Parti de la citoyenneté ont 3,2% et 2 sièges. Ont chacun un siège, Primavera Europea et Les peuples décident.

ESTONIE : Les libéraux gagnent 3 sièges sur les 6 sièges estoniens.

Le Parti de la Réforme obtient 24,2 % des voix et 2 sièges, l'autre parti libéral, le Parti du Centre a 22,4% et 1 siège, les conservateurs Union Pro Patrio et Res Republica (13,9% 1 siège), Le Parti Social Démocrate (13,6 % et 1 siège), Indrek Tarand (verts) ont 13,2 % des voix et 1 siège. Les nationalistes du Parti Conservateur Populaire Estonien a 4 % des voix et aucun siège.

FINLANDE : Les Conservateurs gagnent 3 sièges sur les 13 sièges finlandais.

Le Parti de la Coalition Nationale a 22,6% des voix et 3 sièges, suivi du Parti du Centre (19,7% et 3 sièges) des populistes du Vrais Finnois (12,9% avec 2 sièges)  du SDP (12,3% et 2 sièges) de la Ligue Verte (9,3% et 1 siège) de l'Alliance de Gauche (9,3% et 1 siège), des libéraux du Parti Populaire Suédois de Finlande (6,7% et 1 siège) et de l'autre parti conservateur des Chrétiens Démocrates (5,2% et pas de siège).

FRANCE : Le FN est le premier parti de France et obtient 24 sièges sur les 74 sièges français.

Le FN recueille 24,96% des voix avec 24 sièges, l'UMP a 20,80% des voix et 20 sièges, le PS associé au PRG ont 14% des voix et 13 sièges, l'UDI 9,9% 7 sièges, EELV (verts) 8,92% 6 sièges, le Front de gauche 6,3% et 3 sièges. L'Union pour les Outre Mer a 1 siège apporté au Front de gauche.

GRECE : La coalition de gauche radicale (SYRIKA) gagne 6 sièges sur les 21 sièges grecs.

La coalition de gauche radicale (SYRIKA) a 26,6% des voix et 6 sièges, les conservateurs de la Nouvelle Démocratie a 22,7% des voix et 5 sièges, les "néo nazis" Aube Dorée ont 9,4% des voix et 3 sièges, les socialistes de l'Olivier ont 8% et 2 sièges, Potami ou La Rivière a 6,6 % des voix et 2 sièges, le Parti Communiste a 6 % des voix et 2 sièges, les conservateurs les grecs indépendants ont 3,4% des voix et 1 siège.

HONGRIE : Les conservateurs de Victor Orban gagnent 12 sièges sur les 21 sièges hongrois

Le Fidesz a 51,5% et 12 sièges, les nationalistes Jobbik ont 14,7% des voix et 3 sièges, le Parti Socialiste Hongrois a 10,9% des voix et 2 sièges, suivis Coalition Démocratique (9,8% et 2 sièges) de Ensemble Dialogue pour la Hongrie (7,2% et 1 siège) et de "une autre politique est possible" (5% et 1 siège)

IRLANDE : Les nationalistes les Indépendants gagnent mais n'ont que 2 sièges sur les 11 sièges irlandais.

Les Indépendants ont 24 % des voix et 2 sièges, suivi des conservateurs du Fine Gael avec 22% des voix et 4 sièges, du Parti Républicain (22% et 2 sièges), de la gauche du Sinn Féin (17% et 3 sièges). Le Parti travailliste et verts qui ont chacun 6 % des voix n'ont pas de siège.

ITALIE : Le Parti Démocrate de gauche du chef de gouvernement Matteo Renzi gagne 31 sièges sur les 73 sièges italiens.

Le Parti Démocrate a 40,8% des voix et 31 sièges, suivi du Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillon (21,1% et 17 sièges), de la coalition autours de Forza Italia de Silvio Berlusconi (16,8% et 17 sièges), de la Ligne du Nord (6,2% et 5 sièges) et de la gauche de l'autre europe avec Tsipras (4% et 3 sièges)

LETTONIE : Les conservateurs de Unité gagnent 4 sièges sur les 8 sièges lettons.

Unité a 46% des voix et 4 sièges, suivi de Alliance Nationale (14% et 1 siège) du Centre de l'harmonie et du Parti Social Démocrate du Travail (13% et 1 siège) de l'Union des verts et paysans (8% et 1 siège) de l'Union lettone russe (LKS) avec 6% des voix et 1 siège. Alternative avec 4,5% des voix n'a pas de siège.

LITUANIE : Les centristes LRLS et DP gagnent ensemble 3 sièges sur les 11 sièges de la Lituanie.

Les conservateurs de TS et LKD ont 17,4% des voix et 2 sièges, suivi du Parti Social Démocrate Lithuanien (17,3% des voix et 2 sièges) des libéraux de LRLS (16,5% et 2 sièges) des Nationalistes Ordre et Justice (14,3% et 2 sièges) de DP (12,8% et 1 siège), de l'Action électorale polonaise de Lituanie (8% et 1 siège) de LVZS (6,6% et 1 siège).

LUXEMBOURG : Les conservateurs gagnent 3 sièges sur les 6 sièges luxembourgeois.

Le Parti Populaire Chrétien Social de Monsieur Juncker a 37,65% des voix et 3 sièges, les Verts ont 15% des voix et 1 siège, le Parti Démocratique a 14,8% et 1 siège, le Parti Ouvrier Socialiste a 11,7% des voix et 1 siège. L'ADR et la Gauche n'ont pas de sièges avec respectivement 7,5% et 5,8% des voix.

MALTE : Le Parti Travailliste gagne 4 sièges sur les 6 sièges.

Le Parti travailliste obtient 53% des voix et 4 sièges suivi des conservateurs du Parti Nationaliste (40% des voix et 2 sièges)

PAYS BAS : Les centristes D 66 et VVD gagnent avec 7 sièges sur les 26 sièges hollandais.

Les Démocrates 66 ont 15,4% des voix et 4 sièges, les conservateurs de Appel Démocrates Chrétien ont 15% des voix et 5 sièges suivi des nationalistes du Parti pour la Liberté (13,2% et 4 sièges), du VDD soit le Parti Populaire Libéral et démocrate (11,9% et 3 sièges), de la gauche du Parti socialiste (9,6% et 2 sièges) du Parti Travailliste (9,4% et 3 sièges) du CU/SGP (7,6% et 2 sièges), de la Gauche Verte (7% et 2 sièges) et le PVDD avec 1 siège.

POLOGNE : Les nationalistes de droit et Justice gagnent 19 sièges sur les 51 sièges polonais.

Droit et Justice obtient 32,3% des voix avec 19 sièges suivi des conservateurs Plate Forme Civique (31,3% et 19 sièges), de Alliance de la Gauche démocratique (9,5% et 5 sièges), des conservateurs du Parti du Peuple Polonais (7,2% et 4 sièges), du Congrès de la Nouvelle Droite (7% et 4 sièges)

PORTUGAL : Le Parti Socialiste gagne 8 sièges sur les 21 sièges portugais.

Le Parti Socialiste obtient 31,5% des voix et 8 sièges, suivi des conservateurs du PSD-CDS (27,7% et 7 sièges). La gauche du CDU et BE ont 17,3% des voix et 4 sièges et les verts du Parti de la Terre obtiennent 7,2% des voix et 2 sièges.

REPUBLIQUE TCHEQUE : Les conservateurs gagnent 7 sièges sur les 21 sièges tchèques

Les conservateurs du TOP 09 et KDU-CSL ont respectivement 16 et 10% des voix soit 26% et 4 plus 3 sièges. Les centristes d'Action des Citoyens Mécontents ont 16,1% des voix et 4 sièges. Le Parti Social Démocrate Tchèque a 14,2% des voix et 4 sièges suivi du Parti Communiste de Bohême et Moravie (11% et 3 sièges) du Parti Démocratique Civique (7,7% et 2 sièges) du Parti des citoyens libres (5,2% et 1 siège)

ROUMANIE : L'Union Sociale  Démocrate gagne 16 sièges sur les 32 sièges roumains.

L'Union Sociale  Démocrate a 37, 6% des voix et 16 sièges suivi du Parti National Libéral (15% et 6 sièges), des conservateurs du PDL (12,2% et 5 sièges), des nationalistes Mircea Diaconu (6,8% et 1 sièges), des conservateurs Hongrois de Roumanie UDMR -RMDSZ (6,5% et 2 sièges) des conservateurs du Parti du Mouvement Populaire (6,3% et 2 sièges). Les nationalistes du Parti du Peuple Dan Diaconescu ont 3,7% des voix et aucun siège.

ROYAUME UNI : Les nationalistes UKIP gagnent 24 sièges sur les 73 sièges anglais.

Parti pour l'indépendance du Royaume Uni (UKIP) 26,8 % des voix et 24 sièges, le Parti Travailliste, 24,7% et 20 sièges, le Parti Conservateur, 23,3% et 20 sièges, le Parti Vert, 7,7% et 3 sièges, les Démocrates libéraux, 6,7% des voix et 1 siège, le Parti National Ecossais, 2,4 % et 1 siège. Ont aussi 1 siège le Parti du Pays de Galle (0,7%), le Sinn Fein (0,7%), le Parti Unioniste démocrate (0,5%) et le Parti Unioniste d'Ulster (0,3).

SLOVAQUIE : Les Sociaux Démocrates gagnent 4 sièges sur les 13 sièges.

Les Sociaux démocrates ont 24,1 des voix et 4 sièges, le Mouvement Chrétien Démocrate a 13,2% des voix et 2 sièges, l'Union Démocrate et Chrétienne Slovaque (7,8% et 2 sièges), les nationalistes des gens ordinaires et personnalités indépendantes ont 7,5% et 1 siège. Le second parti nationaliste NOVA a 6,8% et 1 siège, les libéraux de Liberté et Solidarité a 6,7% et 1 siège, le troisième parti conservateur le Parti de la Coalition Hongroise ont 6,5% des voix et 1 siège. Le quatrième parti conservateur Most - Hid a 5,8% des voix et 1 siège. Le troisième parti nationaliste a 3,6% des voix et aucun siège.

SLOVENIE : Les deux partis conservateurs gagnent 5 sièges sur les 8 sièges slovènes.

Le Parti Démocrate Slovène a 24,6% des voix et 3 sièges, la Nouvelle Slovénie et Parti Populaire a 15,2% des voix et 2 sièges, les nationalistes de la liste "je crois" a 10,6% des voix et 1 siège, suivi par les centristes du Parti Démocrate des retraités (9,1% et 1 siège), les Sociaux Démocrates (7,9% et 1 siège). Les deux partis du centre suivi du deuxième parti nationaliste n'ont pas de siège puisque la Slovénie Positive a 6,2% des voix, Kacin-Konkretno, 5,5% et le Parti National Slovène 4%.

SUEDE : Le Parti Social Démocrate et verts gagnent 9 sièges sur les 20 sièges suédois.

Le Parti Social Démocrate a 24,4% des voix et 6 sièges, suivi du Parti de l'Environnement les Verts (15,3 % et 3 sièges) du Parti du Rassemblement modéré, 13,6% et 3 sièges, du Parti du Peuple des libéraux, 10% et 2 sièges, des nationalistes des Démocrates de Suède (9,7% et 2 sièges) du Parti de gauche (8,1% et 1 siège) du Parti du Centre (6,5% et 1 siège), des Chrétiens Démocrates (6% et 1 siège) et Le parti féministe Initiative féministe (5,3% et 1 siège).

LE 15 JUILLET 2014

L'ancien premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker est confirmé à la présidence de la Commission européenne. L'ex-chef de l'Eurogroupe a obtenu 422 voix « pour » et 250 voix « contre », avec 47 abstentions et 10 bulletins nuls. Il devait obtenir une majorité qualifiée de la moitié des eurodéputés, soit au moins 376 voix sur 751. Il n'a pas fait le plein de vote positif puisque la grande coalition entre son parti de droite, le PPE, et les socialistes, à laquelle s'étaient ralliés les libéraux et centristes, rassemble un total de 480 députés.

S'exprimant tour à tour en français, allemand et anglais, il a promis de rendre l'Europe « plus concurrentielle » mais aussi plus sociale. Il a proposé un plan de relance de 300 milliards d'euros pour les trois années à venir, pour investir dans la croissance et l'emploi, sans pour autant remettre en question l'orthodoxie budgétaire souhaitée par l'Allemagne.

Il a proposé d'étendre jusqu'à l'âge de 30 ans le bénéfice de la garantie jeune, un dispositif européen d'accompagnement des jeunes sans formation ni emploi réservé aux moins de 25 ans. Il s'est aussi aussi engagé à défendre la libre circulation des travailleurs à l'intérieur de l'Europe et à défendre l'UE pour la signature du traité commercial transatlantique TAFTA.

GUERRE ISRAËL - PALESTINE

LE 2 JUILLET 2014

Le Président de la République Française, fait part de sa consternation pour l’enlèvement et la mort d’un jeune Palestinien, Mohamed Abou Khoudaïr, à Jérusalem pour venger la mort de trois jeunes israéliens assassinés le 12 juin 2014. Il condamne de la manière la plus ferme cet odieux assassinat et présente ses sincères condoléances à sa famille. Il rappelle aussi l’importance que chacun montre la plus grande retenue et fasse le nécessaire pour éviter une escalade dangereuse de la violence et des représailles. Les familles des policiers israéliens qui ont assisté au drame subiront pourtant des représailles.

Une quinzaine de jours plus tard, le journaliste allemand Christian Sievers, démontre lors de l’émission "Auslands Journal" de la chaîne allemande ZDF que l’assassinat des trois jeunes Israéliens n’aurait pas été commis par des Palestiniens. Il s’agit d’un crime civil commis par un citoyen de confession juive pour des raisons d’ordre économique. Les jeunes gens ont été assassinés un jour après leur enlèvement, et après avoir brûlé leur voiture, leurs corps ont été abandonnés près de la ville d’Hébron. Le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, serait bien informé de tous les détails de l’appel passé par un des garçons durant leur séquestration, mais a été obligé, par Monsieur Netanyahou, à cacher cette information afin que l’assassinat puisse être utilisé comme prétexte pour débuter une nouvelle offensive contre Gaza.

Le premier ministre israélien reconnaîtra que le crime n'est pas le fait du Hamas, le 31 juillet 2014.

LE 8 JUILLET 2014 :

En réponse à l'assassinat de trois jeunes israéliens et à la mort d’un jeune Palestinien, Mohamed Abou Khoudaïr, à Jérusalem, la guerre est déclenchée entre le Hamas et Israël sous le nom d'opération "Protective Edge" ("Bordure protectrice") .

LE 10 JUILLET 2014 :

L'armée israélienne pilonne les cibles du Hamas. "Les résultats de Tsahal (l'armée israélienne) sont pour l'instant significatifs et nous allons continuer d'attaquer le Hamas et les autres organisations terroristes", s'est félicité le ministre de la Défense Moshé Ya'alon. "Le Hamas subit des dégâts très importants et va continuer d'en subir dans les jours à venir avec toute la force qu'il faudra tant que le calme ne sera pas revenu dans le sud du pays"

L'opération aérienne israélienne ne réussit pas à faire cesser les salves de roquettes lancées par les combattants du Hamas et de son allié, le Djihad islamique, tous deux bien armés et équipés de roquettes à longue portée. Plus de 230 projectiles ont atteint le territoire israélien depuis le début des hostilités. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a revendiqué des tirs de roquettes contre Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa (nord d'Israël), à une distance record de plus de 160 kilomètres de Gaza, ainsi que contre le site nucléaire de Dimona, au Sud. Ces tirs n'ont pas fait de victimes, mais des dizaines d'Israéliens ont été commotionnés.

En revanche, 100 Palestiniens ont été tués selon des sources médicales palestiniennes. Beaucoup de victimes sont des civils, des femmes et des enfants. Pour justifier le carnage, Tsahal déclare qu'il prévient les populations avant chaque raid. "Lancer un avertissement n'absout pas la partie attaquante de ne cibler que des objectifs militaires ou de s'abstenir de toute attaque si les pertes et les dégâts civils anticipés sont disproportionnés", répond Human Rights Watch (HRW).

LE 18 JUILLET 2014

Après deux jours de bombardements intensifs qui a causé 300 morts, le cabinet de sécurité des sept principaux ministres israéliens a donné l’ordre à l’armée de lancer une invasion terrestre en agissant en plusieurs étapes. L’objectif premier de Tsahal est de découvrir et de détecter les tunnels qui communiquent avec Israël depuis Gaza. L'existence de ces tunnels, est présumée depuis que treize commandos palestiniens se sont introduits près du kibboutz Sufa, en territoire israélien. L’un des membres a été tué et les autres se sont repliés.

Les opérations ont commencé au nord de la bande, à Beit Hanoun et Beit Lahia avec l’aide de tanks, de fusées éclairantes, de frappes aériennes et d’hélicoptères d’attaque tandis que la marine tire de nombreux obus depuis la mer.

Une fois, le premier objectif atteint, l'armée israélienne aura un second objectif. Tsahal agit par étapes pour pouvoir négocier avec le Hamas et les autorités égyptiennes. Fawdi Barhoum, porte-parole du Hamas fait savoir que son mouvement étudie l'initiative égyptienne rédigée avec la collaboration des experts israéliens et par conséquent rejetée immédiatement par le Djihad islamique. Fawdi Barhoum rappelle les conditions qui pourraient ramener la paix, à savoir la cessation des bombardements israéliens, la fin du blocus qui frappe Gaza depuis 2006, la réouverture du terminal de Rafah et la libération des prisonniers palestiniens.

Les tirs quotidiens de roquette du Hamas sur Israël, a contraint 5 millions d’Israéliens à se réfugier dans les abris. «Le but stratégique est de faire cesser les tirs. On s’y emploie militairement, tant que la voie diplomatique échoue. Mais nous continuons, dans les coulisses, à travailler pour arriver, malgré tout, à appliquer le plan de cessez-le-feu égyptien » déclare Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères dirigé par Avigdor Libermann. Laurent Fabius ministre français des affaires étrangères se déplace en Égypte, en Jordanie prête à soutenir le Hamas, puis en Israël.

LE 20 JUILLET 2014

A Gaza, les palestiniens paient cash leur vote pour marquer leur défiance au Fatah et pour la politique extrême du Hamas qui a refusé l'accord de cessez le feu égyptien. De nombreux tirs quotidiens de  roquette, visent quotidiennement le territoire palestinien provoquant la mort de deux civils israéliens.

Benjamin Netanyahu, premier ministre d'extrême droite israélien profite  du "soutien très fort de la communauté internationale" et des décisions du Hamas pour attaquer sans aucune retenue, ni prudence. Il déclare "En tant qu'État démocratique, Israël utilise des outils de légitime défense pour se battre contre ceux qui nous tirent des roquettes".

Les bombardements contre une banlieue à l'est de la ville de Gaza, à Chejaïya, a provoqué 140 morts palestiniens essentiellement des civils. "dans cette zone civile, le Hamas a placé ses roquettes, ses tunnels, ses centres de commandement (-) Cela fait des jours que nous avons prévenu les civils de Chajaya qu'ils devaient évacuer. Le Hamas leur a ordonné de rester, c'est le Hamas qui les a mis dans la ligne de mire" tentent de justifier les autorités de Tsahal.

Médecins sans frontières (MSF) a appelé Israël à "cesser de bombarder les civils pris au piège. La majorité des morts à Gaza sont des civils (...) A l'hôpital Al-Shifa (où travaille MSF), la plupart des blessés qui arrivent en salle d'urgence sont des femmes et des enfants". La maison du consul de France est détruite. Elle n'abritait pourtant pas de roquette du Hamas.

Le massacre de Chejaïya, a été dénoncé par les dirigeants palestiniens et la Ligue arabe qui ont accusé Israël de commettre un "crime de guerre".  Le Conseil de sécurité de l'ONU exprime sa "grave préoccupation devant le nombre croissant de victimes" du conflit à Gaza et réitéré son appel à "cesser immédiatement les hostilités" et "au respect des lois humanitaires internationales, notamment sur la protection des civils". A Doha, où il a entamé sa tournée au Moyen-Orient, Monsieur Ban Ki Moon demande à Israël à "faire beaucoup plus" pour épargner les civils dans son offensive militaire contre la bande de Gaza. Il condamne "l'action atroce" de l'armée à Chejaïya.

L'offensive terrestre, pour neutraliser les tirs de roquettes et les tunnels du mouvement palestinien n'arrête pas le massacre. Elle provoque la mort de 13 soldats israéliens de la brigade d'élite Golani et fait 55 blessés. Le soldat israélien Shaul Aaron est entre les mains des Brigades Ezzedine al-Qassam dépendant du Hamas.  Les palestiniens pleurent 40 morts.

Au total, l'offensive israélienne a fait au moins 560 morts et près de 4.000 blessés, des civils pour l'essentiel. La Turquie décrète trois jours de deuil, pour le massacre de Chejaïya.

LE 21 JUILLET 2014 : FRANÇOIS HOLLANDE DEFEND LA VOIX DE LA FRANCE DANS LA GUERRE ISRAÉLO PALESTINIENNE.

La France affaiblit sa position internationale par une apparence de "parti pris pour Israël". La presse écrite est pro israélienne et choisit des mots qui dénigrent les palestiniens qualifiés de "terroristes". L'invasion de la bande de Gaza est qualifiée "d'incursion", un soldat israélien fait prisonnier est considéré comme "kidnappé". Les pro palestiniens sont qualifiés de "salopards". Des élus socialistes publient une lettre ouverte pour rappeler la tradition française médiane dans le conflit.

Monsieur le Président,

Comme beaucoup de Français, nous nous sentons concernés par ce qu'il se passe en ce moment à Gaza. Nous avons été véritablement stupéfaits en apprenant votre position qui consistait à apporter un soutien ferme et absolu au gouvernement israélien d'extrême droite, dirigé par Benyamin Netanyahou.

Militants et élus socialistes, nous sommes nombreux à être touchés par les bombardements israéliens à Gaza. Ces bombardements, en toute violation du droit international, provoquent chaque jour de nouveaux morts et blessés chez la population palestinienne. Et le pire est à craindre. Nous condamnons les tirs de roquettes contre la population civile israélienne qui ont provoqué la mort d'un civil. Quel que soit le nombre, la mort ne serait-ce que d'un être humain nous est tout aussi insupportable d'un côté comme de l'autre. Mais lorsque d'un côté nous avons un seul mort, et de l'autre plusieurs centaines, dont des femmes et des enfants, il nous est inconcevable de justifier un tel déséquilibre... Cette barbarie ne vous émeut-elle donc point ? Le peuple palestinien n'a-t-il pas le droit de vivre en paix dans un État libre et reconnu par les autorités internationales au même titre que l'État d'Israël ?

Contre la ligne diplomatique française depuis 40 ans

Ce soutien unilatéral de votre part sans condamnation aucune à l'égard d'Israël est un affront fait à celles et ceux qui oeuvrent depuis longtemps pour la construction d'une paix durable au Proche-Orient, en contradiction totale avec les principes et les valeurs d'une gauche humaniste qui prône l'autodétermination des peuples, en contradiction totale avec la ligne diplomatique française depuis quarante ans... En cela, vous rejoignez totalement la position personnelle de votre prédécesseur Nicolas Sarkozy, qui se disait être "l'ami d'Israël" plutôt que l'ami du droit international et de la paix. Vous, un cran au-dessus, vous recherchez des "chants d'amour" pour un État qui viole chaque jour un peu plus le droit d'un peuple à son indépendance, des "chants d'amour" pour un peuple qui colonise une terre à la barbe de la communauté internationale sans que personne n'arrête cette ignominie.

Nous voulons exprimer ici notre solidarité au peuple palestinien, au gouvernement d'entente nationale, soutenir l'adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière de l'ONU et affirmer plus que jamais la nécessité de la création d'un État palestinien libre, viable et indépendant, en sécurité et en paix avec l'État d'Israël.

Le PS, "un fantôme qui hoche la tête devant vos errements"

Nous exigeons le retrait immédiat des troupes, l'arrêt des bombardements et la levée du blocus illégal sur Gaza, l'arrêt de la colonisation et l'application du droit international et des résolutions de l'ONU jusqu'ici ignorés par Israël.

Militants sincères, militants respectueux de nos débats internes et des règles de notre parti, nous n'aurions jamais imaginé interpeller ainsi l'homme que nous avons porté collectivement à la tête de notre pays de manière publique. Malheureusement, aucun débat interne n'a lieu et notre parti est devenu une sorte de fantôme qui hoche la tête devant vos errements.

Nous vous interpellons publiquement, parce qu'indignés. Publiquement parce qu'impossible de pouvoir vous parler directement comme nous le faisions quand vous étiez notre Premier Secrétaire.

En espérant que vous partagerez notre position et la défendrez non seulement au sein de l'Union européenne mais aussi auprès de l'ONU aussi personnellement que vous avez écrit ce communiqué de presse qui a suscité notre émoi, recevez, Monsieur le Président, l'expression de nos salutations les plus hautes.

Sabri HADDAD, membre du bureau de section PS de Saint-Ouen

Habiba BIGDADE, maire-adjointe de Nanterre

Stéphane HABLOT, maire de Vandoeuvre-lès-Nancy, conseiller général

Nadège AZZAZ, secrétaire fédérale PS 92

Xavier IACOVELLI, conseiller municipal de Suresnes, secrétaire fédéral PS 92

Nadège ABOMANGOLI, conseillère régionale d'Ile-de-France, Villetaneuse

Nicola D'ASTA, conseiller municipal, secrétaire de section Suresnes

Mohamad GASSAMA, maire-adjoint de Paris 20e

Nisrine ZAIBI, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne

Hacen BOUKHELIFA, ancien secrétaire fédéral PS 13

Mohamed MOULAY, conseiller régional Centre

Djamila HADDAD, vice-présidente du conseil régional de Champagne-Ardenne

Ali SOUMARE, conseiller régional d'Ile-de-France, Villiers-le-Bel

Fatima OGBI, maire-adjointe de Grigny, membre du Bureau national des adhésions

André VILLALONGA, conseiller général de l'Aube et secrétaire de section

Abdennour SLIMANI, secrétaire fédéral PS 54

Sevgi KARAMAN, conseillère fédérale PS 95

Said LAATIRISS, maire-adjoint et secrétaire de section PS de Grigny

Ludovic MENDES, membre du bureau de section PS de Metz

Azzedine TALAOUBRID, conseiller fédéral PS 54

Jamila M'BARKI, conseillère fédérale PS 93

Ergun TOPARSLAN, conseiller fédéral PS 54

Akli MELLOULI, maire-adjoint de Bonneuil-sur-Marne

Lynda BOUTHEON, conseillère fédérale PS 93

Christine MOREAU, maire-adjointe de Bonneuil-sur-Marne

Abdoulaye BATHILY, conseiller municipal de l'Hay-les-Roses

Cédric SEA, conseiller municipal de Vandoeuvre-lès-Nancy

Céline HIND AMERY, militante PS du Morbihan

Mehdi Thomas ALLAL, militant PS de Paris, délégué général de la Gauche forte

Nadia LAHRACH, maire-adjointe de Vandoeuvre-lès-Nancy

Florence GODEFROY, militante PS de Nanterre

Thierry HENEBELLE, Militant PS d'Aubervilliers

Hind MAGADA, conseillère municipale de Tomblaine

Nordine RANJI, secrétaire de section PS de la Garenne-Colombes

Rachid SEKKOUR, maire-adjoint de Vandoeuvre-lès-Nancy

Samia SAIDJ, conseillère municipale de Nanterre

Aïcha MOUTAOUKIL, maire-adjointe de Bagneux

Nassurdine HAIDARI, ancien maire-adjoint de Marseille

Skender HEKALO, conseiller municipal de Vandoeuvre-lès-Nancy

Lounes ADJIROUD, responsable fédéral MJS 92

Nadjet SMAIL, militante PS de Clichy

Adam BAAROUN, militant PS de Massy

Karim BOUAMAR, conseiller municipal et secrétaire de section PS de Villetaneuse

Faissal BOUANANE, militant PS de Villiers-le-Bel

Claire TAWAB, maire-adjointe et trésorière section PS de Grigny

Mustapha MOUSSALI, militant PS 18

Ouassila SOUM-EL MESSAOUDI, maire-adjointe de Saint-Pierre-des-Corps

Nadia HAMOUDI, conseillère municipale de Tours

Jacky PARIS, membre bureau fédéral PS 37

Hawa FOFANA, maire-adjointe de Cergy

Denis BIENAIME, secrétaire de section PS 10

Valérie MATHEY, conseillère municipale, secrétaire de section PS de Vanves

Rachid TAYEB, maire-adjoint de Nanterre

Isabelle RAKOFF, conseillère municipale de Clamart

Cyrille JEANNEAU, conseiller municipal de Saint-Pierre-des-Corps

Nabil KADRI, secrétaire de section PS 30

Véronique LEBIHAN, ancienne maire-adjointe d'Aubervilliers

Denis BELOEIL, militant PS de Nanterre

Aziz HELLAL, militant PS de Nanterre

Selima SADI, maire-adjointe de Metz, secrétaire fédérale PS 57

Nessrine REZZAG BARA, conseillère municipale de Nanterre

Antoine LAPORTE, militant PS de Rezé

Mehdi CHALAF, conseiller fédéral PS 59, secrétaire fédéral MJS

Nadia SEGHIR, conseillère municipale de Metz

Kamel BOUZAD, délégué fédéral PS 54

Pascal DOLO, membre du Bureau fédéral PS 59

Mehdi MEBEIDA, conseiller municipal de Bonneuil-sur-Marne

Latifa CHAY, conseillère municipale de Romans-sur-Isère

Nicolas SIMIOT, membre du bureau fédéral PS 69

Youssef, BOUKANTAR, conseiller municipal de Grigny

Francis GERARD, conseiller municipal de Joué-lès-Tours

Oussama BOUAITA, militant PS de Lyon

Françoise DELHOMMEAU, militante PS de Sèvres

Myriam PETIT, conseillère municipale de Bois-Colombes

Thérèse NGIMBOUS BATJOM, maire-adjointe de Nanterre

Stéphane CORBION, membre du bureau section PS de Metz

Fatoumata SOW, conseillère municipale de Colombes

Catherine LIME, conseillère municipale de Chaville, secrétaire fédérale PS 92

Béchir RIAHI, militant PS de Bagneux

Cyrille AZEMA, conseiller municipal de Châtillon

Laura WAHL, militante PS de Châtillon

Azzedine QUARROUACH, conseiller municipal de Grigny

Anne JAVET, militante PS de Joué-lès-Tours

Gladys FLEURY, militante PS de Clamart

Huguette BOUSSIQUET, militante PS de Saint-Pierre-des-Corps

Victor VIDILLES, militant PS 92

Anis CHOUCHANE, militant PS de Nice

Henri BERTHOLET, ancien député-maire de Romans-sur-Isère

Samir LAMOURI, conseiller municipal de Franconville

Jean-Jacques SCHULER, secrétaire de section et conseiller fédéral PS 71

Youssef AQIRA, militant PS de Roissy-en-Brie

Nab KADRI, secrétaire fédéral PS 30

Johann RICCI, militant PS d'Albi

Btissam MNARI, militante PS de Bourges

Youssef EL OUARGUI, militant PS à Villiers-le-Bel

Samir KHAMASSI, conseiller régional Rhône-Alpes

Quentin OTTAVI, militant PS d'Évreux

Mahfoud BENALI, conseiller régional Languedoc-Roussillon

Samir BOUFELLOUH, militant PS de Paris

Hicham BOUJILAT, militant PS Nièvre

Azwaw DJEBARA, militant PS d'Alès

Delphine GAUMONDE, militante PS 79

Mourad ABADLI, membre du bureau fédéral PS 30

Kadéjat DAHOU-FREDI, maire-adjointe de Saint-Jean-de-la-Ruelle

Alexandre EL BAKIR, militant PS de Poitiers

Saouad AOUAMI-SAVARY, maire-adjointe d'Auxerre

Aurélie LOLLIER, militante PS de Montbéliard

Bertrand PERICEY, secrétaire fédéral PS 75

Le 13 juillet, un traquenard d'une prétendue attaque de synagogue rue de la roquette à Paris est organisé par  la Ligue de Défense Juive, qui ont envoyé les tweeters dont copie est sur l'image de gauche, pour attirer des jeunes pro palestiniens vers la synagogue.

Michèle Sibony,  membre de l’Union Juive Française pour la Paix déclare :

"Alors je vais vous dire ce que j’ai vu, moi, dans cette manif : sur le boulevard Beaumarchais à peu près à la hauteur de Chemin vert, 4 ou 5 types de la Ligue de Défense Juive montés sur un banc, complètement entourés et protégés par deux rangs serrés de CRS qui jetaient projectiles et insultes sur la foule, et les services d’ordre, et les responsables calmant les manifestants : ne vous énervez pas ne répondez pas aux provocations, c’est ce qu’ils attendent... et bien sûr lors de la dispersion il y a eu des courses et des bagarres à l’entrée de la rue de la Roquette... comme prévu si j’ose dire."

Abdelkrim Branine, pilier de Beur FM apporte le témoignage d’un membre du service d’ordre de la manif « pro Palestine »

« Hier en fin de manifestation, nous nous sommes postés sur la place de la Bastille côté rue de la Roquette en prévision d’une attaque de la Ligue de Défense Juive suite aux mises en garde de la police. Après l'agression ayant ciblé un rassemblement de soutien à la Palestine mercredi dernier à Saint-Michel, la milice sioniste avait promis, via ses réseaux sociaux de "s'en prendre à toutes les manifestations pro-palestiniennes". Nous étions une vingtaine, tous identifiés et membres du service d'ordre. Suite à la fermeture du métro Bastille, plusieurs manifestants ont décidé de s'orienter vers le métro Voltaire. Nous leur avons conseillé de prendre plutôt la direction de Ledru-Rollin mais certains ne nous ont pas écoutés. A peine arrivés au milieu de la rue de la Roquette, ces personnes (essentiellement des familles), identifiées par leurs keffiehs et drapeaux, se sont faites accueillir par des insultes et des projectiles provenant du rassemblement sioniste derrière deux lignes de CRS. Deux personnes sont revenues nous prévenir. Nous avons donc décidé d aller ramener ceux qui stagnaient encore à proximité de la synagogue de la Roquette afin d'éviter tout débordement.

Nous y sommes allés discrètement pour éviter que les centaines de jeunes, déjà échaudés par les précédentes provocations ne nous suivent. Ce qui serait devenu incontrôlable. Arrivés à une cinquantaine de mètres du rassemblement, une femme, la quarantaine, nous traite de "sales pro palos", hurle "Israël vaincra" s'empare d'une chaise d'une terrasse de café et la jette sur notre ami T. Elle s’enfuit ensuite en courant vers le rassemblement de la LDJ et passe, sans difficultés les deux lignes de CRS. Nous ne répondons pas à la provocation et continuons à avancer. Nous nous retrouvons alors sous une pluie de projectiles (tessons de bouteille, bouts de bois, casques etc.). Surexcitée, la cinquantaine de militants de la LDJ "mime" de forcer le barrage de police en agitant des drapeaux israéliens. Une première altercation a lieu. La police les laisse faire. En revanche, les CRS nous matraquent et nous gazent. Un autre groupe de CRS arrive en provenance de la place. Encerclés par la police nous n'avons d'autre alternative que de prendre les rues adjacentes qui débouchent à nouveau vers le lieu des échauffourées. Les CRS continuent de tirer des gaz. »

Le but de la  LDJ est atteint. Alors que 60 manifestations ont été permises, deux manifestations pro palestiniennes sont interdites, une à Paris, quartier Barbes le 19 juillet et une à Sarcelles le 20 juillet. Mal encadrées, elles dégénèrent et se transforment en affrontement avec des forces de police. La presse internationale écrit que les juifs de France sont en danger. Ils sont incités à partir vivre en Israël.

Le Président de la République réagit. Il reçoit les autorités religieuses, en appelle au "vivre ensemble" et exige que la guerre israélo-palestinienne ne soit pas importée en France. Son appel est entendu. Il accepte une manifestation pro palestinienne à Paris pour le 23 juillet 2014. Il affirme que la France garde sa position médiane pour que son discours de paix pèse sur le conflit israélo-palestinien. Le Président de la République peut ainsi légitimement apporté son soutien à Monsieur Ban Ki Moon : "Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza."

LE 23 JUILLET 2014

La manifestation à Paris en faveur des victimes de Gaza ayant réuni 25 000 personnes selon les organisateurs et 14 000 selon la police, s'est déroulée sans incidents.

Les tirs de roquette du Hamas près de l'aéroport de Tel Aviv, contraint les compagnies aériennes étrangères d'interrompre leurs vols. Sur Gaza, les attaques d'Israël s'intensifient. Sont à déplorer 718 morts du coté palestiniens, dont 74% de civils et 34 morts du coté israélien soit 32 soldats et 2 civils.

ENQUÊTE SUR LA SUSPICION DE CRIMES DE GUERRE A GAZA DEVANT LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME DE L'ONU.

Le Conseil des Droits de l'Homme se réunit en cession extraordinaire, sur la demande de 22 États membres: Afrique du Sud, Algérie, Arabie saoudite, Argentine, Brésil, Burkina Faso, Chili, Chine, Cuba, Émirats arabes unis, Fédération de Russie, Gabon, Indonésie, Kazakhstan, Koweït, Maldives, Maroc, la Namibie, Pakistan, Pérou, Venezuela et Viet Nam. Seize États observateurs ont également appuyé cette demande: Afghanistan, Bahreïn, Brunei Darussalam, Égypte, Équateur, État de Palestine, Iran, Jordanie, Liban, Malaisie, Qatar, Sénégal, Soudan, Tunisie, Turquie et Yémen.

Le Conseil des droits de l'homme constate qu'au 22 juillet 2014, environ 118 000 Palestiniens avaient trouvé refuge dans 77 écoles de l'UNRWA, ce qui représente environ 6% de la population de Gaza. 140 000 Palestiniens ont été déplacés; 600 palestiniens sont morts dont 73 % des civils dont 147 enfants et 74 femmes. 44% du territoire de Gaza est déclaré zone de guerre par Israël. Les appels de Tsahal de quitter une zone est inutile puisque 1,7 millions de personnes piégées dans l'une des zones les plus densément peuplées du monde, ne sait pas où aller du fait du blocus israélien.

Le blocus de sept ans a détruit l'économie de Gaza, avec un taux de chômage élevé et la dépendance croissante de l'aide internationale. L'Organisation des Nations Unies assure l'alimentation de 67% de la population. Le mauvais état des infrastructures a été encore aggravé par le cycle actuel du conflit. La crise à Gaza risque fortement d'attiser la violence. Les agences humanitaires doivent obtenir un accès sûr et sans entraves aux personnes dans le besoin; une pause dans les combats est nécessaire et les attaques sur les installations médicales et le personnel médical doivent cesser.

De plus, la situation actuelle à Gaza masque un contexte de tensions accrues dans la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est.

À titre de partie concernée, Israël a qualifié la convocation de cette session extraordinaire d'erronée, mal conçue et contre-productive dans le cadre des efforts déployés pour mettre fin aux hostilités.

"Certains membres du Conseil exigent réagissent contre Israël pour détourner l'attention de leurs propres violations des droits de l'homme. Soumis à 2000 roquettes pleuvant sur Tel Aviv, Jérusalem et Beer Sheva depuis les airs et aux attaques meurtrières de cellules terroristes sous les villages israéliens, que peuvent faire les Israéliens partisans de la vie que de réagir et se défendre? Le Hamas a commencé à tirer des roquettes sur les villes et villages peu après avoir enlevé et tué trois adolescents israéliens; dans les semaines qui ont suivi, Israël a fait preuve de retenue. Mais avec 300 roquettes par jour indistinctement tirées sur des civils israéliens, Israël n'avait d'autre choix que de répondre. Tout pays a le devoir de se défendre et ce principe est inscrit dans le droit international, et tout autre pays dans le monde aurait fait de même.

Le Hamas a commis des crimes de guerre en tirant des roquettes et des missiles à l'aveugle sur les villes et villages israéliens et en construisant des tunnels de Gaza en Israël pour attaquer des villages et enlever et tuer des Israéliens. M. Manor a souligné que 2000 roquettes tirées sont 2000 crimes de guerre. La dissimulation cynique de roquettes dans les écoles de l'UNRWA par le Hamas est également un crime de guerre. La retenue dont a fait preuve Israël a été accueillie par l'agression du Hamas; Israël a accepté le cessez-le-feu sous médiation égyptienne mais le Hamas l'a rejeté purement et simplement, ainsi que d'autres efforts. Dans ces conditions, Israël n'a pas d'autre choix que de commencer les opérations au sol à Gaza. Israël détruira l'infrastructure militaire du Hamas, mais les civils de Gaza ne sont pas les ennemis d'Israël. En conformité avec les exigences du droit international, l'armée israélienne ne vise que des cibles militaires du Hamas. Israël regrette profondément les pertes civiles causées par ses opérations et a déjà lancé ses propres enquêtes."

Le Ministre des affaires étrangères de la Palestine, M. Riad Malki, a pour sa part souligné que La communauté internationale devait assumer ses responsabilités.

"Le peuple palestinien souffre depuis 1948, et que depuis plus de deux semaines maintenant, les civils palestiniens sont exposés à des bombardements, à des frappes maritimes et aériennes, ainsi qu'à une invasion terrestre. Le droit fondamental à la vie des Palestiniens a été gravement mis en péril. Des enfants palestiniens jouant sur les plages ont été tués par les forces d'occupation. Des familles entières ont été décimées, des journalistes et des équipes médicales ont été ciblés. Depuis le début des attaques, plus de 630 civils ont été tués. Les infrastructures ont été détruites, y compris l'approvisionnement en eau, les routes et les réseaux de communication. La force d'occupation vise des centres médicaux dans la bande de Gaza, ainsi que des lieux de culte musulmans et chrétiens.

Les actions d'Israël dans le territoire palestinien occupé sont une violation flagrante du droit humanitaire international et des Conventions de Genève, et consistent à punir massivement 1,8 millions de citoyens de Gaza. Israël doit être tenu pour responsable de ses crimes; l'impunité dont il a bénéficié jusqu'ici l'a encouragé à répéter ses actions. Combien de martyrs devront-ils mourir avant qu'Israël mette fin à ces actions? La communauté internationale doit assumer ses responsabilités et le Conseil doit agir dès maintenant pour qu'Israël cesse immédiatement ses opérations. Une mission d'enquête devrait être établie pour examiner les violations des droits de l'homme perpétrées par Israël; elle devrait effectuer une visite sur le terrain et comprendre des titulaires de mandat de procédures spéciales. Il est grand temps de mettre fin à l'occupation israélienne du territoire palestinien"

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Les délégations suivantes ont participé au débat général: Égypte (au nom du Groupe arabe), Pakistan, (au nom de l'Organisation de la coopération islamique), Iran (au nom du Mouvement des pays non alignés), Éthiopie (au nom du Groupe africain), Italie (au nom de l'Union européenne et autres pays), Venezuela, Brésil, États-Unis, Irlande, Indonésie, Fédération de Russie, Algérie, Émirats arabes Unis, Argentine, Pakistan, Autriche, Arabie saoudite, Maldives, Koweït, Costa Rica, Philippines, Maroc, Inde, Mexique, Cuba, Chine, Royaume-Uni, Pérou, Afrique du Sud, Allemagne, Japon, Chili, République de Corée, France, Viet Nam. Trois États observateurs - le Qatar, la Turquie et l'Égypte - ont également pris la parole.

La résolution appelée «Assurer le respect du droit international dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est» pour lancer une commission internationale d'urgence pour enquêter sur la suspicion légitime de crime de guerre et "toutes les violations" commises dans le cadre de l'offensive israélienne à Gaza et dans les territoires occupés, a été adoptée par 29 voix pour, dont celles de la Russie , du Brésil, du Chili et de la Chine , 17 abstentions dont toutes celles des États européens et du Japon et la voix des USA contre.

Ont voté pour (29) : Afrique du Sud, Algérie, Arabie saoudite, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Émirats arabes unis, Éthiopie, Fédération de Russie, Inde, Indonésie, Kazakhstan, Kenya, Koweït, Maldives, Maroc, Mexique, Namibie, Pakistan, Pérou, Philippines, Sierra Leone, Venezuela et Viet Nam.

Ont voté contre (1) : États-Unis.

Abstentions (17) : Allemagne, Autriche, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Estonie, Ex-République yougoslave de Macédoine, France, Gabon, Irlande, Italie, Japon, Monténégro, République de Corée, République tchèque, Roumanie et Royaume Uni.

LES DECLARATIONS DE CHAQUE ÉTAT PARTICIPANT

L'Égypte, au nom du Groupe arabe, a exprimé son inquiétude devant l'attaque brutale lancée par la puissance occupante au cours du dernier mois. Israël a assiégé Gaza avec des armes sophistiquées, visant les maisons et les établissements de santé, causant un grand nombre de victimes, des blessés et des déplacements de populations. Le Groupe arabe et d'autres ont demandé cette session extraordinaire pour rappeler à la communauté internationale ses responsabilités devant l'ampleur des violations des droits de l'homme contre la population de Gaza. Le projet de résolution qui est soumis au Conseil appelle à l'établissement d'une commission indépendante d'enquête sur ces violations.

Le Pakistan, au nom de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), a déclaré à l'agression qui est menée en toute impunité dans la bande de Gaza n'est que la poursuite de violations systématiques et flagrantes des droits de l'homme commises par Israël, puissance occupante. Ses crimes odieux doivent faire l'objet d'un examen approfondi et il faut veiller à ce que ses auteurs rendent des comptes en mettant en place une commission d'enquête. L'OCI appelle également à la reprise de la conférence des Hautes Parties contractantes à la quatrième Convention de Genève.

L'Iran, au nom du Mouvement des pays non alignés, a condamné dans les termes les plus forts les violations généralisées et systématiques par Israël des principes fondamentaux du droit international. Le Mouvement est profondément déçu par l'incapacité du Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités pour mettre fin à l'agression illégale d'Israël. Il est devenu nécessaire qu'une commission d'enquête internationale enquête sur toutes les violations afin de mettre fin à l'impunité.

L'Éthiopie, au nom du Groupe africain, a déploré le récent conflit dans la bande de Gaza et les régions avoisinantes, et toutes les formes d'attaques contre des civils et des infrastructures publiques. Israël est appelé à mettre fin à toutes les attaques contre les civils et à mettre fin au blocus illégal contre les Palestiniens. Les attaques contre Israël depuis la Palestine doivent également cesser. La communauté internationale doit déployer des mesures supplémentaires pour protéger le bien-être du peuple de Palestine et soutenir leur lutte pour l'autodétermination.

L'Italie, au nom de l'Union européenne et pays associés, a condamné la perte de centaines de vies parmi les civils et a appelé à une cessation immédiate des hostilités à Gaza. Il a salué et appuyé les efforts déployés par les partenaires régionaux, en particulier l'Égypte. L'Union européenne condamne fermement les tirs aveugles de roquettes sur Israël par le Hamas. Tout en reconnaissant le droit d'Israël à se défendre, l'Union européenne souligne également que l'opération militaire israélienne doit être proportionnée et conforme au droit international humanitaire.

Le Venezuela a condamné la violation flagrante des droits de l'homme et du droit international humanitaire par «l'élite politique et militaire d'Israël». Israël a cherché à exterminer le peuple palestinien et à le priver définitivement de son héritage historique. Les actions d'Israël constituent un crime de guerre et un crime contre l'humanité. Le terrorisme d'État est devenu une pratique quotidienne de la puissance occupante. Le Venezuela demande que le blocus brutal contre le peuple palestinien soit immédiatement levé et que l'aide humanitaire soit autorisée à accéder à la population.

Le Brésil a fermement condamné le bombardement israélien de Gaza ainsi que les tirs de roquettes et de mortiers depuis Gaza sur Israël, ainsi que le placement d'armes dans des écoles abandonnées. Israël ne peut se dérober à ses responsabilités en vertu du droit international humanitaire de protéger la population civile palestinienne. L'occupation israélienne illégale est la principale cause des violations des droits de l'homme en Palestine. Le Brésil estime qu'une commission d'enquête internationale indépendante s'impose.

Les États-Unis ont souligné que le pays avait intensivement œuvré, avec d'autres, pour assurer le retour au cessez-le-feu de novembre 2012 entre Israël et le Hamas. Les États-Unis exigent que le Hamas cesse immédiatement ses tirs de roquettes contre Israël. Ils soutiennent le droit d'Israël à l'autodéfense, mais sont préoccupés par le nombre croissant de victimes civiles dans la bande de Gaza. Les États-Unis sont fermement engagés en faveur de l'existence d'Israël en tant qu'État juif et démocratique, et de la création d'un État palestinien indépendant.

L'Irlande s'est dite consternée par la recrudescence de la violence à Gaza et en particulier le niveau très élevé et inacceptable de victimes civiles. Il semble clair qu'aucune des deux parties ne se préoccupe suffisamment des conséquences de leurs actions sur des civils innocents. L'Irlande félicite les pays qui œuvrent en faveur d'un cessez-le-feu, en particulier l'Égypte. Elle reconnaît le droit d'Israël à défendre ses citoyens mais ce droit ne doit pas nier les droits des autres. L'Irlande a appuyé la conduite d'une enquête appropriée sur les violations du droit international dans les territoires palestiniens occupés.

L'Indonésie a été bouleversée par la gravité des souffrances de la population palestinienne et a fermement condamné la campagne militaire aveugle et disproportionnée qu'Israël mène contre elle. Israël détient la puissance, mais cela ne lui donne pas tous les droits. L'indifférence et le manque de responsabilité face aux violations du droit international ne feraient que renforcer la culture de l'impunité et conduire à la réapparition de la violence. L'Indonésie est en outre profondément troublé que les difficultés - voire impossibilité - d'accès de la population aux produits de première nécessité.

La Fédération de Russie est profondément troublée par l'aggravation de la situation dans la bande de Gaza, en particulier les souffrances subies par les civils innocents comme les femmes et les enfants. Plus de 600 Palestiniens ont été tués depuis le début des combats. Mais la Russie est également préoccupée par le bombardement de cibles civiles israéliennes par les combattants du Hamas et d'autres groupes. La Russie soutient les efforts de médiation de l'Égypte, qui pourraient servir de base pour un accord de cessez-le-feu. La situation actuelle est une autre preuve que le statu quo n'est pas tenable et que toute solution doit être élaborée en collaboration avec les États arabes.

L'Algérie a fermement condamné l'agression immorale par Israël contre des Palestiniens méprisés qui vivent dans l'isolement, sous les yeux du monde entier. Elle est choquée par l'ampleur de la destruction systématique des infrastructures et des lieux de culte. La dernière étape du crime commis par Israël s'expose devant l'ensemble de la communauté internationale - comment le massacre et l'assassinat d'innocents peut-il être justifié au nom de la légitime défense? L'Algérie espère que le projet de résolution soumis au Conseil sera adopté par consensus.

Les Émirats arabes unis ont condamné les violations flagrantes des droits du peuple palestinien par Israël, et le massacre perpétré dans la bande de Gaza. La puissance occupante doit mettre fin immédiatement à son agression et être tenue responsable de toutes les pertes de vies humaines. Par ailleurs, toutes les parties concernées doivent appuyer l'initiative de l'Égypte pour un cessez-le feu. Les Émirats arabes unis, en partenariat avec l'UNRWA, fournissent une aide humanitaire d'urgence à Gaza, et appellent la communauté internationale à fournir également son soutien.

L'Argentine a exprimé sa vive préoccupation face à la détérioration de la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, qui a causé la mort de centaines de civils, dont un nombre important d'enfants, dans ce qui constitue une grande tragédie qui appelle la mobilisation de la communauté internationale. Le droit à la vie et le droit à l'intégrité physique des personnes ont été violés. Le Conseil, en collaboration avec le Conseil de sécurité et le Secrétaire général, doit envoyer un message clair que les hostilités et les violations des droits de l'homme doivent cesser.

Le Pakistan soutient un règlement juste, pacifique et durable de la question palestinienne à travers une création d'un État palestinien indépendant et viable sur la base des frontières d'avant 1967. Le refus catégorique d'Israël d'accepter une solution équitable est la cause de la spirale sans fin de violence et d'effusion de sang dans la région. La punition collective disproportionnée infligée au peuple palestinien équivaut à un génocide, estime le Pakistan. Le pays appelle à la mise en place immédiate d'une commission d'enquête indépendante en vue d'assurer que les responsables rendent des comptes.

L'Autriche a condamné à plusieurs reprises les attaques aveugles menées par le Hamas contre des cibles civiles en Israël, mais les opérations militaires israéliennes continuent d'imposer aux civils palestiniens un tribut inacceptable. Les civils doivent être protégés, les travailleurs médicaux et les hôpitaux doivent être épargnés. En outre, le flux de fournitures humanitaires à Gaza doit être assuré. Les parties au conflit sont appelées à se conformer à toutes les normes internationales des droits de l'homme et du droit humanitaire.

L'Arabie saoudite a déclaré que le Conseil se réunit alors que le Conseil de sécurité n'est pas parvenu à prendre une décision pour sauver le peuple palestinien de la bande de Gaza contre les attaques de l'armée israélienne. Malgré les efforts courageux de la Haut-Commissaire, Israël continue de violer les droits de l'homme du peuple palestinien dans des actions qui constituent des crimes de guerre. L'Arabie saoudite se tient fermement aux côtés du peuple palestinien et appuie l'initiative égyptienne pour parvenir à un cessez-le feu.

Les Maldives ont estimé que le Conseil aurait dû prendre des mesures plus tôt sur cette question. Les atrocités commises par Israël violent toutes les normes du droit international, notamment du droit humanitaire. Les Maldives appellent Israël à commencer à protéger la vie et la dignité humaine et à se retirer immédiatement de la bande de Gaza. Israël prétend que ses actions sont menées en état de légitime défense, mais quel danger représentait pour lui les quatre jeunes garçons jouant sur la plage de Gaza? Maintes et maintes fois la communauté internationale a manqué l'occasion de prendre des mesures sur la Palestine; elle a failli à ses devoirs envers une population, mais aussi envers l'ensemble de l'humanité.

Le Koweït a déclaré que des dizaines de milliers de civils non armés avaient dû fuir leurs maisons à cause des engins de mort d'Israël. L'agression israélienne contre la bande de Gaza est disproportionnée et a des conséquences sur l'approvisionnement en eau potable, en électricité et sur d'autres services de base nécessaires à la vie. Le Koweït a annoncé une aide d'urgence d'un montant de 10 millions de dollars et a appelé à une aide humanitaire urgente pour Gaza. Le Conseil doit assumer sa responsabilité de protéger les droits du peuple palestinien contre le recours à la force par la puissance occupante. La crédibilité du Conseil est en cause.

Le Costa Rica, pays sans armes épris de paix, a catégoriquement condamné les attaques en cours contre la population civile de la bande de Gaza et a appelé au dialogue et à la réconciliation. Le Costa Rica exhorte toutes les parties à s'entendre sur un cessez-le feu. Le Costa Rica a condamné les attaques menées par des militants palestiniens contre des cibles israéliennes, mais aussi le recours disproportionné à la force militaire par les forces israéliennes dans la bande de Gaza. Seul l'engagement de toutes les parties en faveur de la paix pourra apporter une solution durable.

Les Philippines sont gravement préoccupées par l'escalade de la violence en raison des opérations militaires disproportionnées des forces armées israéliennes, ainsi que des attaques de roquettes par des groupes armés palestiniens, qui constituent des violations graves des normes internationales dans le domaine des droits de l'homme. Les Philippines ont appelé les parties concernées à permettre la livraison sans entrave de l'aide humanitaire, en particulier les fournitures alimentaires et médicales. Les Philippines ont réaffirmé leur appui à la mise en œuvre d'une solution fondée sur deux États.

Le Maroc a fermement condamné l'opération israélienne qi a fait des centaines de morts et causé des dégâts matériels importants. L'attaque contre Gaza fait partie d'une série d'attaques organisées visant à empêcher tout progrès vers un règlement juste du conflit palestinien. Israël a franchi les limites de la morale, car rien ne saurait justifier les attaques contre des femmes et des enfants ou les tirs contre des ambulances. Le Conseil devrait établir une commission d'enquête indépendante afin d'assurer que des comptes soient rendus pour les crimes commis.

L'Inde a exprimé sa profonde préoccupation face à l'escalade soudaine de la violence dans la bande de Gaza et appuie tous les efforts pour un cessez le feu immédiat. Il est également préoccupé par la violence exercée par des acteurs non étatiques de la région qui font obstacle au processus de paix. L'Inde a dit son engagement constant auprès de la Palestine, et rappelé que la solution à la question palestinienne consiste à établie un État souverain, indépendant, viable et uni de Palestine dans les frontières reconnues et vivant en paix aux côtés d'Israël, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Le Mexique a condamné les tirs de roquettes depuis Gaza vers Israël et le recours à la violence dans la bande de Gaza. Le Mexique s'est dit particulièrement préoccupé par des informations sur des attaques contre des hôpitaux et des maisons de civils, ce qui est contraire au droit international. Le Mexique a indiqué qu'il voterait en faveur du projet de résolution qui est soumis au Conseil, même s'il n'estime pas pertinent à ce stade d'établir une mission d'établissement des faits, qui a peu de chances de créer les conditions nécessaires à la reprise des négociations directes qui sont vitales entre Israël et la Palestine.

Cuba a déclaré que le droit à la vie - le plus important des droits de l'homme - a été une fois de plus violé de manière flagrante dans les territoires palestiniens occupés par les forces militaires d'Israël. La nouvelle pratique d'avertissement habitants à quitter leurs maisons avant qu'une bombe ne les détruise est grotesque et une violation flagrante du droit international humanitaire. Le génocide contre le peuple palestinien doit cesser et les responsables doivent répondre de leurs crimes.

La Chine constate avec une profonde douleur et préoccupation les attaques israéliennes contre les civils palestiniens, qui ont causé d'énormes pertes de vies humaines. La Chine a appelé toutes les parties à respecter les droits de l'homme et le droit international humanitaire. Il est très important de conclure un cessez-le feu maintenant, de mettre un terme à l'offensive terrestre et au lancement de missiles. La Chine a appelé toutes les parties concernées à revenir à la table de négociation; un envoyé spécial de la Chine se trouve actuellement dans la région, engagé dans une diplomatie itinérante intensive. Israël, en tant que partie la plus forte dans le conflit, doit faire le premier effort pour venir à la table des négociations.

Le Royaume-Uni a condamné les attaques abominables menées par le Hamas et d'autres militants, et soutenu le droit d'Israël à prendre des mesures pour se défendre. Mais l'usage de la force doit être proportionné. Les deux parties doivent faire tout leur possible pour désamorcer la situation et soulager les souffrances des populations civiles. Le Gouvernement britannique a pour sa part augmenté son financement face à l'aggravation de la situation humanitaire. La priorité urgente consiste à mettre fin à la violence. À cet égard, le nouveau Ministre britannique des affaires étrangères, M. Philip Hammond, est actuellement dans la région.

Le Pérou a exprimé à plusieurs occasions sa profonde préoccupation face à la situation au Moyen-Orient, en particulier face à l'utilisation aveugle de la force par Israël contre la bande de Gaza. En même temps, tout acte de terrorisme devrait être condamné. Le Pérou souligne également que la population civile doit être assurée de pouvoir recevoir des soins médicaux et il faut garantir des couloirs humanitaires. Plus de 70% des victimes à Gaza étaient des civils. La population civile a été gravement touchée et n'a pas accès aux services essentiels. Il est grand temps que la communauté internationale agisse.

L'Afrique du Sud a déclaré la session extraordinaire a lieu à un moment critique alors que l'on assiste au siège de la bande de Gaza et à l'usage disproportionné de la force par l'armée israélienne, qui doit cesser immédiatement la punition collective des Palestiniens. L'Afrique du Sud a également condamné les tirs de roquettes par le Hamas sur Israël, qui met en danger la vie de civils innocents. L'Afrique du Sud est préoccupée par l'incapacité continue du Conseil de sécurité à intervenir de manière décisive pour alléger les souffrances du peuple palestinien. Le moment est venu pour les partisans de la solution fondée sur deux États à exercer une pression sur toutes les parties pour trouver une solution durable à la crise.

L'Allemagne a fermement condamné la poursuite des tirs de roquettes à partir de Gaza sur Israël par le Hamas et elle est consternée par l'utilisation des civils de Gaza comme boucliers humains par le Hamas et d'autres militants. Israël a le droit de défendre sa population contre les attaques criminelles et injustifiables, mais ce faisant, il doit agir proportionnellement et assurer la protection des civils en toutes circonstances. Une conséquence de la crise actuelle doit être de favoriser la recherche des moyens de soulager la situation humanitaire à Gaza et d'améliorer ses perspectives économiques.

Le Japon a regretté que, malgré les efforts déployés par la communauté internationale pour un cessez-le feu, des militants palestiniens n'ont pas accepté les efforts internationaux. Le Japon exhorte toutes les parties à s'abstenir d'un recours excessif à la force pour empêcher les victimes civiles. Après une pause humanitaire obtenue grâce aux efforts de médiation de l'Organisation des Nations Unies le 17 juillet, il est essentiel que toutes les parties continuent de coopérer pour réaliser un accès humanitaire sans entrave dans la région.

Le Chili a exprimé sa consternation face à l'usage de la force par Israël contre des zones densément peuplées de Gaza, ainsi que le lancement de roquettes par le Hamas contre des cibles civiles israéliennes. Le libre accès de l'aide humanitaire pour la population doit être assuré. Le blocus de Gaza avait déjà eu des effets très négatifs sur la population depuis des années. Le Chili s'est félicité des bons offices du Secrétaire général et de l'Égypte pour trouver les moyens de mettre fin à la crise.

La République de Corée est gravement préoccupée par les lourdes pertes de vies civiles en Palestine, ainsi que par les souffrances insupportables qu'est forcée d'endurer la population civile. La situation dans la bande de Gaza était déjà désastreuse avant même le commencement des combats actuels. La République de Corée est également profondément préoccupé que les divers efforts internationaux menés pour parvenir à un cessez-le feu n'aient pas encore abouti. La République de Corée demande à toutes les parties à faire preuve de retenue.

La France a déclaré que la priorité immédiate doit être la conclusion d'un cessez-le-feu, sur la base de la proposition égyptienne endossée par la Ligue arabe. Il n'est pas acceptable qu'un pays soit menacé par des roquettes. Il n'est pas non plus acceptable que la riposte israélienne suscitée par ces tirs ait coûté la vie à plus de 600 Palestiniens dont une majorité de civils. Certes Israël cherche à cibler le Hamas, que la France et ses partenaires européens ont reconnue comme terroriste, mais le bilan humain témoigne d'un usage excessif de la force contraire au droit international humanitaire. La France souligne par ailleurs qu'il importe d'associer étroitement l'Autorité palestinienne, partenaire de la paix d'Israël, aux efforts de sortie de crise. Il faut, enfin et surtout, œuvrer à une relance des négociations de paix sur la base des paramètres internationaux agréés en vue de création de deux États vivant côte à côte et en sécurité.

Le Viet Nam a déclaré que la mort de civils innocents, en particulier des femmes et des enfants, dans les territoires palestiniens occupés était inacceptable. Le Viet Nam partage la profonde préoccupation de la communauté internationale, exprimée dans la déclaration du Secrétaire général de l'ONU le 20 juillet. Un cessez-le feu, et non la poursuite de la violence, aiderait la reprise des pourparlers de paix et la promotion d'un environnement sûr et sécurisé pour la jouissance des droits de l'homme des populations de la région. Le Viet Nam a appelé à la coopération plutôt que la confrontation, à la paix et la sécurité pour chacun et pour tous, ni plus ni moins.

États observateurs

Le Qatar a condamné dans les termes les plus forts la mort de civils non armés par la puissance occupante, Israël, et la punition collective des Palestiniens, qui constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Gaza est une prison à ciel ouvert et les civils n'ont nulle part où fuir, comme l'illustre le terrible massacre du quartier Chujaiya. Il a appelé à la levée du blocus de Gaza.

La Turquie a déclaré que le Conseil aurait dû réagir beaucoup plus tôt à cette crise. En poursuivant les massacres et autres actes inhumains de punition collective, «Israël continue de semer la haine dans la région». Les attaques inacceptables d'Israël, avec l'approbation tacite de champions autoproclamés des droits de l'homme, ont des conséquences dévastatrices non seulement pour les civils palestiniens innocents, mais aussi sur les droits de l'homme en général et le droit humanitaire.

L'Égypte a condamné les récentes attaques israéliennes qui ont fait des centaines de tués et des milliers de blessés. Israël, en tant que puissance occupante, doit veiller à ce qu'aucune force excessive ne soit exercée et à garantir le bien-être des Palestiniens. L'initiative égyptienne devrait être soutenue en tant que moyen de mettre fin aux souffrances du peuple palestinien. L'Égypte rappelle par ailleurs qu'elle a ouvert le passage de Rafah dès les premiers jours de l'intervention.

LE 24 JUILLET 2014

Une école élémentaire de l'UNRWA située à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, est attaquée alors qu'une centaine de personnes étaient réfugiées à l'intérieur. L'ONU déplore 16 morts, dont certains de ses employés. Pourtant, l'emplacement de l'école avait été signalé à douze reprises à l'armée israélienne.

LE 26 JUILLET 2014

L'une des cinq manifestations interdites à Paris pour soutenir les palestiniens, connaît des débordements. 300 manifestations ont été autorisées mais certaines sont détournées par quelques individus qui veulent satisfaire leur haine.

A GAZA, un cessez le feu de 19 heures à 23 heures, permet de retrouver les corps. La mort de 1000 palestiniens et 39 israéliens sont à déplorer, 7000 palestiniens sont blessés. La France apporte 11 millions d'euros aux mouvements humanitaires pour qu'ils puissent agir. La Cisjordanie occupée s'embrasse. Deux palestiniens ont trouvé la mort, lors de guérillas contre Tsahal. Une réunion des ministres des affaires étrangères au quai d'Orsay à Paris, ne permet pas d'arracher une trêve durable. Les ministres demandent que la trêve dure 24 heures supplémentaires, pour tenter de terminer les négociations.

LE 27 JUILLET 2014

Israël accepte la trêve de 24 heures supplémentaires. Dans le but de peser sur les négociations, le Hamas continue à tirer ses missiles vers le territoire israélien, pour prouver que Tsahal n'a pas tout détruit. Par conséquent, le premier ministre israélien déclare aux médias américains, qu'il doit reprendre les hostilités pour protéger ses citoyens contre les missiles. Le Hamas propose un cessez le feu à partir de 13 heures mais Israël refuse à son tour. Les bombardements reprennent sur Gaza.

LE 30 JUILLET 2014

16 personnes ont été tuées dans l'attaque d'une école élémentaire à Jabaliya, où s'étaient réfugiées plus de 3 300 personnes. L'UNRWA a vivement critiqué Israël, tenu pour responsable et auteur d'une « violation grave du droit international ». François Hollande condamne cet acte et demande un cessez le feu immédiat.

LE 31 JUILLET 2014

Une septième école a été touchée par un bombardement censé viser la mosquée voisine. L'attentat a fait quinze blessés. Manquant de financement, l’UNRWA semble désemparée devant les souffrances des civils et son impuissance à les soulager. Elle demande 187 millions de dollars pour venir en aide à la population, face notamment aux risques d’épidémies.

A paris le CRIF fait une faute historique et organise une manifestation de 5000 manifestants pour la police et 8 000 pour les organisateurs, dans le but de défendre la ligue d'extrême droite la Ligue de Défense Juive. Les manifestants expliquent que les israéliens ont peur des tunnels alors qu'ils les utilisent pour faire du commerce avec les palestiniens, et des roquettes envoyées chaque jour sur Israël. Ils critiquent l'antisémitisme, en marge des manifestations pro palestiniennes mais justifient les crimes de guerre d'Israël contre la population civile de Gaza.

LE 1er AOÛT 2014

Pour la première fois depuis le début du conflit à Gaza, Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont accepté un cessez-le-feu de 72 heures, à partir de 8 heures du matin (heure locale). Il durera 90 minutes. Les israéliens détruisent un tunnel. Pendant l'opération, un soldat de Tsahal a disparu. Les missiles du Hamas sont tirés vers Rafah en Israël. Un hôpital de Gaza est bombardé. Depuis le début de la guerre, 1 600 Palestiniens, en grande majorité civils, sont morts ainsi que 61 soldats et trois civils côté israélien. La Palestine compte 9 000 blessés.

L'ancien premier ministre Dominique de Villepin, la voix de la France à l'ONU, s'insurge dans le Figaro contre les crimes de guerre d'Israël :

"Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France", "par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième Intifada".

"Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la "retenue" quand on tue des enfants en connaissance de cause ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël ?"

"Il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre"

"Oui, il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écoeurés par le rôle qu'on leur a fait jouer"

"Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix ni interlocuteur capable d'en proposer un". Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël... Il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale".

Parmi les "outils", il propose des sanctions contre Israël. "Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël [...]. Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées." Il est indispensable d'imposer une "interposition" par "la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, avec une administration et une force de paix internationales".

LE 2 AOÛT 2014

Pour corriger l'erreur historique de la manifestation du CRIF du 31 juillet 2014, des justes de confession juive, rejoignent une manifestation pro palestinienne à Paris pour dire "Halte au massacre à Gaza". Comment israéliens et palestiniens pourront vivre ensemble après ces crimes de guerre ?

LE 3 AOÛT 2014 : LES CRIMES DE GUERRE CONTINUENT TRANQUILLEMENT

Alors qu'Israël a commencé à retirer certaines troupes de la bande de Gaza, grâce au soutien et aux livraisons de nouvelles munitions des USA, une nouvelle frappe a touché, à 10H15 une école de l'ONU, faisant une dizaine de morts.

Le porte-parole de l'armée israélienne tente de s'expliquer sur le déluge de feu sur Gaza pour retrouver un soldat porté disparu alors qu'il était déjà mort. Peter Lernera a ainsi évoqué le temps qu'il avait fallu pour être sûr, grâce aux analyses ADN, que le sous-lieutenant Hadar Goldin était mort, et non pas tombé entre les mains d'un groupe palestinien au cours de combats, au sud de la bande de Gaza.

DISCOURS CONVENU DE L'EUROPE

Le président du Conseil de l'UE Herman Van Rompuy déclare au nom des 28 membres de l'UE cosignée par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso "Le bain de sang doit cesser, Gaza souffre d'intolérables souffrances depuis plus de trois semaines déjà et elles ont coûté beaucoup de vies, dont celles de nombreuses femmes et enfants. Cela doit cesser immédiatement. Nous condamnons fermement les tirs continus de roquettes contre Israël, qui menacent sa population. Nous reconnaissons le droit légitime à la défense, mais il doit être proportionné".

Ce discours est trop timide contre Israël qui applique, la loi du talion de manière disproportionnée jusqu'aux crimes de guerre. Aucune sanction économique n'est décidée.

LE 4 AOÛT 2014

Le président de la république Française est aux côtés de 11 chefs d'État, dont le roi des belges, le prince William et son épouse Kate, le roi Felipe VI d'Espagne et le président allemand, Joachim Gauck pour la cérémonie de célébration du 100e anniversaire de l'invasion allemande, à Liège.

François Hollande fait un très beau discours, tirant le parallèle entre la première guerre mondiale et les évènements d'Ukraine, de Syrie, d'Irak et de Gaza : Comment rester neutre ? Il sera entendu.

LE 5 AOÛT 2014

Le cessez feu de 72 Heures est enfin respecté. Les tunnels sont tous déclarés détruits par Tsahal. L'armée israélienne a retiré ses troupes de la bande de Gaza.

Sayeeda Warsi, première femme musulmane secrétaire d'État au Royaume-Uni, a démissionné car elle ne peut plus "soutenir la politique du gouvernement sur Gaza" qu'elle qualifie de "moralement indéfendable". "C'est avec un profond regret que j'ai écrit ce matin au Premier ministre pour lui remettre ma démission. Je ne peux plus soutenir la politique du gouvernement sur Gaza".

LE 6 AOÛT 2014

Lors d’une session informelle de l’Assemblée générale convoquée par les pays arabes membres de l’ONU pour évoquer la situation à Gaza, Monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général de l'ONU, a affirmé que « Le cycle insensé des souffrances à Gaza et en Cisjordanie, ainsi qu’en Israël, doit cesser », la trêve de 72 heures en cours doit conduire à un « cessez-le-feu durable » et à des négociations pour régler les « causes sous-jacentes » du conflit. Il s’agit notamment, de « lever le blocus (imposé par Israël) et de placer à nouveau Gaza sous un gouvernement palestinien uni qui adhère aux engagements de l’OLP ». « J’exhorte les protagonistes à entendre l’appel de la communauté internationale à reprendre les négociations, pour mettre fin définitivement au conflit israélo-palestinien par une solution viable aux deux Etats ».

Rappelant la « catastrophe humanitaire » qui prévaut à Gaza, il a appelé les pays membres à « répondre rapidement et généreusement aux besoins urgents » de la population. Il faudra aussi reconstruire, « une tâche énorme dans les décombres de Gaza où maisons, écoles et hôpitaux ont été détruits ou endommagés ». « Le cessez-le-feu a un prix qui est presque insupportable ». Il a particulièrement dénoncé les attaques contre trois écoles de l’ONU qui abritaient des réfugiés palestiniens, les qualifiant de « scandaleuses, inacceptables et injustifiables ». « Le cauchemar des quatre semaines écoulées nous rappelle que seul un règlement politique négocié peut apporter la paix et la sécurité aux Israéliens et aux Palestiniens ».

LE 10 AOÛT 2014

Par l'intermédiaire des Égyptiens, Israéliens et Palestiniens concluent une nouvelle trêve de trois jours. Les négociations en vue d'un cessez-le-feu durable se poursuivent.

LE 13 AOÛT 2014

Au troisième jour de trêve, le démantèlement d'un missile israélien cause la mort de cinq personnes, dont un journaliste italien, sans compter les blessés. Une nouvelle trêve de cinq jours, est observée pour tenter de déterminer les négociations.

LE 20 AOÛT 2014

La trêve se termine sans accords, les hostilités reprennent à Gaza. Les roquettes sont tirées vers Israël qui répond à nouveau par des raids aériens.

LE 22 AOÛT 2014

Un enfant israélien meurt sous l'explosion d'une requête du Hamas. La guerre reprend.

LE 26 AOÛT 2014

Sous la pression des menaces de l'État djihadiste en Irak et pour "garder des ressources", Israël accepte un cessez le feu et met un terme à cinquante jours de guerre qui ont provoqués  2 143 morts côté palestinien et 71 côté israélien.

LE 31 AOÛT 2014

Israël a décidé de s'approprier 400 hectares de terres situées en Cisjordanie dans le secteur de Bethléem, en réponse au meurtre de trois jeunes Israéliens en juin dans le territoire occupé. L'armée a annoncé le lancement de la procédure déclarant propriété de l'État israélien ces 400 hectares proches de la colonie de Gva'ot. Les parties concernées ont quarante-cinq jours pour faire appel.

LE 7 JANVIER 2015

La Palestine est membre en qualité d'État, de la Cour Pénale Internationale.

LA RUPTURE AVEC LA GAUCHE DU PS

Le 15 mai 2014

Le journal Libération affirme que l'UMP a réglé pendant la campagne de Nicolas Sarkozy près de 20 millions d'euros à Event et Cie, proche de Jean François Copé, pour des événements qui semblent parfois fictifs. JF Copé invoque des "amalgames" à l'approche des élections européennes. Le député UMP Pierre Lellouche "conteste formellement" avoir participé à une conférence de mai 2012 facturée 299.000 euros à l'UMP par Event et Compagnie où son nom apparaît pourtant comme principal intervenant. Il déposera plainte pour usurpation d'identité et abus de confiance.

Le 26 mai 2014

Des perquisitions policières sont effectuées dans la soirée et durant la nuit, au siège de la société Bygmalion, à l'UMP et à "Génération France", l'association politique de Jean-François Copé.

Le 27 mai 2014

Jean François Copé n'a pas d'autre choix que d'annoncer sa démission de la présidence de l'UMP pour le 15 juin 2014. Un congrès extraordinaire se tiendra le 12 octobre 2014. L'intérim de l'UMP sera assuré par trois anciens premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon. Monsieur Copé qui se préparait pour les élections présidentielles de 2017, ne veut pas tomber seul.

L'avocat de Bygmalion protège son client et dénonce une "affaire des comptes de campagne" de Nicolas Sarkozy, évoquant un système de "vraies fausses factures" mis en place "à la demande de l'UMP" pour dissimuler dix millions d'euros de dépenses liées aux meetings du président-candidat en 2012.

Les accusations de l'avocat de Bygmalion sont relayés par le directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux. Il "admet", au bord des larmes sur BFM TV, un maquillage des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy qui ont été indûment facturées à l'UMP au lieu d'être imputées aux comptes de campagne du candidat.

Le 29 mai 2014

Monsieur le président de la République se rend au centre d'entraînement de Clairefontaine pour soutenir l'équipe nationale de football qui doit jouer la coupe du monde au Brésil. Un parcours honorable des bleus, est fortement désiré pour redonner de la motivation dans une France morose.

Le 30 mai 2014

Un Français soupçonné d'avoir tiré et tué quatre personnes le samedi 24 mai au Musée juif de Bruxelles (Belgique) est arrêté par les douaniers de Marseille, lors d'un contrôle dit de routine.  Mehdi Nemmouche, délinquant multirécidiviste et proche des groupes jihadistes, revendique l'attentat dans un film saisi par les enquêteurs. Un mandat d'arrêt européen a été émis par la justice belge en vue de son extradition.

Le 2 juin 2014

Le roi d'Espagne abdique au profit de son fils. Cette abdication a quatre causes :

1/ Alors que l'Espagne traverse une crise économique majeure, les habitudes du roi d'Espagne ont choqué le pays. Son safari au Botswana, en 2012, a ainsi fait scandale. Le voyage était évalué à 30 000 euros, alors que les Espagnols font face à des mesures d'économie extrêmement sévères.

2/ Début octobre 2012, le tabloïd allemand Bild évoque une liaison supposée de Juan Carlos avec une aristocrate allemande. Sa réputation de roi "coureur de jupons" en est relancée.

3/ La mise en examen de sa fille Cristina pour fraude fiscale en février 2014, fait scandale. Son gendre Inaki Urdangarin et sa fille sont soupçonnés du détournement de 6 millions d'euros de fonds publics.

4/ Les catalans veulent lancer leur référendum pour obtenir leur indépendance. La catalogne semble être la "vache à lait" de l'Espagne.

LE 3 JUIN 2014

Le second projet de la carte des régions tranché par monsieur le président république le 2 juin, est publié. Cette carte n'est pas définitive. Les départements pourront rejoindre une région plutôt qu'une autre. Les ajustements se feront au niveau départemental. Le Nord Pas de Calais pourrait rejoindre la Picardie et Champagne Ardenne pour devenir en population, la seconde région de France. La Bretagne, Centre Poitou Limousin, Aquitaine et Pays de Loire peuvent être découpés au point qu'une région disparaisse.

François Hollande, déclare que les nouvelles régions, qui seront « de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales », « prend en compte les volontés de coopération » déjà engagées et seront soumises au débat parlementaire en juin. Mais il souhaite « aller vite car il ne nous est pas permis de tergiverser sur un sujet aussi important pour l'avenir du pays ».

Tribune de Monsieur François Hollande publiée dans la presse quotidienne régionale datée du 3 juin 2014

Depuis deux siècles, la République a cherché à concilier l’unité de l’Etat, avec l’exercice le plus libre possible de la démocratie locale.

Mais il a fallu attendre les grandes lois de décentralisation de 1982 sous la Présidence de François Mitterrand, pour élargir les responsabilités des communes et des départements, et faire des régions des collectivités locales à part entière.

Puis sous la présidence de Jacques Chirac, la République décentralisée a été consacrée dans la Constitution. C’était aussi une façon de reconnaître que nos territoires et les élus qui les représentent, ont incontestablement contribué depuis trente ans à la modernisation du pays et à l’amélioration de la vie quotidienne des Français.

Le temps est venu de donner une forme nouvelle à cette ambition. Parce que notre organisation territoriale a vieilli et que les strates se sont accumulées. Parce que les moyens de communication, les mutations économiques, les modes de vie ont effacé les limites administratives. Parce que nous devons répondre aux inquiétudes des citoyens qui vivent à l’écart des centres les plus dynamiques et qui redoutent d’être délaissés par l’Etat en milieu rural comme dans les quartiers populaires.

Le temps est donc venu de simplifier et clarifier pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources. Le temps est venu d’offrir une meilleure qualité de service et de moins solliciter le contribuable tout en assurant la solidarité financière entre collectivités selon leur niveau de richesse.

La réforme que j’ai demandée au Premier ministre et au Gouvernement de mettre en œuvre, en y associant toutes les familles politiques, est majeure. Il s’agit de transformer pour plusieurs décennies l’architecture territoriale de la République.

Au plus près des habitants, la commune est l’institution à laquelle chaque Français est le plus attaché. C’est dans ce cadre que se pratiquent chaque jour la solidarité et la citoyenneté. Elle doit demeurer « une petite République dans la grande ». La spécificité de notre pays c’est de compter 36700 communes.

L’ensemble du territoire national est aujourd’hui couvert par des intercommunalités. Mais elles sont de taille différente et avec des moyens trop faibles pour porter des projets.

Ce processus d’intégration doit se poursuivre et s’amplifier. C’est le sens de la réforme proposée. Les intercommunalités changeront d’échelle. Chacune d’entre elles devra regrouper au moins 20 000 habitants à partir du 1er janvier 2017, contre 5000 aujourd’hui. Des adaptations seront prévues pour les zones de montagne et les territoires faiblement peuplés.

L’intercommunalité deviendra donc, dans le respect de l’identité communale, la structure de proximité et d’efficacité de l’action locale. Il faudra en tenir compte pour lui donner le moment venu toute sa légitimité démocratique. Comme il en a été décidé pour les 13 métropoles et le Grand Paris qui ont été créés par la loi du 27 janvier 2014.

Les régions, quant à elles, se sont imposées comme des acteurs majeurs de l’aménagement du territoire. Mais elles sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante. Leurs ressources ne correspondent plus à leurs compétences, qui elles-mêmes ne sont plus adaptées au développement de l’économie locale.

Pour les renforcer, je propose donc de ramener leur nombre de 22 à 14. Elles seront ainsi de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales. Une carte a été définie. Elle prend en compte les volontés de coopération qui ont été déjà engagées par les élus, dont je veux saluer le sens de l'intérêt général. Elle sera soumise au débat parlementaire. Mais il faut aller vite car il ne nous est pas permis de tergiverser sur un sujet aussi important pour l’avenir du pays.

Demain, ces grandes régions auront davantage de responsabilités. Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures.

Pour remplir leur rôle, elles disposeront de moyens financiers propres et dynamiques. Et elles seront gérées par des assemblées de taille raisonnable. Ce qui veut dire moins d’élus.

Dans ce nouveau contexte, le conseil général devra à terme disparaître. La création de grandes régions, et le renforcement des intercommunalités absorberont une large part de ses attributions. Mais cette décision doit être mise en œuvre de façon progressive car le conseil général joue un rôle essentiel dans la solidarité de proximité et la gestion des prestations aux personnes les plus fragiles. Et il ne peut être question de remettre en cause ces politiques. Pas davantage les personnels dévoués qui continueront à les mettre en œuvre. Du temps est nécessaire et de la souplesse est indispensable. Une large initiative sera laissée aux élus pour assurer cette transition. Certaines métropoles pourront reprendre les attributions des conseils généraux et toutes les expérimentations seront encouragées et facilitées.

L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020. Je veux croire qu'une majorité politique nette se dessinera en faveur de ce projet et que s’y associeront les élus qui, dans l'opposition aujourd’hui, souhaitent eux aussi l’aboutissement de cette réforme. D’ici là, les élections pour le conseil départemental seront fixées le même jour que celles pour les futures grandes régions à l’automne 2015. Avec le mode de scrutin qui a été voté par la loi du 17 mai 2013.

Le département en tant que cadre d’action publique restera une circonscription de référence essentielle pour l'Etat, autour des préfets et de l’administration déconcentrée avec les missions qui sont attendues de lui : garantir le respect de la loi et protéger les citoyens en leur permettant d’avoir accès aux services publics où qu’ils se trouvent. Mais il devra renoncer à exercer les compétences reconnues aux collectivités.

Cette grande réforme s’inscrit dans la volonté de moderniser notre pays et de le rendre plus fort. Elle est tournée vers les citoyens car il s’agit de simplifier notre vie publique, de rendre plus efficace nos collectivités et de limiter le recours à l’impôt. Elle repose sur les valeurs qui doivent nous rassembler : le souci constant de la démocratie, de la solidarité et de l’efficacité. Et c’est pourquoi j’appelle tous les citoyens et, en particulier, tous les élus locaux qui par leur engagement quotidien font vivre les institutions de la République, à s’associer à sa réussite.

François Hollande

LE 3 JUIN 2014

Le Décret du 3 juin 2014 relatif à la composition du Gouvernement prévoit :

Article 1

Mme Marylise Lebranchu est nommée ministre de la décentralisation et de la fonction publique.

Article 2

M. Thierry Mandon est nommé secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la réforme de l'Etat et de la simplification.

Article 3

Il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de Mme Valérie Fourneyron, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire.

Article 4

Mme Carole Delga est nommée secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire.

LE 4 JUIN 2014

Monsieur le président de la république François Hollande se rend en Pologne pour fêter les 25 ans de la libération polonaise. Il y rencontre le nouveau président ukrainien, monsieur Porochenko.

LE 5 JUIN 2014

Le G7 se réunie sans la Russie. Monsieur Obama déclare "Nous n'accepterons jamais l'occupation de la Crimée par la Russie ni les violations de la souveraineté de l'Ukraine".

Le G7 a débattu de la meilleure stratégie pour aider le président Porochenko à "stabiliser financièrement, économiquement et politiquement" l'Ukraine. Selon Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, l'UE est prête à organiser début juillet une "réunion de coordination" sur l'aide, avant une "conférence internationale" de donateurs à la fin de l'année. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, confirme que l'UE signera "au plus tard le 27 juin" l'accord de libre-échange prévu avec l'Ukraine.

Monsieur Hollande rentre à Paris pour recevoir la reine du Royaume Uni qui se déplace officiellement pour la dernière fois en France. Il dîne ensuite avec Monsieur Obama et soupe avec Monsieur Poutine.

LE 6 JUIN 2014

Monsieur Hollande reçoit en Normandie  19 chefs d'État et 1800 vétérans pour le 70ième anniversaire du D Day soit du débarquement des alliés sur les plages de Normandie. Monsieur le président de la République rend un grand hommage aux 20 000 victimes civiles et aux villes détruites par les bombardements alliés. Il n'oublie pas d'invoquer les viols des jeunes filles commis par les troupes militaires alliées. Durant la durée de la seconde guerre mondiale, il y a eu environ 62 000 victimes civiles tuées par les bombardements alliés.

LE 6 ET 7 JUIN 2014

Nicolas Sarkozy se présente à la commémoration où les chefs d'Etat le saluent puis se rend à sa conférence dans la cité suisse d'Interlaken au Swiss Economic Forum qui réunit les dirigeants d'entreprises mondiales. Refusant de répondre à des questions sur la politique française, il fait son show mais critique le système politique suisse, conseillant notamment à la Confédération helvétique d'entrer dans l'Union européenne. Il a également remis en cause le turn-over annuel du président suisse, et indiqué que "le système avec sept conseillers fédéraux est inefficace et désuet"

Adolf Ogi ex conseiller et président fédéral de la Suisse réagit en sa qualité de président du Forum :

"Sarkozy a fait son numéro. Il a plu, par sa rhétorique, ses mimiques. Il s'est imposé, donnant le spectacle qu'il voulait donner." (-) «En tant que président du Forum, je devais m’assurer que tout se passe bien. Monsieur le président, lui ai-je dit, je ne suis pas journaliste. Je ne souhaite pas entrer dans le petit jeu des questions-réponses. Comme vous, je suis un ancien président. Un ancien président qui avait des relations privilégiées avec vos prédécesseurs, M. Mitterrand comme M. Chirac.»

Il rappelle "la richesse de la Suisse, ses quatre cultures, ses 26 cantons, ses plus de 160 ans de paix. La Confédération reste pour beaucoup un exemple de ce que l'Union européenne essaie en vain de recréer" avant de conclure que la "petite" Suisse ne courbera pas l'échine face aux puissant dans un Pays traumatisé par la perte de son secret bancaire causé par les coups de boutoir des USA et actuellement de l'UE :«J’ai toujours exigé de mes interlocuteurs – y compris les plus puissants – le même respect que je leur accordais. Oui, la Suisse ne doit jamais se laisser marcher sur les pieds. Nous devons discuter d’égal à égal avec tout le monde.»

LE 7 JUIN 2014

Monsieur le président de la République François Hollande et Anne Hidalgo, maire de Paris font visiter le marché aux fleurs de l'île de la cité à la reine d'Angleterre, pour sa cinquième et dernière visite d'Etat. Elle a accepté de donner son nom au marché aux fleurs et dévoile elle-même, la plaque portant l'inscription "marché aux fleurs reine Elizabeth II".

Tony Abbott est reçu par François Hollande à l'Elysée. "Il l'a remercié pour sa participation aux cérémonies du 6 juin et a salué le rôle des soldats australiens qui ont participé à la bataille de Normandie aux côtés des Alliés", a indiqué la présidence. Selon l'Elysée, "le chef de l'Etat s'est félicité du dynamisme de la relation bilatérale dans tous les domaines, deux ans après la signature d'un partenariat stratégique entre la France et l'Australie" et souhaite l'approfondir. Monsieur le Président de la République a aussi "remercié le Premier ministre australien pour sa solidarité dans le dossier ukrainien et pour son soutien à l'action de la France au Mali et en RCA".

LE 9 JUIN 2014

François Hollande se rend à Tulle pour rendre hommage aux 99 pendus de Tulle sur les lampadaires de la ville, pour le 70ième anniversaire du crime de guerre, commis par la division SS Das Reich qui remontait vers la Normandie.

LE 10 JUIN 2014

Manuel Valls commémore le 70ième anniversaire des 642 civils massacrés le 10 juin 1944 à Oradour sur Glane par la division SS Das Reich qui avait sévi à Tulle la veille. Les femmes et les enfants ont été enfermés puis brûlés vifs dans l'église. Les hommes ont été fusillés par petits groupes avant d'être brûlés.

Le premier ministre déclare «Oradour, c'est aussi une mise en garde. Pour combattre et ne jamais laisser prospérer les idéologies de mort» (-) «Nous le savons bien, nous le voyons trop : elles n'ont pas disparu. Elles sont là. Elles rôdent. Elles embrigadent. Elles poussent des individus, parfois très jeunes, à s'enrôler, à prendre les armes, à frapper au hasard, à tuer».

LE 12 JUIN 2014

En réponse à l'affaire Bygmalion, le bureau politique de l'UMP choisit Luc Chatel comme secrétaire général de l'UMP, placé sous l'autorité d'un « triumvirat » mené par les trois anciens Premiers ministre François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin.

LE 13 JUIN 2014

François Hollande se rend à Andorre en qualité de co-prince. Le président de la République française est co-prince d'Andorre depuis l'apport à la couronne de ce titre par Henri IV. Le second co-prince est l'évêque de la ville espagnole de la Seu d'Urgell, située à proximité de la frontière andorrane. Il demande aux autorités de la principauté d'entamer les réformes démocratiques pour entrer dans l'UE. La principauté n'aura alors plus de douaniers à sa frontière française et espagnole.

LE 17 JUIN 2014

La carte de la pauvreté en France est redessinée quartier par quartier en incluant les zones rurales. 1300 quartiers et 700 communes sont considérées. Seules les zones où plus de la moitié des ménages, vivent avec moins de 11.250 euros par an, soit 60% du revenu médian national (avec une pondération selon le niveau de vie dans l'agglomération), ont été retenues.

LE 18 JUIN 2014

Un Conseil des ministres très important réunit tous les membres du Gouvernement, secrétaires d'Etat compris, alors que la grève des cheminots, dure depuis huit jours. Les candidats au BAC ne peuvent pas ou difficilement, utiliser le train pour se rendre sur les lieux des épreuves.

UNE BAISSE DES CHARGES

- Une nouvelle baisse du coût du travail ciblée sur les bas salaires jusqu’à 1,6 SMIC, qui complète le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et représentera 4,5 milliards d’euros en 2015. Les taux d’allégements seront harmonisés entre les entreprises de moins de 20 et celles de plus de 20 salariés. Cette baisse permettra d’atteindre le « zéro charge URSSAF » au niveau du SMIC, dès le paiement des cotisations au titre des salaires de janvier 2015. Les cotisations personnelles des travailleurs indépendants et des exploitants agricoles seront quant à elles réduites de 3,1 points pour les cotisants dont les revenus sont inférieurs à 41 000 euros, la réduction étant prolongée de façon dégressive jusqu’à environ 52 000 euros. L’exonération concernera 90 % des artisans, 90 % des commerçants, 65 % des professionnels libéraux et environ 50 % des entrepreneurs relevant du régime micro-social. Elle bénéficiera également à plus de 95 % des non salariés agricoles.

- La contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), payée par les entreprises à proportion de leur chiffre d’affaires, et qui concerne notamment le secteur industriel, entamera sa baisse dès 2015, avec une suppression prévue pour toutes les entreprises à horizon 2017. Un abattement permettra aux deux tiers des 300 000 redevables, c’est-à-dire à la totalité des très petites entreprises (TPE) et à près de la moitié des petites et moyennes entreprises (PME), dès lors qu’elles ont un chiffre d’affaires inférieur à 3 250 000 euros, d’être totalement exonérées dès 2015.

- les cotisations salariales diminueront dès le 1er janvier 2015 pour les salariés percevant jusqu’à 1,3 SMIC. Cette mesure permettra une hausse de revenus d’environ 500 euros par an au niveau du SMIC, visible sur la feuille de paye. Elle fera l’objet d’une déclinaison particulière dans la fonction publique.

POLITIQUE ENERGETIQUE

- Le texte fixe les grands objectifs de la transition énergétique et donne ainsi un horizon stable pour agir dès maintenant, notamment l’objectif de la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030, l’atteinte de 32% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale à cette même date et la division par 2 de celle-ci à horizon 2050.

- Il mobilise les moyens permettant d’accélérer et d’amplifier les travaux de rénovation des logements et des bâtiments pour économiser l'énergie, faire baisser les factures et créer des emplois. Les nouvelles constructions de bâtiments publics seront exemplaires au plan énergétique et chaque fois que possible à énergie positive. Les collectivités auront accès, pour financer ces projets, à un nouveau «prêt croissance verte » de la Caisse des dépôts et consignations. Dans une logique de guichet unique, les plateformes de la rénovation énergétique seront généralisées et proposeront des « passeports travaux » offrant conseil, audit et financements. Les ménages bénéficieront d’un avantage fiscal renforcé pour toute action de rénovation thermique. Les entreprises bénéficieront des interventions de BPIFrance. Le tiers financement pourra être mis en place par les sociétés régionales créées à cette fin et agréées. Les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz seront élargis à toutes les énergies grâce au chèque énergie.

- Il vise à favoriser le développement des énergies renouvelables pour diversifier la production de la France et renforcer son indépendance énergétique. Il permet de valoriser les ressources (solaire, éolienne, hydraulique, marine, biomasse, biocarburants, récupération de chaleur et géothermie …) et de développer les filières industrielles concernées en modernisant le soutien aux énergies renouvelables, en lançant de nouveaux appels d’offre et en mettant en place des financements innovants. La simplification et la réunification des autorisations et des procédures permettront de raccourcir les délais de réalisation.

- Il encourage le développement de l'économie circulaire, la réduction des déchets à la source et la lutte contre le gaspillage pour favoriser le recyclage et l’innovation sur la conception des produits et des matériaux. Un appel à projet sur les villes et territoires « zéro déchet » sera lancé.

- Il simplifie et clarifie les procédures pour gagner en efficacité, en compétitivité et en maîtrise des coûts. L’harmonisation des délais de recours et la délivrance d'un permis unique permettront à la législation française de faire converger protection de l’environnement et montée en puissance des énergies renouvelables.

- Pour faciliter l'émergence de nouveaux emplois et de nouveaux métiers, un plan de formation professionnelle sur les métiers de l’éco-construction et de la rénovation est mis en place, en partenariat avec les territoires et le secteur du bâtiment. La labellisation des artisans et des entreprises du bâtiment sera encouragée, en liaison avec les filières et les régions, dans les domaines de l'efficacité énergétique des bâtiments et des énergies nouvelles. L’apprentissage et la formation en alternance seront fortement encouragés.

LE 19 JUIN 2014

Madame le ministre de la Santé présente le projet de "loi santé" qui prévoit :

- la prévention du tabagisme avec peut être les parquets de cigarette neutres sans logo ni pub

- la création de salles de shoot pour répondre à la décision du Conseil d'Etat qui exige une loi

- la généralisation du tiers payant pour les médecins, la carte vitale devient une carte de paiement, pour la partie prise en charge par la sécurité sociale

- un numéro d'appel unique à trois chiffres sera mis en place «dans chaque département» pour pouvoir joindre un médecin 24 heures sur 24

- l'instauration d'une action de groupe pour les patients victimes de dommages médicaux dus à leurs traitements

- la mise en place d'un « logo » pour informer les consommateurs de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires industriels

- la mise en place d'un « parcours éducatif de santé » pour permettre à tous les enfants, de la maternelle au lycée, d'acquérir des connaissances en santé et d'adopter des bons réflexes

- la rénovation de l'hôpital pour qu'il soit efficace et économe.

ESPAGNE

Le lendemain de la sortie dès le premier tour de la coupe du monde au Brésil, de l'équipe nationale de football championne du monde en titre, alors qu'elle jouait en blanc couleur de la monarchie, suite à l'abdication de son père Juan Carlos 1er, le roi Felipe VI monte sur le trône avec une volonté, garder l'Espagne unie.

IRAK

Bagdad demande officiellement aux Etats-Unis des frappes aériennes pour contrer l'offensive fulgurante lancée le 9 juin par des insurgés menés par les jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui se sont emparés en 10 jours de larges pans du territoire dans le nord et le centre de l'Irak. Les Usa ne veulent pas envoyer de troupes au sol mais consentent à envoyer 300 instructeurs.

La veille, Nouri al-Maliki Premier ministre irakien, s'est retrouvé sous le feu de critiques américaines mettant en cause sa politique confessionnelle dans la crise qui secoue le pays. "Il n'y avait pas grand chose à faire qui aurait permis d'oublier à quel point le gouvernement d'Irak a négligé les siens. C'est ce qui est à l'origine du problème actuel", a déclaré le général Dempsey à des élus du Congrès, interrogé pour savoir si les Etats-Unis auraient pu empêcher l'avancée des insurgés sunnites.

Le président de la République française organise un conseil restreint de défense pour prévoir une aide au gouvernement irakien. Le conseil déclare :

"La crise en Irak est aussi une conséquence dramatique de la situation en Syrie. Bachar el-Assad entretient de longue date des relations troubles avec les groupes terroristes, qu’il ne combat pas mais instrumentalise contre l’opposition syrienne. La guerre qu’il poursuit contre son propre peuple favorise la constitution d’une zone ouverte aux terroristes entre la Syrie et l’Irak. La France souhaite donc que les Amis du peuple syrien renforcent et coordonnent leur soutien aux forces de l’opposition qui combattent aujourd’hui les groupes jihadistes. Elle est prête à y contribuer."

23 JUIN 2014 : L'ACCORD GE ALSTOM SOUS L'EGIDE DU GOUVERNEMENT FRANCAIS.

Après le fiasco des hauts fourneaux de Florange suite à l'accord ArcelorMittal, le Gouvernement français est intervenu pour que Alstom ne soit pas démantelé. Après avoir mis en concurrence l'allemand Siemens et Général Electric, un accord a été trouvé avec GE la partenaire historique de Alstom.

GE-Alstom localisera en France pour ses activités énergie quatre centres de décisions mondiaux et leurs directions: réseaux (y compris pour les activités de réseaux actuelles de GE), Eolien en mer, Hydroélectrique et turbines à vapeur. Ces nouveaux centres de décision viendront en complément du siège européen des activités européennes Energie de GE basé à Belfort depuis 1999. Les liquidités apportées par GE seront consacrées aux coentreprises, à la réduction de la dette et pour partie reversées aux actionnaires. L’Etat français s’est donné environ deux ans pour racheter les 20% du capital du groupe qu’il convoite à Bouygues ou sur le marché pour devenir le principal actionnaire d’Alstom.

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

GE et Alstom vont créer deux co-entreprises. Ces co-entreprises développeront et proposeront une technologie et des services de pointe aux clients, partout dans le monde, sous les marques GE et Alstom :

  • Réseaux : GE et Alstom créeront une entreprise mondiale d’activités de réseaux basée en France, en rapprochant leurs actifs de réseaux, chacune des deux sociétés prenant une participation de 50 % dans la nouvelle entreprise.

  • Énergies renouvelables : GE et Alstom créeront une co-entreprise dans le domaine des énergies renouvelables, basée en France. Cette co-entreprise sera constituée des activités Hydro-électrique et Eolien en mer d'Alstom, avec une participation de 50 % pour chacune des deux sociétés.

NUCLEAIRE

GE et Alstom vont créer une alliance mondiale dans le nucléaire et française pour les turbines à vapeur en France afin de garantir que la technologie des turbines à vapeur pour centrales nucléaires reste française. Cette alliance inclut :

  • La production et la maintenance de la ligne des équipements pour centrales nucléaires et la vente de nouveaux équipements pour le nucléaire à travers le monde.
  • La ligne de produits de turbines à vapeur d’Alstom et leur maintenance sur le marché français.

Cette alliance sera à parité égale entre GE et Alstom (50/50) incluant des actions préférentielles accordant à l’Etat français un droit de veto ainsi que des droits de gouvernance spécifiques dans le domaine de la sécurité et des technologies pour centrales nucléaires en France.

En complément, la propriété intellectuelle de la technologie des turbines à vapeur Arabelle d’Alstom sera logée dans une structure ad hoc, détenue à 100% par l’Etat français. Le gouvernement pourra ainsi accorder des licences à des tiers dans l’hypothèse où GE ne serait pas en mesure de fournir les turbines à vapeur Arabelle destinées à un projet nucléaire d’EDF/Areva. GE s’est également engagé à poursuivre sur le long terme le développement de la technologie Arabelle et la maintenance des installations nucléaires d’EDF.

ALSTOM TRANSPORT

Pour renforcer davantage la filière Transport d'Alstom, GE et Alstom ont signé un protocole d'accord en vue de créer une alliance mondiale dans le Transport. Cette alliance prévoit :

  • La vente de l'activité de signalisation de GE à Alstom. Cette activité de signalisation de GE est un fournisseur majeur de systèmes de signalisation de bord et sur les voies, ainsi que de solutions de communication pour l'industrie ferroviaire mondiale.

  • Un ensemble d'accords de coopération portant sur les services, la technologie, la chaîne logistique, la fabrication, et l’assistance commerciale aux Etats-Unis.

Cette alliance renforcera Alstom grâce à la puissance de GE dans l’activité fret, et en Amérique du Nord en complément de la position mondiale d’Alstom dans le transport de voyageurs.

LE 24 JUIN 2014 : AFFAIRE VINCENT LAMBERT ET LA FIN DE VIE

Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif dont le sort déchire la famille, a connu mardi 24 juin 2014 deux décisions sur la fin de vie.

Le Conseil d'Etat a confirmé l'arrêt des soins de Vincent Lambert.

"15. Considérant qu’il résulte de l’ensemble des considérations qui précèdent que les différentes conditions mises par la loi pour que puisse être prise, par le médecin en charge du patient, une décision mettant fin à un traitement n’ayant d’autre effet que le maintien artificiel de la vie et dont la poursuite traduirait ainsi une obstination déraisonnable peuvent être regardées, dans le cas de M. D...  I... et au vu de l’instruction contradictoire menée par le Conseil d’Etat, comme réunies ; que la décision du 11 janvier 2014 du Dr. H... de mettre fin à l’alimentation et à l’hydratation artificielles de M. D...  I... ne peut, en conséquence, être tenue pour illégale"

 Quelques heures plus tard, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) saisi par la mère de Vincent Lambert, a demandé en urgence le maintien en vie de Vincent Lambert , «Ayant pris connaissance de l’arrêt rendu par le Conseil d’Etat», la CEDH demande au gouvernement français «de faire suspendre l’exécution de cet arrêt pour la durée de la procédure devant la Cour». «Cette mesure implique que Vincent Lambert ne soit pas déplacé avec le but d’interrompre le maintien de son alimentation et de son hydratation».

L'article 39 du règlement de la Convention européenne des droits de l'homme, relatif aux "mesures provisoires" permet, en urgence, d'obliger un Etat à ne pas appliquer une décision de justice, le temps que la CEDH examine les griefs, uniquement quand l'application de cette décision entraîne une décision irréversible et non réparable comme la mort (article 2) ou des actes de torture (article 3) ou à titre extrêmement exceptionnel, des atteintes définitives à la vie familiale (article 8). Le cas de l'espèce est bien le risque de mort.

25 JUIN 2014 :

Nicolas Bonnemaison, médecin accusé d'avoir empoisonné 7 patients en fin de vie, est acquitté. Le Procureur Général a décidé de faire appel.

27 JUIN 2014 : LE CONSEIL EUROPÉEN REAGIT AUX ELECTIONS EUROPEENNES.

Il est temps de réagir au «désenchantement», exhorte le président du Conseil européen Herman van Rompuy dans une feuille de route qu'il soumet aux 28 chefs d'État et de gouvernement de l'Union qui se retrouvent à Ypres pour célébrer le centenaire du début de la Première Guerre mondiale, avant de poursuivre leurs travaux, le 28 juin 2014, à Bruxelles.

Les leaders socio-démocrates de l’Union, qui se sont réunis samedi à Paris à l’invitation de François Hollande, considèrent aussi que le moment est venu de «réorienter» l’Union. «L’Europe a été un rêve pour les générations précédentes. Désormais elle est pour beaucoup un cauchemar», a résumé, Matteo Renzi, le président du conseil italien.

La démocratie parlementaire acceptée, veut dire que le francophone Jean Claude Juncker tête de liste des conservateurs européens du PPE vainqueurs des élections du 25 mai 2014 et ancien premier ministre social-chrétien luxembourgeois, devient le prochain président de la Commission. Il renforcera la place financière du Grand Duché du Luxembourg et permettra l'entrée de la Turquie l'un des berceaux de l'Europe, dans l'Union Européenne. Il favorisera un fédéralisme européen.

Il est donc élu par les députés européens et par le Conseil des chefs d’État et de gouvernement, et non plus désigné par les États à huis clos, comme tous, jusque José Manuel Barroso.

Les socio-démocrates européens, faute d’avoir gagné les élections à trente sièges prêt, apportent leur soutien à Juncker sous la pression des eurosceptiques très divisés au point que Marine Le Pen plombée par la déclaration de son père sur les "fournées", qui veut rappeler les gênes xénophobes du FN, ne peut créer de groupe parlementaire à Strasbourg.  Les sociaux démocrates réclament en échange, «du temps pour la réduction des déficits» et des «réformes», sinon la croissance restera en panne.

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, veut même, comme l'italien Matteo Renzi, que les dépenses «occasionnées par les mesures de réformes» soient sorties du calcul du déficit public. «Sinon, les pays endettés ne pourront plus du tout investir pour leur avenir».

Les chrétiens-démocrates (CDU) allemands, déclarent qu'il n’est pas question de toucher au Pacte de stabilité et de répéter l’erreur de 2003 qui a conduit à la crise de la zone euro en relâchant la discipline budgétaire.

François Mitterrand avait fixé et promis un déficit des budgets de tous les pays à 3%, à Helmut Kohl alors chancelier allemand membre du CDU. En échange, l'Allemagne a accepté de perdre le Mark, fierté nationale depuis la défaite de 1945, au profit de l'Euro. Angela Merkel qui s'aperçoit que l'UE est en danger, a tenu à souligner que le Pacte offre «une multitude de possibilités de flexibilité».

Les socio-démocrates jugent nécessaire de relancer les investissements dans cinq domaines prioritaires : les «grandes infrastructures en particulier en matière d'énergie, de transport et de numérique», la «recherche et l'innovation», «l'efficacité énergétique», la «formation et la qualification des jeunes» et les «besoins en matière de santé».

François Hollande a été plus loin dans une note transmise à Herman Van Rompuy en détaillant les sommes nécessaires et les sources de financement possibles : outre l’utilisation des marges de manœuvre du Pacte de stabilité et la mobilisation de la Banque européenne d’investissement, il suggère d’émettre de la dette européenne à hauteur de 1200 milliards d’euros sur cinq ans, soit neuf fois le montant du plan Marshall ou 2 % du PIB communautaire.

Cette note n’a pas été signée par les leaders socio-démocrates, car «elle aurait nécessité de longues négociations entre nous», reconnaît l’Élysée. «Si le Conseil et le Parlement européen acceptent nos priorités, il reviendra à Juncker de les chiffrer et de proposer ensuite des financements adéquats».

Pour Paris, seule une relance de la croissance par l’investissement public européen permettra de réduire le niveau de déficit et de dette. Reste à en convaincre les gouvernements conservateurs et libéraux qui ne sont pas sur cette stratégie. Monsieur Jean Claude Juncker, habitué de la finance internationale, en qualité d'ancien premier ministre du Grand Duché du Luxembourg, est favorable à des obligations européennes pour financer une relance des investissements. Cette solution permet que les fonds privés soient investis dans la relance de l'économie européenne.

Seules la Grande-Bretagne et la Hongrie de Victor Orban, proches des eurosceptiques, s’opposent encore à la nomination de Jean Claude Juncker. David Cameron, le Premier ministre britannique, a même demandé un vote afin de graver son opposition, dans le marbre. Soumis à l'UKIP de Nigel Paul Farage, le premier ministre anglais signe ainsi son isolement au sein de l’Union Européenne. Il favorise ainsi la sortie du Royaume Uni de l’UE, après le référendum britannique de 2017.

30 JUIN 2014

BNP Paribas est poursuivie pour avoir facilité des milliards de dollars de transactions avec le Soudan, mais aussi l'Iran et Cuba, enfreignant ainsi l'« International Emergency Economic Powers Act », cette loi fédérale américaine de 1977 qui autorise le président des Etats-Unis à restreindre les relations commerciales avec certains pays.

« BNP Paribas a déployé d'énormes efforts pour dissimuler des transactions interdites, brouiller les pistes et tromper les autorités américaines », a déclaré le ministre de la justice américain, Eric Holder, dans un communiqué, ajoutant : « Ces actions représentent une série de manquements à la loi américaine. »

Du fait de l'importance des volumes de transactions incriminés soit 190 milliards de dollars , la banque française devra s'acquitter d'une amende de 8,83 milliards de dollars Lorsqu'on ajoute les frais, le montant total s'élève à 8,9 milliards de dollars BNP Paribas est la première banque à accepter de plaider coupable pour violation d'embargo américain, devant un tribunal de New York de deux chefs d'accusation "falsification de documents commerciaux" et "collusion".

En théorie, le plaider coupable doit mener à la suspension de licence, ce qui équivaut à Wall Street à la peine de mort. Les régulateurs se sont concertés pour à la fois durcir les sanctions, sans que celles-ci mettent à terre les institutions financières.

Le département des services financiers (DFS) de New York, dirigé par Benjamin Lawsky, a proposé à BNP Paribas une sorte de donnant-donnant : pour pouvoir conserver sa licence, la banque française a été obligé de faire une concession d'importance en acceptant une suspension, pendant un an à partir du 1er janvier 2015, de certaines opérations de compensation en dollar. Elle vise principalement les financements sur les marchés du pétrole et du gaz.

Cet épisode financier, va permettre à l'Euro de devenir la première monnaie européenne pour que les financiers puissent échapper à l'Etat américain, dans leurs transactions sur lesquelles, il n'a aucun lien.

1er JUILLET 2014

À la suite du désaccord du Premier ministre et de la Conférence des présidents du Sénat, suite à une alliance UMP-PCF-radicaux de gauche, sur le respect des règles fixées par la loi organique prise en application du troisième alinéa de l'article 39 de la Constitution pour la présentation du projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, le Conseil constitutionnel a été saisi par le Premier ministre dans les conditions prévues à l'article 39, quatrième alinéa, de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel a jugé que le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral a été présenté dans des conditions conformes à la loi organique n° 2009-403 du 15 avril 2009 relative à l'application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel n'a pas suivi les sénateurs hostiles à la réforme qui avaient pointé, dans l'étude de 57 pages, une absence d'éclairage sur le nombre des fonctionnaires territoriaux impactés. Les sages ont notamment relevé que l'étude d'impact accompagnant le projet de loi comprend des développements relatifs à différentes options possibles sur la délimitation des régions, les élections régionales et départementales et la durée des mandats des membres des conseils régionaux et des conseils départementaux. Elle expose les raisons des choix opérés par le Gouvernement et en présente les conséquences prévisibles. Par ailleurs, le contenu de cette étude d'impact répond à celles des prescriptions applicables compte tenu de l'objet de ses dispositions. Il ne saurait en particulier être fait grief à cette étude d'impact de ne pas comporter de développements sur l'évolution du nombre des emplois publics dès lors que le Gouvernement ne mentionne pas la modification de ce nombre dans les objectifs poursuivis par ce projet de loi.

Le Conseil constitutionnel a rappelé que, dans le cadre de la procédure de l'article 39 alinéa 4 de la Constitution, il ne se prononce pas sur la conformité des dispositions du projet de loi à d'autres règles constitutionnelles, contrairement aux saisines opérées en application des articles 61 et 61-1 de la Constitution.

La réforme territoriale a donc été inscrite à l'ordre du jour du Sénat dès le 1er juillet 2014. Manuel Valls a prévu que les sénateurs siégeront, si besoin, en juillet et en août sur la réforme territoriale.

Conseil Constitutionnel Décision n° 2014-12 FNR du 01 juillet 2014

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu la Constitution ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

Vu la loi organique n° 2009-403 du 15 avril 2009 relative à l'application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution ;

Vu les observations présentées par M. Jean-Claude GAUDIN, sénateur, pour le groupe UMP du Sénat, enregistrées le 27 juin 2014 ;

Vu les observations présentées par M. Jacques MÉZARD, sénateur, pour le groupe RDSE du Sénat, enregistrées le 27 juin 2014 ;

Vu les observations du Gouvernement, enregistrées le 30 juin 2014 ;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant que le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral a été déposé sur le bureau du Sénat le 18 juin 2014 ; que la Conférence des présidents du Sénat, réunie le 26 juin 2014, a, en application du quatrième alinéa de l'article 39 de la Constitution, constaté la méconnaissance des règles fixées par la loi organique du 15 avril 2009 ; qu'en désaccord avec ce constat, le Premier ministre a saisi le Conseil constitutionnel afin qu'il se prononce sur le respect de ces règles ;

2. Considérant qu'aux termes du troisième alinéa de l'article 39 de la Constitution : « La présentation des projets de loi déposés devant l'Assemblée nationale ou le Sénat répond aux conditions fixées par une loi organique » ; que son quatrième alinéa dispose : « Les projets de loi ne peuvent être inscrits à l'ordre du jour si la Conférence des présidents de la première assemblée saisie constate que les règles fixées par la loi organique sont méconnues. En cas de désaccord entre la Conférence des présidents et le Gouvernement, le président de l'assemblée intéressée ou le Premier ministre peut saisir le Conseil constitutionnel qui statue dans un délai de huit jours » ;

3. Considérant que, lorsqu'il est saisi, en application du quatrième alinéa de l'article 39 de la Constitution, d'un projet de loi pour lequel le respect des conditions de présentation fixées par la loi organique prise en application du troisième alinéa de l'article 39 fait l'objet d'un désaccord entre la Conférence des présidents de la première assemblée saisie et le Premier ministre, le Conseil constitutionnel ne peut statuer que sur la seule question de savoir si ladite présentation du projet de loi a respecté les conditions fixées par la loi organique du 15 avril 2009 ; qu'il ne saurait donc se prononcer sur la conformité des dispositions contenues dans ce projet à d'autres règles constitutionnelles, conformité qui ne pourrait faire l'objet de son appréciation que s'il en était saisi dans les conditions prévues aux articles 61 et 61-1 de la Constitution ;

4. Considérant que le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, déposé le 18 juin 2014 sur le bureau du Sénat, comprend quatre chapitres qui comportent des dispositions relatives à la délimitation des régions, aux modalités d'organisation des élections régionales, aux règles relatives au remplacement des conseillers départementaux ainsi qu'à la durée du mandat en cours des conseillers généraux et des conseillers régionaux ;

5. Considérant, en premier lieu, que, conformément à ce que prévoit l'article 7 de la loi organique du 15 avril 2009, ce projet de loi est précédé d'un exposé des motifs destiné à en présenter les principales caractéristiques et à mettre en valeur l'intérêt qui s'attache à son adoption ;

6. Considérant, en second lieu, que ce projet de loi est accompagné d'une étude d'impact qui a été mise à la disposition du Sénat dès la date de son dépôt ; que, d'une part, cette étude comprend, conformément au deuxième alinéa de l'article 8 de la loi organique du 15 avril 2009, des développements relatifs à différentes options possibles sur les délimitations des régions, les élections régionales et départementales et la durée des mandats des membres des conseils régionaux et des conseils départementaux ; qu'elle expose les raisons des choix opérés par le Gouvernement et en présente les conséquences prévisibles ; que, d'autre part, le contenu de cette étude d'impact répond à celles des autres prescriptions de l'article 8 de la loi organique du 15 avril 2009 qui trouvent effectivement à s'appliquer compte tenu de l'objet des dispositions du projet de loi en cause ; qu'il ne saurait en particulier être fait grief à cette étude d'impact de ne pas comporter de développements sur l'évolution du nombre des emplois publics dès lors que le Gouvernement ne mentionne pas la modification de ce nombre dans les objectifs poursuivis par ce projet de loi ; qu'il n'est en outre pas établi qu'il a été soumis à des consultations dans des conditions qui auraient dû être exposées dans l'étude d'impact ;

7. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que les règles fixées par la loi organique du 15 avril 2009 pour la présentation des projets de loi en application du troisième alinéa de l'article 39 de la Constitution n'ont pas été méconnues,

D É C I D E :

Article 1er.- La présentation du projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral est conforme aux conditions fixées par la loi organique n° 2009-403 du 15 avril 2009 relative à l'application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution.

Article 2.- La présente décision sera notifiée aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat et au Premier ministre et publiée au Journal officiel de la République française

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 1er juillet 2014, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mmes Claire BAZY MALAURIE, Nicole BELLOUBET, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Valéry GISCARD d'ESTAING, Hubert HAENEL et Mme Nicole MAESTRACCI.

Manuels Valls fait entrer dans le rang les députés socialistes frondeurs pour faire voter la loi de finance rectificative de 2014 à l'Assemblée Nationale, dans le but que L'Etat français fasse des économies.

BOKO HARAM

Au lendemain de la victoire de l'équipe de France de football sur le Nigéria, lors des huitièmes de finale de la coupe du Monde du Brésil, le Président de la République s’entretient avec Monsieur Goodluck Ebele JONATHAN, Président de la République fédérale du Nigeria. Une cellule régionale de fusion de renseignements a été mise en place et permettra à terme de rendre plus efficaces la riposte internationale contre Boko Haram et notamment la recherche des 200 jeunes filles prises en otage.

LA GARDE A VUE DE MONSIEUR SARKOZY

Thierry Herzog avocat de Nicolas Sarkozy et Nicolas Sarkozy

Monsieur Nicolas Sarkozy est mis en garde à vue dans les mêmes conditions que tout citoyen, dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre. Il est accusé de trafic d'influence et de corruption de deux hauts magistrats de la Cour de Cassation, lors de la procédure terminée par un non lieu prononcé par le juge d'instruction, dans l'affaire Liliane Bettencourt. Comme son avocat est lui aussi, mis en garde à vue, il a refusé de se faire assister et par conséquent, il n'a pas eu accès à son dossier, durant sa garde à vue. Il a répondu aux questions sur 45 pages de PV.

Dans la nuit, Patrick Sassoust avocat général à la chambre criminelle de la Cour de Cassation est maintenu en garde à vue alors que Gilbert Azibert magistrat à la seconde chambre civile de la Cour de Cassation, Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy sont libérés et mis en examen.

Patrick Sassoust soupçonné d'être la taupe de Gilbert Azibert pour surveiller la procédure Bettencourt auprès de la chambre criminelle de la Cour de Cassation, ressort quelques temps plus tard sans être mis en examen.

Le parquet national financier publie : "A l'issue de leur garde à vue, Nicolas Sarkozy, Gilbert Azibert et Thierry Herzog ont été présentés aux deux magistrats instructeurs chargés de l'information ouverte contre X le 26 février 2014 des chefs de trafic d'influence et de violation du secret de l'instruction. (-) Conformément aux réquisitions du parquet, ils ont été mis en examen. Nicolas Sarkozy, des chefs de recel de violation du secret professionnel, de corruption active, de trafic d'influence actif."

A l'origine, les juges financiers Serge Tournaire et René Grouman mènent une enquête sur les accusations d'un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par l'ancien dictateur libyen, Mouammar Kadhafi. Dans ce cadre, ils décident de placer sur écoute plusieurs proches de l'ancien chef de l'Etat dont Claude Guéant, Brice Hortefeux et Michel Gaudin. Les conversations de ce dernier alertent les enquêteurs, qui soupçonnent Nicolas Sarkozy et ses proches d'avoir, en vain, cherché à se renseigner sur l'enquête auprès d'un responsable policier.

Les enquêteurs découvrent ensuite que Nicolas Sarkozy a un téléphone dédié à ses conversations avec son avocat, Thierry Herzog, et qu'il utilise pour cela une identité d'emprunt, Paul Bismuth. Leurs discussions laissent penser que les deux hommes cherchent à obtenir indûment des informations sur une décision judiciaire auprès d'un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, en échange de la promesse d'une intervention pour l'aider à obtenir un poste à Monaco. Poste qu'il n'obtiendra pas.

Le courage des juges d'instruction qui ont mis en garde à vue, un ancien président de la République et deux hauts magistrats de la Cour de Cassation dans les conditions que subissent tout citoyen est une première en France. Il est anormal que les gouvernants et les parlementaires s'exonèrent des lois qu'ils votent. Monsieur Sarkozy critique le caractère légal des écoutes téléphonique entre un client et son avocat. C'est un principe suprême de protection des droits de l'homme. Les avocats de l'ancien président de la République contestent les auto saisines d'une affaire à une autre.

Cliquez sur le bouton pour accéder à la jurisprudence sur la garde à vue

Au 20 heures de TF1, Nicolas Sarkozy se déclare victime d'une "instrumentalisation de la Justice" et politise le débat pour se rallier avec succès, les militants UMP. Il critique la disproportion du régime de la garde à vue alors que le moyen de la convocation, pouvait être employé. Pour la technique procédurale, les juges d'instruction avaient choisi d'interroger 4 personnes en même temps, sans qu'elles ne puissent se concerter. Il n'existe pas d'autre régime dans le droit français que la garde à vue pour arriver à la recherche de la vérité. Il appartient au législateur d'inventer de nouvelles procédures, au profit de tous les citoyens. Il a été extrêmement bien traité par la police. Ses co-accusés dont Maître Herzog, ont subi une garde à vue plus longue et bien plus humiliante. Sur le fond, l'ancien président de la République justifie que les écoutes téléphoniques illégales entre un client et son avocat, démontrent clairement qu'il n'a pas voulu intervenir au profit de Monsieur Azibert. Le Prince de Monaco a déclaré n'avoir reçu aucune intervention au profit du magistrat de la Cour de Cassation. La Chambre Criminelle de la Cour de Cassation n'a pas fait droit à la demande de Nicolas Sarkozy. Par conséquent, il n'y a pas d'éléments matériels concrets, en dehors d'écoutes téléphoniques illégales entre un client et son avocat. Monsieur Patrick Sassoust, avocat général auprès de la Cour de Cassation, soupçonné un temps d'être "la taupe de la chambre criminelle", n'est pas mis en examen et aucune charge n'est retenue contre lui.

Le 3 JUILLET 2014

Suite à l'intervention de Monsieur Sarkozy à la télévision, Chantal Arens présidente du TGI de Paris rappelle «L'indépendance juridictionnelle des juges est une condition essentielle de la démocratie. Les juges d’instruction instruisent à charge et à décharge. Leurs décisions sont soumises au contrôle des juridictions supérieures».

Le Gouvernement est informé mais pas responsable des choix de procédure. Le porte parole du Gouvernement Monsieur Stéphane Le Foll ne tombe pas dans le piège de politiser la procédure et déclare «Il y a une procédure judiciaire, elle doit aller au bout pour que les choses soient claires. Il est arrivé, et (Nicolas Sarkozy) l'a rappelé, comme dans l'affaire Bettencourt, qu'à la fin de la procédure, il y ait eu un non-lieu»

Manuel Valls le premier ministre rappelle deux principes fondamentaux, l'indépendance de la justice et la présomption d'innocence.

Alain Juppé déclare "Vilipender une institution de la République, à savoir l'institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode (-) Nicolas Sarkozy a donné les raisons qui lui font affirmer qu'il est dans son bon droit et je souhaite de tout coeur qu'il puisse faire prévaloir ce bon droit tout au long de l'instruction qui commence maintenant (-) Quand on est mis en examen, je sais de quoi je parle, on est présumé innocent."

Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) déclare «On n'a pas à être jugé par un ami. Mais en l'occurrence, quand on arrive devant la justice, on est en droit de réclamer l'impartialité, qu'il n'y ait pas de doute, pas de soupçon. C'est inacceptable, inimaginable de pouvoir être jugé par ses ennemis. Or, cette juge s'est associée à un mouvement qui est devenu un mouvement politique pendant la campagne, qui a appelé à voter contre Nicolas Sarkozy. Elle a pris un engagement, c'est une réalité».

Le 7 JUILLET 2014

L'Assemblée Nationale rattacherait la région Limousin à l'Aquitaine.  Des départements demanderaient des rattachements à d'autres régions. Loire Atlantique vers la Bretagne, le Gard vers PACA, la Charente Maritime vers l'Aquitaine.

Le 8 JUILLET 2014

La conférence sociale est boycottée par la CGT, la FO, la FSU et de Solidaires de la " Grande conférence sociale ". Manuel Valls déclare " La conférence est un accélérateur du dialogue social. Elle est utile, utile aux Français, aux salariés, aux entreprises. (...) Je le dis aux organisations qui ont voulu marquer, par leur absence aujourd'hui, un geste de défiance et de distance. A l'égard du gouvernement sans doute. A l'égard du patronat certainement. Et en définitive à l'égard du dialogue social lui-même. C'est leur droit, mais je regrette cette attitude. Elle ne fait pas avancer les choses. Je ne minimise pas ce geste ; mais je ne veux pas non plus lui donner une portée excessive".

LE 9 JUILLET 2014 : GUERRE EN IRAK

Des «groupes armés terroristes» ont pris le contrôle d'un ancien dépôt d'armes chimiques en Irak, a déclaré le gouvernement irakien dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en date du 1er juillet 2014 et rendue publique ce jour. Le site date de l'époque de Saddam Hussein et renferme des gaz moutarde et sarin. L'élection d'un nouveau premier ministre après les élections du 30 avril 2014 est longue puisque Nouri al-Maliki, au pouvoir depuis 2006, ne veut pas renoncer à présenter sa candidature pour être reconduit. Son choix de marginaliser pendant des années les minorités sunnites et kurdes limitent ses capacités de rassemblement. Il garde néanmoins le soutien de nombreux Irakiens, essentiellement chiites, d'autant qu'aucune figure susceptible de rassembler ne se détache dans la classe politique.

Le chef djihadiste irakien Abou Bakr al-Baghdadi est aidé de tribus et d'anciens officiers de l'ex-président sunnite Saddam Hussein. Lors d'un prêche du 4 juillet 2014, dans la grande mosquée de Mossoul, deuxième ville d'Irak, il a déclaré : "Je suis le Wali (leader) désigné pour vous diriger, mais je ne suis pas meilleur que vous; si vous pensez que j'ai raison, aidez-moi et si vous pensez que j'ai tort conseillez-moi et mettez-moi sur le droit chemin". Son groupe désigne Baghdadi "calife" et donc "chef des musulmans partout" dans le monde.

LA RELANCE ÉCONOMIQUE DE LA FRANCE PRESENTEE PAR ARNAUD DE MONTEBOURG

Le ministre de l'économie a présenté la feuille de route pour redresser l'économie française

1/ TROIS LEVIERS POUR RELANCER L'ECONOMIE

A/ Lutter contre les rentes et proposer 30 mesures dès septembre pour redistribuer 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux français

"De nombreuses professions sont en situation de monopole et captent par leur position des revenus à la population pour des services payés trop chers qui entament le pouvoir d'achat des ménages. C'est le cas des professions protégées par des monopoles. Les huissiers, les greffiers des tribunaux de commerce, les avocats, certaines professions de santé, et beaucoup d'autres secteurs réglementés : auto écoles, prothésistes dentaires dans lesquels une baisse des prix des services est nécessaire. Un rapport de l'Inspection Générale des Finances a été rédigé au sujet de ces 37 professions réglementées que j'ai trouvé enfermé à triple tour dans mon coffre fort. Je le rendrai public le moment venu afin de créer la transparence en ouvrant le débat devant l'opinion publique"

B/ Investir dans les infrastructures et transformer le pays

Il propose concrètement de rénover les bâtiments pour assurer la transition énergétique, de construire des barrages de production d'électricité, d'équiper 30 millions de foyer de fibre optique, de vendre des biens du Domaine Public à des investisseurs chargés de créer des hôtels, d'aider à la création de nouvelles chaînes hôtelières dans les petites villes de France, d'investir dans les ports et les dessertes ferroviaires du port de Marseille et du Havre,  de financer grâce aux participations d'État, les PME et start up d'entreprises de santé.

Il précise que la BPI sélectionne les 40 PME, entreprises du futur CAC 40 dans lesquelles elle injectera du capital et de la dette pour susciter une croissance rapide et accélérée. Il demande au Président d'Orange d'être le vaisseau amiral porteur d'une révolution numérique et souveraine, pour offrir des plateformes alternatives aux offensives anglo saxonnes, dans la culture et le cinéma.

C/ Réinventer le financement pour remplacer l'argent public, devenu rare

L'argent public, devenu rare, fait levier sur l'investissement privé. Plutôt que d'attendre la relance européenne de la croissance, je vous propose que nous organisions la nôtre, sur la base d'une alliance de l'investissement public et privé, moyen créatif de surmonter la pénurie budgétaire.

2/ FAIRE DES ÉCONOMIES BUDGÉTAIRES

«Un tiers serait affecté à la réduction du déficit public, garantissant notre sérieux budgétaire et la poursuite de l’assainissement des comptes publics. Un tiers serait affecté à la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises (…) Un dernier tiers serait affecté à la baisse de la pression fiscale sur les ménages afin d’améliorer leur pouvoir d’achat (-) Cette règle des trois tiers est de nature à soutenir la croissance, permettant par un autre chemin le rétablissement de nos comptes publics. Et nous pourrions de la sorte nous remettre à créer de l’emploi et cesser enfin d’en détruire».

13 JUILLET 2014

Un commando d'élite de la marine israélienne effectue, dans la nuit de samedi 12 à dimanche 13 juillet, une opération terrestre. Cette brève offensive vise un site de lancement de roquettes dans le nord de la bande de Gaza. La branche armée du Hamas confirme qu'un commando israélien a tenté d'accoster sur une plage et échangé des coups de feu avec des combattants palestiniens. Pour sa part, la branche militaire du Hamas affirme dans un communiqué que "des échanges de feux nourris ont eu lieu entre nos combattants et des soldats de la marine sioniste qui tentaient de pénétrer dans la zone de Sudanyia, au nord-ouest de la bande de Gaza".

A LA COUPE DU MONDE DE FOOTBALL AU BRÉSIL

Après avoir été battu en demi finale 7-1 contre l'Allemagne, Le Brésil perd la petite finale pour obtenir la troisième place contre les Pays Bas 3-0. L'Allemagne bat en final l'Argentine 1-0 après prolongations et gagne son premier titre de champion du Monde, depuis sa réunification .

LE 14 JUILLET 2014

Le groupe djihadiste Al-Mourabitoune, de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, revendique auprès de l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar, l'attentat suicide, tuant un soldat français et en blessant plusieurs autres dans la région de Gao au nord du Mali. quot;Un djihadiste de notre groupe a réussi à faire exploser son véhicule piégé contre une unité des forces d'invasion dans la région d'Al-Moustarat"

Le défilé du 14 juillet sur les Champs Élysées, est un hommage pour son centenaire, aux combattants de la première guerre mondiale. Les troupes des 78 nations qui ont participé au conflit, sont représentées. Les algériens ont aussi défilé, malgré les réticences des anciens de la guerre d'Algérie. Des troupes habillées en poilus, soldats français de 1914-1918, défilent devant la tribune présidentielle. Ils portent l'uniforme de 1916 et non celui de 1914. Aucun chef d'État étranger n'est présent puisqu'il s'agit du défilé militaire français, pour le peuple français. Plus de 3.700 hommes à pied, 240 chevaux, 285 véhicules, 54 avions et 36 hélicoptères représentent l'armée française. Monsieur le Président de la République répond ensuite à la traditionnelle interview du 14 juillet.

LE 15 JUILLET 2014

Le quatrième projet des nouvelles régions est présenté à l'Assemblée Nationale. Il ressemble au premier projet mais des dirigeants du PS comme Martine Aubry s'y opposent pour préserver leurs intérêts personnels.

LE 16 JUILLET 2014

Au lendemain de l'échec d'une initiative égyptienne pour un cessez-le-feu, l'armée israélienne appelle notamment par SMS, 100000 habitants du nord de la bande de Gaza a évacuer leur domicile. Tsahal (l'armée israélienne) va pilonner les sites de lancement de roquettes du Hamas. Chaque jour, les israéliens subissent des tirs de roquette à partir de bases cachées au coeur des zones d'habitation de la population. Par conséquent la population civile de Gaza déplore 200 morts et 1500 blessés, depuis le début du conflit.

LE 18 JUILLET 2014

La carte des 13 régions, Corse comprise, est votée à l'Assemblée Nationale, à 6 H 30, après une nuit de débats.

LE 19 JUILLET 2014

En Irak, les derniers chrétiens ont fui Mossoul, après 1600 ans de présence ininterrompue. Les djihadistes de l'État islamique leur avaient laissé jusqu'à ce jour, pour se convertir à l'Islam, payer un impôt spécial, quitter la ville ou mourir.

Le 16 juillet, le Conseil des Droits de l'Homme s'est penché sur les mutilations génitales féminines destinées à empêcher les femmes d'avoir du plaisir. Le 18 juillet, une suspicion légitime de crimes de guerre dont la mutilation génitale des femmes et l'assassinat de prisonniers, contre les djihadistes de l'État islamique, fait l'objet d'une enquête onusienne. Ces faits démontrent que les interventions militaires des USA sont plus nuisibles que bénéfiques. Après leur départ, ils ont laissé l'Irak dans le chaos.

François Hollande achève sa visite en Cote d'Ivoire, au Niger et au Tchad pour confirmer des accords de développement économique. Après avoir annoncé la fin de la mission Serval, des troupes françaises au Mali, il installe l'opération Barhane avec une augmentation des moyens en matériels et hommes, pour lutter contre les groupes du Djihad Islamique dans la région.

LE 23 JUILLET 2014 : CENTRAFRIQUE

Un accord de cessez le feu est signé à Brazzaville en centrafrique entre la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens et animistes, ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso.

LE 23 ET 24 JUILLET 2014 : CRASH AERIEN

Le 23 juillet, un avion de la compagnie TransAsia s'écrase du fait de forts vents, sur un quartier résidentielle, à son atterrissage sur une île au large de la côte ouest de Taiwan, faisant 48 morts dont deux étudiantes françaises originaires du Touquet.

Le vol AH 5017, d'un avion McDonnell Douglas MD-83 affrété auprès de la société espagnole Swiftair par Air Algérie, décolle dans la nuit du 23 ou 24 juillet, de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso en direction d'Alger, avant de disparaître des écrans radars cinquante minutes après son décollage. L'épave "désintégrée" de l'avion disparu avec 118 personnes à bord dont 54 Français et 1 belge, est localisé au Mali, à la frontière avec le Burkina Faso. Monsieur le Président de la République précise "Grâce aux Burkinabés qui avaient identifié précisément le lieu, et ensuite à notre drone, l’avion a pu être identifié". Un détachement militaire français est envoyé sur place pour sécuriser la zone.

International Business Time annonce "on board the Air Algerie flight AH5017 which crashed in the restive northern Mali, at least 33 French military personnel including three senior intelligence officials and a Lebanese Hezbollah leader were present, it has emerged."

Pour arrêter cette folle rumeur, de la présence de 33 militaires français et d'un dirigeant présumé du Hezbollah, parmi les victimes, la liste des passagers décédés est publiée.

REYNAUD Zoe (France)

REYNAUD Natahan (France)

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OUEDRAOGO Seydou (France)

OUEDRAOGO Samson (France)

OUEDRAOGO Noa (France)

OUEDRAOGO Elora (France)

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SAVADOGO Dessay Celes (France)

JULIA Richard (France)

JULIA Paulina (France)

KABORE Nabolé Mariata (France)

POLICE Nicolas (France)

POLICE Didier (France)

LOUIS Véronique (France)

LOUIS Jason (France)

GINESTE Veronique (France)

GINESTE Rodolphe (France)

GINESTE Mathis (France)

GINESTE Bertrand (France)

GINESTE Adrien (France)

ISNARD Mathieu (France)

VOLANT Maena (France)

PASCARD Jenny (France)

JOLY André (France)

ZOLLER Jutta (France)

KLEIN Calvin (France)

 KOUANDA Kadidia (Burkina)

YAMEOGO Aboubacar (Burkina)

DIANE Daouda (Burkina)

BASSINUDIA Rolanda (Burkina)

ZOUNGRANA Ben Arsene (Burkina)

ZOUNGRANA Ahmed Brice (Burkina)

ZOUNGRANA Rabdo Salim (Burkina)

SOMDA Winmalo (Burkina)

SOMDA Wilfried (Burkina)

SOMBIE Arona JeanMichel (Burkina)

OUEDRAOGO Ourda Yaci (Burkina)

RASTORGUEFF Zongo (Burkina)

HASSAN Roukaya (Burkina)

HASSAN Mounji (Burkina)

HASSAN Husein (Burkina)

HASSAN Zayatna (Burkina)

HASSAN Mohamed (Burkina)

KOMPAORE Sandrine (Burkina)

Mankoudougou Ouédraogo (Burkina)

KAM Hervé Magloire (Burkina)

AHER Salah (Burkina)

ZAHER Chayna (Burkina)

ZAHER Ali (Burkina)

Dabiré Somé Baonidome (Burkina)

SANDWIDI Bikyenga Mar (Burkina)

Hassan Hassan (Burkina)

RESTOM Fadi (Liban)

AKDAR Mohamed (Liban)

DEhaini Bilal (Liban)

HAGE Joseph (Liban)

ALSYOUFI Fadi (Liban)

BASMA Randa (Liban)

SOMDA Natahanael (Canada)

SOMDA Arielle (Canada)

KPODA Angélique (Canada)

PREVOST Isabelle (Canada)

PLAN Fabienne (Canada)

GUILLAUME Dominique (Belgique)

DEBAILI Lotfi (Algérie)

MERBAH Omar (Algérie)

MESSAOUDI Boumediene (Algérie)

MESSAHLI Noureddine (Algérie)

KHALDI Mohamed Laid (Algérie)

 AREND Camille (Luxembourg)

SIEBENALLER Noémie (Luxembourg)

 OGBU Emmanuel Osi Tamr (Nigéria)

 DEHAINI RAhan (Allemagne)

DEHAINI Olivier Jabinc (Allemagne)

DEHAINI Malick (Allemagne)

BERNT Corrina (Allemagne)

 MBIA Houkemajou Loren (Cameroun)

 ASRAF Hegaly Ahmed (Egypte)

 DIALLO Bakary (Mali)

 MORGAN David Grande (Bretagne)

 PINGOU Florie Esther (Suisse)

LE 26 JUILLET 2014

Le Président de la république reçoit les familles des victimes françaises pour les assister. Il leur promet un accompagnement sur place ainsi que la pose d'une stèle commémorative.

LE 31 JUILLET 2014

François Hollande commémore le centenaire de la mort de Jean Jaurès.

L'organisation MSF a averti que le virus EBOLA, qui a fait plus de 670 morts en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année, était "hors de contrôle". La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone sont touchés. Madame la ministre de la Santé, Marisol Touraine, estime que la France "a les moyens de faire face à Ebola", même si elle pense qu'une "extrême vigilance s'impose"

L'Argentine et les fonds spéculatifs américains n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la dette de Buenos Aires, qui se retrouve désormais en situation de défaut de paiement. L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) avait abaissé la note de l'Argentine d'un cran à "défaut sélectif" un peu avant que le ministre argentin de l'Économie Axel Kicillof annonce à la presse, depuis New York, que les deux parties s'étaient séparées sans accord. Plus tôt, le médiateur désigné par la justice américaine pour mener les négociations, Daniel Pollack, avait déclaré : "Malheureusement, aucun accord n'a été trouvé et la République d'Argentine va se retrouver de manière imminente en situation de défaut" de paiement. Mécaniquement l'Argentine se retrouve aussitôt en cessation de paiement sur un montant de 539 millions de dollars, minime pour un État troisième économie

LE 1er AOÛT 2014

Manuel Valls présente le résultat du séminaire du Gouvernement, pour lutter contre la rente et réformer la France.

LE 3 AOÛT 2014

Un siècle après le début de la Grande Guerre, François Hollande fait de la réconciliation et de l'amitié franco-allemande "un exemple pour le monde" et tout particulièrement le Proche-Orient, appelant "plus que jamais" à un cessez-le-feu à Gaza. Cent ans jour pour jour après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, le chef de l'État français et son homologue allemand Joachim Gauck commémorent sur le site du Hartmannswillerkopf, en Alsace, le sacrifice des soldats de la guerre de 14-18.

En ce lieu rebaptisé le Vieil Armand par les poilus puis la montagne "mangeuse d'hommes", 30 000 d'entre eux ont péri dans des combats furieux pour le contrôle d'un piton rocheux qui domine de ses 956 mètres la plaine d'Alsace.

Soucieux des conséquences des crimes de guerre de Tsahal, François Hollande ose espérer : "L'histoire de la France et de l'Allemagne démontre que la volonté peut toujours triompher de la fatalité et que des peuples qui ont été regardés comme des ennemis héréditaires peuvent en quelques années se réconcilier"

Les présidents français et allemand se sont ensuite donné une longue accolade puis ensemble, ils ont déposé la première pierre de l'"historial du Hartmannswillerkopf" conçu par une équipe d'historiens binationale.

LE 6 AOÛT 2014 : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL REJETTE UNE MESURE PHARE DU GOUVERNEMENT, POUR LA RELANCE ÉCONOMIQUE.

Le Conseil constitutionnel, dans sa Décision n° 2014-698 DC du 06 août 2014,  a rappelé que les cotisations salariales d'assurance vieillesse et d'assurance maladie à la charge des travailleurs salariés et des travailleurs salariés agricoles sont des versements à caractère obligatoire ouvrant des droits aux prestations et avantages servis par les branches vieillesse et maladie du régime obligatoire de sécurité sociale des travailleurs salariés et du régime obligatoire de sécurité sociale des travailleurs salariés agricoles.

Le Conseil constitutionnel a relevé que le législateur a institué une réduction dégressive des cotisations salariales de sécurité sociale pour les salariés dont la rémunération est comprise entre 1 et 1,3 SMIC tout en maintenant inchangés, pour tous les salariés, l'assiette de ces cotisations ainsi que les prestations et avantages auxquels ces cotisations ouvrent droit. Ainsi, un même régime de sécurité sociale continuerait, en application des dispositions contestées, à financer, pour l'ensemble de ses assurés, les mêmes prestations malgré l'absence de versement, pour près d'un tiers de ceux-ci, de la totalité des cotisations salariales ouvrant droit aux prestations servies par ce régime. Le Conseil constitutionnel a jugé que le législateur a institué une différence de traitement, qui ne repose pas sur une différence de situation entre les assurés d'un même régime de sécurité sociale et qui méconnaît le principe d'égalité.

LE 7 AOÛT 2014

Un policier de la brigade des stupéfiants a été interpellé et mis en détention préventive, après la disparition de 52 kilos de cocaïne au 36, Quai des Orfèvres à Paris. Il ne s'est pas exprimé durant sa garde à vue. 20 000 euros en liquide ont été retrouvés chez lui. Son patrimoine immobilier dans sa région d'origine à Perpignan, a intrigué les enquêteurs de la police des polices. C'est la deuxième affaire en quelques mois au sein de la police judiciaire à Paris.

Au nord de l'Irak, les djihadistes se sont emparés de Qaraqosh, une ville entièrement chrétienne, provoquant la fuite des habitants. Le Conseil de sécurité de l'ONU tient à New York des consultations en urgence sur la situation en Irak, à la demande de la France, prête à s'engager.

Monsieur François Hollande a confirmé la disponibilité de la France à apporter un soutien aux forces engagées dans ce combat. Il a marqué la volonté de la France de poursuivre ses efforts au niveau international pour venir en aide aux autorités du Kurdistan, tant dans leur action contre le groupe terroriste de l’Etat islamique que pour apporter des réponses à la situation des populations civiles déplacées et menacées.

Monsieur Barak Obama président des USA autorise les frappes aériennes contre les djihadistes. Il n'y a pas que les minorités chrétiennes et Yazidis qui sont menacées. Une 'fatwa' pour ordonner l'excision des femmes, imposée par les djihadistes concerne potentiellement quatre millions de femmes et jeunes filles.

LE 8 AOÛT 2014

Le Hamas ne reconduit pas le cessez le feu. Les tirs de requête sur Israël, reprennent. Selon des responsables locaux de la croix rouge, 1 886 Palestiniens ont été tués, incluant plus de 1 300 civils d'après l'ONU. Israël a perdu 64 soldats et 3 civils.

Pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011, les États-unis s'impliquent directement dans le conflit en Irak. Les forces américaines ont effectué de nouvelles frappes aériennes contre l'État islamique (EI) dans le nord de l'Irak, qui menace le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et de yézidis en fuite.

LE 10 AOÛT 2014

Monsieur Erdogan est élu Président de Turquie. Le chef du gouvernement islamo-conservateur, 60 ans, au pouvoir depuis 2003, obtient près de 52% des voix, contre près de 39% au principal candidat de l’opposition Ekmelettin Ihsanoglu et plus de 9% à celui de la minorité kurde, Selahhatin Demirtas.

Le ministre des Affaires étrangères françaises, Laurent Fabius est en Irak pour y superviser la livraison d'aide humanitaire française. Il se rend à Bagdad, puis à Erbil, dans le Kurdistan irakien.

LE 11 AOÛT 2014

Le président irakien charge Haïdar al-Abadi de former un nouveau gouvernement, écartant le très contesté Nouri al-Maliki qui porte plainte contre le Président, après des mois de blocage politique et de conflit armé avec les jihadistes face auxquels l’armée reste impuissante.

Amnesty International fait état des meurtres de milliers de civils afghans depuis 2001, sans que les États-unis n’aient été poursuivis ou n’aient donné de compensations aux familles.

LE 13 AOÛT 2014

Sous la pression de la France, l'UE débloque 5 millions d'euros pour les réfugiés d'Irak. Sur place, les USA et la France organisent les secours. Le Président de la République française décide l'envoie d'armes aux kurdes contre les jihadistes. Les USA continuent les frappes, sur les positions des djihadistes de l'État islamique (EI).

LE 14 AOÛT 2014

La croissance pour le second trimestre 2014, publiée par l'INSEE est nulle. Elle l'était aussi au premier trimestre. L'Allemagne enregistre une baisse de 0,2%. L'Europe s'enfonce dans la crise. La politique Économique Européenne apparaît comme nuisible.

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, entre 20 000 à 30 000 personnes, en majorité de la minorité kurdophone et non musulmane des yézidis, sont bloquées sans eau, sans nourriture et sans abri dans la région montagneuse désertique de Sinjar. Quelque 130 conseillers militaires évaluent "plus en profondeur" les besoins des populations yézidies chassées par les militants sunnites de l'État islamique. Les américains considèrent qu'ils sont moins nombreux et qu'ils ne vivent pas dans une situation aussi dramatique qu'elle est décrite. Ils considèrent qu'ils n'ont donc pas à les évacuer.

LE 15 AOÛT 2014

François Hollande inaugure en présence de 13 chefs d'État, le 70ième anniversaire du débarquement de Provence. En 1944, 10 semaines après Overlord en Normandie, quelque 850 embarcations au total ont débarqué dès le 15 août sur les plages du Var : 450 000 hommes, parmi lesquels 250 000 Français de l'"Armée B", placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny. Pour moitié des Français européens d'Afrique du Nord, principalement pieds-noirs, pour l'autre des soldats "indigènes" des colonies (tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, marsouins du Pacifique et des Antilles). "Par leur sacrifice, ces hommes ont noué entre nos pays et l'Afrique un lien de sang que rien ne saurait dénouer".

François Hollande et Manuel Valls se sont rendus au Fort de Brégançon, résidence d'été de la présidence de la république pour un déjeuner de travail .

LE 17 AOÛT 2014

La Belgique envoie de l'aide humanitaire en Irak. Le Barrage de Mossoul qui fournit la région en électricité, est repris par les Kurdes, aux djihadistes. 100 000 yézidis sont exfiltrés vers la Syrie.

En Irak, James Foley est un journaliste américain est filmé pendant qu'il est égorgé puis décapité. Le bourreau djihadiste masqué est d'origine britannique.

LE 23 AOÛT 2014

Les Émirats arabes unis mènent des frappes aériennes contre des milices islamistes en Libye en utilisant des bases égyptiennes.

Arnaud de Montebourg critique dans le Monde, la politique économique du Gouvernement alors qu'il est ministre de l'économie. Le lendemain, il récidive en compagnie de Benoit Hamon, ministre de l'éducation, à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse. Il déclare "J'ai proposé comme ministre de l'Économie, au président de la République, au Premier ministre, dans la collégialité gouvernementale, et sollicité une inflexion majeure de notre politique économique", tandis que Benoît Hamon dit adhérer à sa "règle des trois tiers" en faveur de davantage de pouvoir d'achat pour les familles. Il confirme "soutenir le principe des trois tiers tel qu'il a été proposé par Arnaud Montebourg".

Monsieur Valls veut frapper un grand coup contre cette attaque de la part de deux ministres. François Hollande suit.

LE 25 AOÛT 2014

DÉCRET DU 25 AOÛT 2014 RELATIF À LA CESSATION DES FONCTIONS DU GOUVERNEMENT

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu la lettre en date du 25 août 2014 par laquelle le Premier ministre a présenté au Président de la République la démission du Gouvernement,
Décrète :

Article 1

Il est mis fin, sur la présentation de la démission du Gouvernement, aux fonctions de M. Manuel VALLS, Premier ministre, et des autres membres du Gouvernement.

Article 2

Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à l'Ile de Sein, le 25 août 2014.

Aurélie Filippetti présente sa lettre de démission et refuse un nouveau ministère. Elle tire elle même la conclusion qu'elle n'a pas les moyens d'agir. Frédéric Cuvillier démissionne aussi en expliquant :

« Les infrastructures, les transports et la mer doivent être la clé de voûte du pacte de solidarité décidé par le président de la République.

Ils sont les moteurs essentiels d’une croissance durable et portent les enjeux d’une plus grande équité territoriale et sont au cœur des défis économiques, industriels et sociaux pour notre pays.
La mise en place d’une véritable politique maritime intégrée, digne de notre Nation, deuxième surface maritime mondiale, les nouvelles politiques de mobilité, la structuration des filières industrielles créatrices d’emplois, l’innovation dans des projets structurants et ambitieux nécessitent une volonté politique forte et une capacité d’action pleine et entière.

Dans la configuration qui m’a été proposée, j’estime ne pas disposer de cette capacité d’action et de l’autonomie nécessaire à la réussite d’une politique cohérente porteuse d’espoir pour nos territoires et nos concitoyens, confrontés à une crise profonde. »

LE 25 AOÛT 2014

DÉCRET DU 25 AOÛT 2014 PORTANT NOMINATION DU PREMIER MINISTRE

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution,
Décrète :

Article 1

M. Manuel VALLS est nommé Premier ministre.

Article 2

Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 25 août 2014.

François Hollande

LE 26 AOÛT 2014 DÉCRET DU 26 AOÛT 2014 RELATIF À LA COMPOSITION DU GOUVERNEMENT

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 25 août 2014 portant nomination du Premier ministre ;
Sur proposition du Premier ministre,
Décrète :

Article 1

Sont nommés ministres :
M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international ;
Mme Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie ;
Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice ;
M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics ;
M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense ;
Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes ;
M. François Rebsamen, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social ;
M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur ;
M. Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement ;
M. Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique ;
Mme Sylvia Pinel, ministre du logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité ;
Mme Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la fonction publique ;
Mme Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication ;
M. Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports ;
Mme George Pau-Langevin, ministre des outre-mer.

Article 2

Est nommé secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre :
M. Jean-Marie Le Guen, chargé des relations avec le Parlement.

Article 3

Sont nommés secrétaires d'Etat et participent au conseil des ministres pour les affaires relevant de leurs attributions :
Auprès du Premier ministre :
M. Thierry Mandon, chargé de la réforme de l'Etat et de la simplification.
Auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international :
M. Harlem Désir, chargé des affaires européennes ;
Mme Annick Girardin, chargée du développement et de la francophonie ;
M. Thomas Thévenoud, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger.
Auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie :
M. Alain Vidalies, chargé des transports, de la mer et de la pêche.
Auprès de la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche :
Mme Geneviève Fioraso, chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Auprès du ministre des finances et des comptes publics :
M. Christian Eckert, chargé du budget.
Auprès du ministre de la défense :
M. Kader Arif, chargé des anciens combattants et de la mémoire.
Auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes :
Mme Laurence Rossignol, chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie ;
Mme Ségolène Neuville, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion ;
Mme Pascale Boistard, chargée des droits des femmes.
Auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique :
Mme Carole Delga, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire ;
Mme Axelle Lemaire, chargée du numérique.
Auprès de la ministre de la décentralisation et de la fonction publique :
M. André Vallini, chargé de la réforme territoriale.
Auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports :
Mme Myriam El Khomri, chargée de la politique de la ville ;
M. Thierry Braillard, chargé des sports.

Article 4

Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 26 août 2014. Par le Président de la République : François Hollande Le Premier ministre, Manuel Valls.

LE 27 AOÛT 2014

Le premier ministre se rend à l’université d’été du Medef à Jouy-en-Josas, pour déclarer :  «Moi j’aime l’entreprise !». Le tonnerre d’applaudissements et les mines radieuses démontrent le contentement des patrons après l'écoute du discours du premier ministre. «Non pas un catalogue de mesures à venir mais l’affirmation franche, claire et nette, expliquait l’un d’eux, que ce sont bien les entreprises qui créent les emplois et la richesse et qu’à ce titre absolument tout doit être fait pour les favoriser».

Le chômage continue à augmenter avec 26 000 chômeurs de plus.

Christine Lagarde est mise en examen pour négligence dans l'affaire de l'arbitrage Bernard Tapie - Adidas qui a accordé 405 millions d'euros dont 40 millions d'euros de préjudice moral au profit de l'homme d'affaires. Elle dépend en sa qualité de ministre de la Cour de Justice de la République. Elle garde sa fonction de présidente du FMI.

LE 29 AOÛT 2014

Le premier ministre annonce des mesures en faveur de la relance de la construction immobilière.

LE 30 AOÛT 2014

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite prévient les pays occidentaux qu’ils seraient la prochaine cible de la menace jihadiste, en l’absence d’une réaction «rapide». L'Europe sera touché dans un mois et les USA dans deux mois.

Le parti socialiste se réunit aux Universités d'Été de la Rochelle. Madame Taubira devient l'icône du parti.

LE 31 AOÛT 2014

A l'Université d'été de la Rochelle, Manuel Valls débute son discours sous les sifflets des frondeurs qui contestent son intervention auprès du Medef, avant de retourner la majorité de la salle, en expliquant que sans les entreprises, il n'y a tout simplement pas de richesse ni d'économie. Il termine par un "J'aime les socialistes".

LE 2 SEPTEMBRE 2014

Quelques jours après la décapitation de James Foley, l’État islamique revendique, dans une vidéo la décapitation du deuxième otage Steven Sotloff.

Dans cette vidéo intitulée «deuxième message à l’Amérique», le journaliste américain âgé de 31 ans, est à genoux et vêtu d’une blouse orange, à côté d’un homme masqué armé d’un couteau. L’homme masqué vêtu de noir condamne l’intervention des États-Unis en Irak et porte son couteau à la gorge du journaliste. Il présente ensuite un autre otage, un Britannique, et menace de l’exécuter : «Je reviens Obama, et je reviens à cause de votre politique étrangère arrogante à l’encontre de l’État islamique».

LE 4 SEPTEMBRE 2014

L'ex compagne du Président de la République publie un livre "Merci pour ce moment" pour étaler ses déboires sentimentaux. Ce livre tiré à 200 000 exemplaires par les éditions des arènes, est écrit dans le style de littérature romantique féminine à la manière de Michel Lévy ou Guillaume Musso. Il est publié dans le plus grand secret. Contrairement au livre "Le Grand Secret" sur la réalité de la santé de François Mitterrand, les autorités ne cherchent pas à interdire la vente du livre.

Un secrétaire d'État qui vient d'être nommé, est en indélicatesse avec les services fiscaux.

DÉCRET DU 4 SEPTEMBRE 2014 RELATIF À LA COMPOSITION DU GOUVERNEMENT

ARTICLE 1

Il est mis fin, à sa demande, aux fonctions de M. Thomas THÉVENOUD, secrétaire d'État auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger.

ARTICLE 2

M. Matthias FEKL est nommé secrétaire d'État auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger.

LE 7 SEPTEMBRE 2014 :

Les journalistes otages de Syrie libérés le 18 avril 2014, déclarent reconnaître avoir été torturés par l'un de leurs geôliers, Mehdi Nemmouche qui a tiré sur des juifs, dans le musée juif de Bruxelles, le 24 mai 2014. Il leur a dit à plusieurs reprises qu'il voulait faire "mieux " que Mohamed Merah. Ces déclarations démontrent que les jihadistes vivent tranquillement en Europe, entre chaque mission en Syrie ou en Irak. Mehdi Nemmouche est originaire de Roubaix.

LE 8 SEPTEMBRE 2014 :

La mort du prédicateur belge musulman Iliass Azaouaj est annoncée en Syrie. Il a été décapité par des soldats de l’Etat islamique (EI). Il était suspecté de collaborer avec les services de renseignements belge et marocain.

"Les djihadistes qui sèment la terreur en Irak et en Syrie veulent créer un monde sanguinaire", affirme le nouveau haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, le Jordanien Zeid Ra'ad al-Hussein, lors de son premier discours inaugural de l'ouverture de la 27e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève.

"De quelle manière pourrait fonctionner un État takfiri à l'avenir (terme désignant les extrémistes sunnites). (...) Ce serait un monde sanguinaire, hostile et malveillant, sans protection pour les non-takfiris" (-) "Dans le monde takfiri, à moins que votre opinion ne soit identique à la leur - et la leur est étroite et inflexible -, vous perdez votre droit à la vie" a ajouté celui qui est le premier haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme musulman.

Jérôme Kerviel, L'ancien trader de la SocGen quitte Fleury-Mérogis grâce à un aménagement de peine. Il est sous bracelet électronique.

LE 21 NOVEMBRE 2014 :

Le secrétaire d'État Kader Arif a présenté sa démission, au lendemain des révélations de Mediapart. Une perquisition l'avait visé le 6 novembre au ministère de la défense, dans une enquête sur des marchés passés par le conseil régional de Midi-Pyrénées à une société dont les associés sont le frère, la belle-sœur ou les neveux du secrétaire d'État aux anciens combattants.

DÉCRET DU 21 NOVEMBRE 2014 RELATIF À LA COMPOSITION DU GOUVERNEMENT

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 25 août 2014 portant nomination du Premier ministre ;
Vu le décret du 26 août 2014 relatif à la composition du Gouvernement ;
Sur proposition du Premier ministre,
Décrète :

Article 1

Il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de M. Kader Arif, secrétaire d'État auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire.

Article 2

M. Jean-Marc Todeschini est nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire.

VERS LA GUERRE CONTRE LE JIHAD

Le 31 DÉCEMBRE 2014

Monsieur le Président de la République répond à l'exercice des voeux présidentiels sans souhaiter ses "bons voeux de bonheur" pour la première fois depuis 1990. Il se contente de  présenter ses "voeux", et tente de faire comprendre qu'il faut arrêter le French Bashing. Le message est que la France a les moyens de répondre aux difficultés qui arrivent.

Le 7 JANVIER 2015

Houellebecq publie "soumission", un livre qui prédit l'arrivée des wahhabites "doux" au pouvoir en France. Charlie Hebdo fait la une sur ce livre et le romancier, en le qualifiant de "mage".

A 8 Heures, au Yémen un attentat à la voiture piégé cause la mort de 40 personnes. 71 blessés sont à déplorer. La voiture explose devant l'académie de police alors que les jeunes attendaient pour présenter leur candidature.

A 11 H 30, le siège de Charlie Hebdo qui courant 2006, avait publié des caricatures du prophète Mohamed, est attaqué par un commando de deux hommes qui arrivent à s'enfuir après avoir tué douze personnes et blessé onze autres.

Deux policiers meurent dans l'exercice de leurs fonctions, Franck Brinsolaro chargé de la protection de Charb et Ahmed Meramet membre de la brigade VTT du commissariat de police du onzième arrondissement de Paris. Cinq dessinateurs du journal sont abattus à bout portant, Charb également directeur de la publication, Cabu, Wolinski, Honoré et Tignous. La psychanaliste et chroniqueuse Elsa Cayat ainsi que l'économiste Bernard Maris, qui signait ses chroniques sous le pseudonyme d'Oncle Bernard, meurent sur le coup. Le correcteur Mustapha Ourrad, l'agent d'entretien Frédéric Boisseau et un visiteur Michel Renaud, fondateur de carnet de voyage de Clermont Ferrand, n'échappent pas au carnage.

Le commando se retire en criant "On a vengé le prophète Mohammed. On a tué Charlie Hebdo" et le fameux "Allah akbar". Ils font un lien avec l'attentat au Yémen par une déclaration d'appartenance à  "Al Qaeda au Yémen".

Monsieur le Président de la République déclare aux français à 20 heures :

« C’est la République qui a été visée et notre meilleure arme, c’est notre unité : rien ne doit nous opposer, rien ne doit nous diviser, rien ne doit nous séparer [...] Le rassemblement de tous, voilà ce que nous devons faire. » Ainsi, « la liberté sera toujours plus forte que la barbarie ».

Les terroristes se laissent identifier en laissant leur carte d'identité dans leur voiture, avant de prendre la fuite. Il s'agit de deux frères, Chérif et Saïd Kouachi. Orphelin de père, ils ont été placés pendant six ans, de 1994 à 2000, en Corrèze, à Treignac, au Centre des Monédières, appartenant à la fondation Claude-Pompidou.  

Chérif  Kouachi est formé à l'université jihadiste que sont les prisons françaises, lors d'une incarcération pour trafic de cannabis. Said l'aîné et Cherif se radicalisent et font parti en 2005, de la fameuse filière de recrutement jihadiste "des Buttes Chaumont". Ils ont voyagé au Moyen Orient mais étaient de retour en France.

Dans la soirée, un joggeur subit des tirs à Fontenay-aux-Roses. Il est grièvement blessé et sombre dans le coma.

LE 8 JANVIER 2015

A 8 H 30, à Mont Rouge, un banal accident de voiture se transforme en fusillade. Une policière municipale stagiaire, Clarissa Jean Philippe décède. L'occupant du véhicule Amedy Coulibady arrive à s'échapper. Son amie Hayat Boumeddiene devient la femme la plus recherchée de France.

En soirée, à Villejuif deux voitures explosent. Dans une vidéo posthume, Amedy Coulibady revendiquera l'attentat.

Monsieur le Président de la République s'appuyant sur les manifestations spontanées de la veille, dans toute la France, reçoit Nicolas Sarkozy et tous les dirigeants politiques de la Nation pour former l'Unité Nationale.

"DÉCRET DU 7 JANVIER 2015 PORTANT DÉCLARATION DE DEUIL NATIONAL

Article 1

Le jeudi 8 janvier 2015 est déclaré jour de deuil national en hommage aux victimes de l'attentat commis à Paris le 7 janvier 2015.

Article 2

Le Premier ministre est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française."

Un arrêté ministériel prévoit quatre minutes de silence pour midi, dans toute la France.

LE 9 JANVIER 2015

La police traque les deux frères Kouachi qui se réfugient après avoir tué dans un journal, à Dammartin en Goëlle, dans une imprimerie créé en 2001. Si l'atelier de l'imprimerie qui fabrique des produits signalétiques, est situé au 27 rue Clément Ader, ZA Les Prés Boucher, 77230 DAMMARTIN EN GOELE, le siège social de la SARL C.T.D CREATION TENDANCE DÉCOUVERTE, est situé 25 rue de Ponthieu - 75008 Paris 8, à quelques pas du Palais de l'Élysée.

8 H 30 : Deux gendarmes arrivent sur les lieux, sur l'appel du patron de l'imprimerie. Un échange de tirs, a lieu entre les jihadistes et les gendarmes. Le gendarme arrive à blesser au cou, l'un des frères Kouachi. Son courage sauvera la vie du gérant Michel Catalano.

Michel Catalano demande à un de ses graphistes, seul resté dans l'entreprise de se cacher et va au devant des jihadistes, avec la conviction profonde qu'il sera mort dans quelques instants.

Lilian Lepère, 27 ans, se cache sous un évier à coté du bureau où se trouvent les deux jihadistes. Il y restera durant huit heures trente. Il pourra renseigner les forces de l'ordre sur les déplacements des deux frères Kouachi, dont l'un se lave les mains juste au dessus de lui !

Michel Catalono ne perd pas son sang froid et discute avec les deux jihadistes. Il soigne le blessé et crée un lien pour arriver à se faire libérer avant l'assaut des forces de l'ordre.

A 17H30, les deux jihadistes sortent en tirant sur la police, pour mourir en martyrs.

Amedy Coulibady se réfugie porte de Vincennes, dans un supermarché appelé "hyper cacher". Ce supermarché créé en 2001, est géré sous la forme d'une EURL appartenant au réseau de la financière Michel Ensalem. Il est fréquenté par les musulmans et les juifs. Il prend les clients et le personnel en otages. Il abat froidement de suite, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab et François Michel Saada. Il tente de justifier ses actes auprès des autres otages.

Un employé, Lassana Bathily, jeune Malien musulman, sauve la vie de six personnes. Lorsque Amedy Coulibaly fait irruption dans l'établissement, plusieurs clients apeurés se dirigent vers le sous-sol du magasin. Lassana Bathily leur ouvre la porte de la chambre froide afin que les otages puissent s'y réfugier. Il éteint la chambre froide, ferme la porte, leur dit "vous restez calmes là, moi je vais sortir" et va au devant du jihadiste.

Amedy Coulibady connaît la prison pour la première fois en 2001 dès l'âge de 19 ans. Il racontera son expérience dans un émission de télévision. Il a un lourd passé de braqueur mais sera reçu par Monsieur le Président de la République Nicolas Sarkozy en 2009 au Palais de l'Elysée dans le cadre d'une opération de communication en direction des banlieues. Il était invité en qualité d'employé de Coca Cola de Grigny.

La police réussit à l'abattre avant qu'il ne tue à nouveau. Les otages vivants sont libérés.

LE 10 JANVIER 2015

Des manifestations pacifiques au nom de "Je suis Charlie" ont lieu dans plusieurs grandes villes de Province.

Les chefs d'État défilent. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou défile à quatre places de Mahmoud Abbas, Président de la Palestine.

LE 11 JANVIER 2015 : L'Histoire en marche !

Monsieur le Président de la République déclare : "La France est capitale du Monde. Le Pays va se lever sur ce qu'il a de mieux."  Près de cinquante chefs d'État se sont déplacés pour une manifestation des chefs d'États. Des chefs d'État ne se sont pas déplacés comme Mohamed VI roi du Maroc à cause des caricatures du prophète dans Charlie Hebdo qui ont offensé sa population. Le Président Obama n'est pas là non plus sous le prétexte qu'il n'a pas été invité. Il s'agit de la manifestation du peuple de France, non de l'Élysée. Près de deux millions de personnes, manifestent à Paris. En Province, plus de deux millions de français sont dans la rue. Ainsi, en France, quatre millions de manifestants défilent en silence ou chantent la marseillaise. Les anciens responsables de gouvernement, sont tous réunis quelque soit leur couleur politique. Seul le FN s'est exclu, sous prétexte qu'il n'est pas invité. Marine Le Pen est acclamée par 1000 personnes à Beaucaire, ville dans laquelle le maire élu est carté FN.

3, 7 MILLIONS DE PERSONNES DANS LA RUE.

L'enquête continue pour rechercher des éventuels complices. Dans une vidéo posthume, Amedy Coulibady revendique l'attentat de Villejuif et celui de l'Hypermarché casher de la porte de Vincennes au nom de l'État Islamiste.

Messieurs Benyamin Netanyahou, François Hollande, Manuel Valls et Nicolas Sarkozy se rendent à la Synagogue de la victoire de Paris pour rendre hommage aux 17 victimes. Le président du consistoire israélite a appelé les juifs à ne pas quitter la France sous le coup de la peur, en écho à l'appel de Benyamin Nétanyahou qui les invitait à rejoindre Israël.

Benjamin Nétanyahou monte à la chaire pour rendre hommage à la France, à ses policiers, à l’employé musulman de l’Hypercacher qui a sauvé des otages. Il reconnaît que les juifs peuvent vivre en France. Pour lui, Israël et l’Europe, gardiens des mêmes valeurs, ont un ennemi commun, l’islamisme radical. «L’islamisme radical veut la destruction d’Israël depuis sa création», affirme-t-il et promet que le «danger va grandir». Aux juifs, il dit qu’ Israël est un «pays libre» qui les accueillera à «bras ouverts». «Israël est aujourd’hui aux côtés de l’Europe, poursuit-il. Je voudrais que l’Europe soit aux côtés d’Israël.».

LE 13 JANVIER 2015

Un hommage national a lieu sur la place Louis Lépine de la préfecture de police à Paris. La légion d'honneur leur est remise. Monsieur François Hollande déclare "Ahmed, Clarissa et Franck sont morts pour que nous puissions vivre libres. Notre grande et belle France ne plie jamais, elle reste debout."

Les funérailles des otages morts à "l'hyper cacher" ont lieu non pas en France mais à Jérusalem, en présence de madame Royal n°3 du Gouvernement.

Tous les députés de l'Assemblée Nationale se lèvent et entonnent la marseillaise en hommage aux victimes et pour remercier les forces de l'ordre pour leur courage.

LE 14 JANVIER 2015

Charlie Hebdo est dans les kiosques  sous le titre "tout est pardonné". Les français se précipitent pour l'acheter. Ils sont obligés de tirer à 7 millions d'exemplaires. La caricature de Mahomet qui pleure fait frémir des musulmans. Certains chefs d'État qui ont défilé à la marche "Je suis Charlie" interdisent le journal dans leur Pays. Des manifestations ont lieu dans le Monde musulman, notamment au Yémen et au Pakistan. Aux USA et au Royaume Uni, la couverture du Charlie Hebdo n'est pas diffusée sur les chaînes de télévision.

LE 15 JANVIER 2015

Une cellule terroriste est arrêtée en Belgique avant des attaques imminentes. A Verviers, Redwane Hajaoui et Tarik Jadaoun deux jihadistes sont tués, dans une bataille contre la police. Une opération est réalisée à Bruxelles contre une "base arrière" présumée des frères Kouachi.

LE 16 JANVIER 2015

Les dépouilles des victimes de l'attentat Charlie Hebdo sont inhumées en famille. La cérémonie de Charb a lieu sous les notes du chant de l'International.

LE 17 JANVIER 2015

Des manifestations contre Charlie Hebdo font 10 morts au Niger. Des manifestations islamiques ont lieu dans plusieurs États.

LE 21 JANVIER 2014

Quatre présumés complices du jihadiste Coulibaly sont mis en détention. Le Mali refuse sa dépouille qui revient en France. Les dépouilles des frères Kouachi sont inhumés à Reims contre l'avis du maire.

LE 23 JANVIER 2014

Amédy Coulibaly est enterré au cimetière de Thiais en Île de France.

LE 25 JANVIER 2014

Alexis Tsipras fait gagner le parti d'extrême gauche Syrisa aux élections grecques. Le Parti Socialiste disparaît pratiquement de la scène politique. Le Parti conservateur réussit à se maintenir au dessus de ses espérances et arrive à la seconde place. Le Parti néo nazi Aube Dorée arrive à la troisième place alors que son leader et des députés, accusés d'appartenance à une association criminelle, ont dû faire campagne derrière les barreaux. Les vieux barons des partis de droite comme de gauche sont balayés. Une nouvelle ère politique s'ouvre en Grèce. Syrisa a 149 sièges au parlement, alors qu'il en faut 151 pour obtenir la majorité absolue. Syrisa formera un gouvernement avec le parti Kammenos de la droite souverainiste qui apporte 13 sièges. Les 3/4 de la dette grecque appartiennent aux institutions publiques.

27 JANVIER 2014

Une opération de police a lieu à Lunel une petite ville du Sud de la France où un réseau de recrutement de jihadistes, prospère à l'ombre de la mosquée. Cette petite ville de 26 000 habitants, compterait une vingtaine de départs et une dizaine de morts en Syrie. 5 personnes sont arrêtées, écrouées et poursuivies pour appartenance à un groupe terroriste.

DU 28 JANVIER 2014 AU 31 JANVIER 2014

Manuel Valls se rend en Chine rencontrer son homologue chinois avec un message : vous pouvez investir en France, bienvenue ! Un groupe chinois est actionnaire de l'aéroport de Toulouse mais un groupe français est actionnaire de l'aéroport de Pékin.

LE 3 FÉVRIER 2014

Trois militaires sont blessés à l'arme blanche par Moussa Coulibaly, devant un centre communautaire juif de Nice. Le Plan Vigipirate est maintenu au niveau le plus élevé sur la France.

LE 4 FÉVRIER 2014

La Jordanie exécute deux jihadistes après le martyr du 3 janvier d'un sous-lieutenant de l'armée jordanienne de 26 ans, qui avait été capturé fin décembre par l'EI après le crash de son avion en Syrie. Le jeune Kassasbeh a été brûlé vif dans sa cage.

LE 5 FÉVRIER 2014

Monsieur le Président de la république fait sa cinquième grande conférence de presse. Il annonce le service civique pour tous les volontaires, la création d'une grande école du numérique, un service militaire adapté, la création d'une agence de développement économique et son départ en Ukraine puis en Russie avec la chancelière allemande pour éviter la guerre en Europe. Les négociations dureront quelques temps ensuite par téléphone.

LE 8 FÉVRIER 2014 : Élection législative partielle symbolique dans la quatrième circonscription du Doubs

PS : Monsieur Barbier élu sur le fil du rasoir. Le FN bientôt au pouvoir ?

Une élection législative partielle a lieu dans la quatrième circonscription du Doubs pour remplacer le siège de Monsieur Moscovici nommé commissaire européen. Monsieur Frédéric Barbier jusqu'alors son suppléant, a été élu avec 51,43 % des voix dans un duel avec Madame Sophie Montel qui obtient 48,57 % pour le FN. Il est mieux élu que Monsieur Moscovici qui n'avait pas obtenu la majorité absolue aux législatives de 2012 avec 49,32% dans une triangulaire avec l'UMP qui a obtenu 26,21% et le FN qui a eu 24,47% des voix.

Cette élection est riche d'enseignements sachant que cette circonscription est historiquement plutôt à droite. Monsieur Moscovici est lui même classé sur la droite du PS.

Les forces de gauche (PS, FG, Ecologistes verts, Lutte Ouvrière et Parti communiste) représentent au premier tour, 37,68 des voix dont 28,85 pour le PS au premier tour. Le front de gauche (3,66%) et les écologistes (3,11) ne décollent pas. Par rapport aux élections législatives de 2012, la gauche perd 11,64% des voix.

La droite classique représente au premier tour, 27,92% des voix avec 26,54% pour l'UMP et 1,28% partagés entre 4 candidats sans étiquette. La droite classique n'a gagné que 1,71% des voix par rapport aux élections législatives de 2012 (26,21%). L'UMP ne profite pas de la perte du PS et des partis de gauche.

Les partis souverainistes sont les grands gagnants de ces élections avec au premier tour, 34,40 % des voix dont le FN avec 32,60%, le PDF de Karl Lang avec 1,23% et l'UPR avec 0,57% des voix. Par rapport aux élections législatives de 2012, les partis souverainistes gagnent 9,93% des voix prises au PS et aux partis de gauche.

Les partis souverainistes mangent la droite classique puisque 49,49% les électeurs de la droite classique votent pour le PS (13,75% des 27,92%) alors que 50,75% votent pour le FN (14,17% des 27,92%)

Les taux d'abstentions apportent deux enseignements. En 2012, il était de 39,5% au premier tour puis de 40,87% au second tour. En 2015 il est de 60,44% au premier tour et de 50,93% au second tour. L'écart entre les deux second tours de 2012 et 2015 est de 10,06% des voix alors qu'il était entre les deux premiers tours de 2015 de 20,94%.

Premier renseignement : Le "NI PS NI FN" des dirigeants de l'UMP n'a pas été fortement entendu puisqu'il y a eu plus d'électeurs au second tour qu'au premier. L'impact du message du bureau national de l'UMP, est à la marge et représente une part des 10,06% des abstentionnistes supplémentaires entre le second tour de 2012 et celui de 2015.

Deuxième enseignement :  Quand les électeurs qui s'abstiennent au premier tour, vont voter au second tour, ils votent aussi pour le FN qui a donc comme le PS et l'UMP, des réserves de voix chez les abstentionnistes. Le FN n'a pas été gêné par une augmentation de la participation entre les deux tours de 2015, alors que la circonscription a vu au profit du PS, la visite du premier ministre et du ministre de l'intérieur, avant le second tour.

Par conséquent, il faut tirer comme enseignement que le PS met fin à une longue liste de défaite et regagne de la vigueur. Cette élection est symbolique pour ce parti de gauche qui devra batailler seul, la gauche du PS n'est pas entendue des électeurs. L'UMP est aussi peu audible, il n'y a pas "d'effet Sarkozy". Les électeurs de la droite classique demandent à une courte majorité, une association avec les partis souverainistes. Le FN qui puisse dans la droite classique, dans la gauche et chez les abstentionnistes, est capable de sortir l'UMP ou le PS dès le premier tour. Au second tour, le FN est proche de la majorité absolue.

LE 9 FÉVRIER 2015

Suite à la visite du roi du Maroc à l'Élysée des accords judiciaires sont à nouveau signés pour renouer depuis la rupture diplomatique causée par la gifle de Neuilly du 20 février 2014. La France offre un droit de torturer et de faire disparaître, aux autorités marocaines sans qu'un juge français ne puisse intervenir. Toutes les accusations doivent être renvoyées à Rabat qui peut décider d'abord de les évoquer et ensuite de les classer.

LE 14 ET 15 FÉVRIER 2015

Le 14 février 2015, à 15 heures, durant une conférence sur les caricatures de Mahomet, une fusillade contre un centre culturel de Copenhague fait un mort et trois blessés. L'ambassadeur de France au Danemark François Zimeray était présent. Il déclare :"Probablement si la police danoise n'avait pas réussi son travail, cinq policiers sont blessés, je ne serais plus là aujourd'hui (-) Quand vous voyez les rafales et que vous entendez le mitraillage, je crois que nous avons tous été pris pour cibles, c'est indiscutable, il n'y avait pas de volonté de discriminer les cibles".

Pour signer son acte, le tireur se rend le 15 février 2015 à 1 heure du matin, à  la synagogue de Copenhague. Un autre homme a été tué et deux autres, des policiers sont blessés. La police a réussi à abattre le tireur après une traque vers cinq heures du matin.

LE 16 FÉVRIER 2015:

L'Égypte du général Sissi s'écarte de la politique des USA qui soutiennent les frères musulmans. Il achète à la France 24 rafales pour intervenir contre les jihadistes. En réponse, 21 égyptiens chrétiens coptes ont la tête coupées par les jihadistes en Libye.

LE 19 FÉVRIER 2015 :

La loi Macron sur la réforme économique, est adoptée de force à l'Assemblée Nationale par le mécanisme de l'article 49-3 de la constitution. Le premier ministre a engagé la responsabilité du Gouvernement pour que cette loi soit adoptée sans discussion. Une motion de censure a été déposée. Elle a recueilli 234 voix en dessous des 289 voix de la majorité absolue. Le Gouvernement n'est donc pas renversé. La loi Macron est par conséquent, adoptée à l'Assemblée Nationale.

Sur 15 fronts de gauche, 6 l'ont voté. Sur les 18 écologistes, 1 l'a voté, sur les 30 UDI, 23 l'ont voté, sur les 9 non inscrits, 6 l'ont voté dont les deux FN. Les 198 députés UMP l'ont voté.

Le 1er MARS 2015 :

L'appel de Manille est lancé en faveur du climat et pour lutter contre le réchauffement de la planète, par Marion Cotillard qui accompagne Monsieur le Président de la République en déplacement.

LE 5 MARS 2015 :

DÉCRET DU 5 MARS 2015 RELATIF À LA COMPOSITION DU GOUVERNEMENT Article 1 : Il est mis fin, à sa demande, aux fonctions de Mme Geneviève Fioraso, secrétaire d'État chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche.

LE 19 AVRIL 2015 :

Aurélie Châtelain est assassinée dans sa voiture devant l'hôtel Campanile de Villejuif. Elle était assise coté passager, avec un ordinateur sur les genoux. Le jihadiste qui prépare des attentats contre des églises catholiques tire, après qu'elle se soit débattue. Il sera retrouvé dans la matinée dans le XVIIIe à Paris. Le Procureur de la République fait le lien : « Son sang a été trouvé sur le levier de vitesses et sur le bas de caisse du véhicule Scénic de la jeune femme. Par ailleurs, des traces de sang de la victime ont été relevées sur le manteau du jeune homme. ». Les preuves de l'imminence d'un attentat sont retrouvées à son domicile et celui de sa compagne alors en burka au moment de son arrestation. Les chrétiens de France sont visés par l'État Islamiste.

LE 17 JUIN 2015 :

Le premier ministre utilise l'article 49§3 de la constitution, devant l'Assemblée Nationale pour imposer la loi dite "Macron" de modernisation de la vie économique. La motion de censure est rejetée.

Le Décret du 17 juin 2015 est relatif à la composition du Gouvernement.

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 25 août 2014 portant nomination du Premier ministre ;
Vu le décret du 26 août 2014 relatif à la composition du Gouvernement ;
Sur proposition du Premier ministre,
Décrète :

Article 1

Il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de Mme Carole DELGA, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire.

Article 2

Mme Clotilde VALTER est nommée secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée de la réforme de l'Etat et de la simplification.

Article 3

M. Thierry MANDON est nommé secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Article 4

Mme Laurence ROSSIGNOL est nommée secrétaire d'Etat auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l'enfance, des personnes âgées et de l'autonomie.

Article 5

Mme Martine PINVILLE est nommée secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire.

LE 6 JUILLET 2015

Le Décret n° 2015-817 du 6 juillet 2015 est relatif aux attributions déléguées à la secrétaire d'État chargée de la réforme de l'État et de la simplification.

LE 26 AOÛT 2015

Alain Juppé publie son premier livre programme en vue de la primaire à droite, Mes Chemins pour L'École, chez Jean Claude Lattes.

LE 2 SEPTEMBRE 2015

Le Décret du 2 septembre 2015 est relatif à la composition du Gouvernement

Le Président de la République,
Vu l'article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 25 août 2014 portant nomination du Premier ministre ;
Vu le décret du 26 août 2014 relatif à la composition du Gouvernement ;
Sur proposition du Premier ministre,
Décrète :

Article 1

Il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de M. François REBSAMEN, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

Article 2

Mme Myriam EL KHOMRI est nommée ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

Article 3

Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République française.

LE 16 SEPTEMBRE 2015

François Fillon publie son livre programme et son "Mea Culpa" Faire, chez Albin Michel en prévision de la primaire à droite.

LE 31 OCTOBRE 2015 :

Au dessus du Sinaï, un Airbus A321 d'une compagnie russe Kogalymavia, plus connue sous le nom de Metrojet qui a décollé à 5h51 heure locale de Charm el-Cheikh en Egypte, a explosé 23 minutes après son décollage. 224 morts sont à déplorer soit 217 passagers et 7 membres de l'équipage.

L'Égypte et la Fédération de Russie refusent de reconnaître un attentat et invoquent une défaillance technique alors que les français donnent foi à la revendication des islamistes. Les français doivent protéger la réputation d'AIRBUS, l'Égypte cherche à rassurer les touristes et la Fédération de Russie, sa politique pro Bachar El Assad.

LE 13 NOVEMBRE 2015 : ATTENTATS A PARIS : 130 MORTS ET 352 BLESSES

Durant le match amical de football France - Allemagne gagné par la France 2-0 (buts d'Olivier Giroud et d'André-Pierre Gignac) 6 attentats simultanés ont lieu à Paris.

Stade de France : 4 morts

Une première explosion se produit à 21H20 aux abords du Stade de France. Le président de la République Française François Hollande qui assiste au match de football France - Allemagne se rend compte qu'il ne s'agit pas d'un pétard. Il est évacué discrètement durant la mi-temps pour rejoindre le ministère de l'intérieur. Il demande à son entourage de rester sur place et approuve la décision de Monsieur le préfet de Police de Paris. Il avait ordonné de ne pas interrompre le match et la fermeture des grilles du Stade pour que les entrées et sorties soient bouclées. Il protège ainsi les 80 000 spectateurs contre des terroristes qui attendent leur fuite pour les mitrailler. Trois explosions retentissent au total autour de l'enceinte sportive. Une personne est morte, ainsi que trois kamikazes. Les deux premières explosions visent les restaurants Mac Donald et Quick. Le troisième kamikaze se sent repérer par les forces de l'ordre et décide de se faire exploser.

Le choix du Stade de France pendant un match de football est évidemment stratégique et symbolique. Un passeport syrien au nom de Ahmad al-Mohammad, presque intact, est retrouvé près du corps déchiqueté d'un kamikaze qui aurait pris soin de le jeter avant de se faire exploser. Comme pour les attentats de Madrid du 11 mars 2004, les djihadistes s'invitent dans la campagne électorale des élections régionales et votent en massacrant des français sur le sol français. Ce passeport a été enregistré par les autorités grecques le 3 octobre sur l’île de Leros, située à 35 kilomètres des côtes turques, parmi un groupe de 70 migrants, principalement syriens. L’homme serait ensuite passé par la Macédoine et la Serbie, où il aurait déposé une demande d’asile, avant que sa trace ne se perde en Croatie. Il semble que ce soit le même homme entre l'île grecque et le stade de France car il «existe une concordance entre [ses] empreintes papillaires et celles relevées lors d’un contrôle en Grèce en octobre 2015». Ce passeport se révèlera être celui d'un haut gradé de l'armée de Bachar El Assad mort depuis plusieurs mois. Le deuxième kamikaze identifié est Bilal Hadfi, français de 20 ans résident en Belgique. Le troisième Kamikaze est aussi un un homme qui s'est infiltré dans les milieux migrants syrien en Grèce pour arriver en France.

Un joueur sur le terrain de l'équipe de France Lassana Diarra perd dans les attentats, sa cousine "une grande soeur" pour lui. La soeur d'Antoine Griezmann échappe par miracle à l'exécution du Bataclan.

Bataclan : 90 morts sur place

Vers 22 heures, quatre hommes armés à visage découvert font irruption dans la salle de spectacle du Bataclan où se produit le groupe californien de hard Rock sataniste "Eagles of Death Metal". Ils ouvrent le feu à l'aveugle sur la foule, aux cris de "Allahu Akbar". Les spectateurs subissent une exécution méthodique alors que la police croit d'abord qu'il s'agit d'une prise d'otage. Les terroristes très entraînés, sont entrés uniquement pour tuer le plus de monde possible. Ils commencent à tirer les uns après les autres pour laisser les spectateurs sous un feu roulant, le temps qu'ils rechargent leurs armes. L'assaut de la police est donné à 0 H 30. Les terroristes se font exploser au milieu des spectateurs. Les kamikazes identifiés sont Samy Amimour, 28 ans, né à Paris il a grandi à Drancy et Omar Ismaïl Mostefaï français de 29 ans né à Courcouronnes. Un homme de 52 ans meurt dans son appartement, victime d'une balle perdue. Monsieur Hollande se rend sur place à deux heures du matin pour voir les rescapés. Il constate : "Ils ont vu l'enfer".

Le rapport parlementaire du 12 juillet 2016 relate les faits minute par minute. Il pointe une tentative de négociation reprochée par les victimes.

23 H 15 : la BRI arrive au second étage où elle trouve porte close. Derrière, deux terroristes accompagnés de 12 otages.

L'un des terroristes donnent un numéro de téléphone au négociateur.

Les contacts ont lieu à 23 H 27, 23 H 29, 23 H 48 et 0 H 05. Le dernier contact a lieu à  0 H 18 au moment de l'assaut.

Les auditions sont reproduites dans un tome II du rapport.

Audition, à huis clos, de fonctionnaires de la BAC de nuit du Val-de-Marne intervenus le 13 novembre 2015 : M. T.P., brigadier-chef, M. L. S., brigadier-chef, M. O. B., brigadier, M. N. B., gardien de la paix, M. A. D., gardien de la paix, et M. P. T., gardien de la paix (lundi 21 mars 2016) 355.

Durant cette audition, ils expliquent que les soldats ne sont pas intervenus faute d'ordre, alors qu'ils auraient pu soutenir le feu des premiers policiers arrivés sur place.

Un policier dit avoir entendu des victimes se plaindre des actes de tortures :

M. T. P. L’un d’entre eux a été neutralisé. L’autre est là-haut en train de… J’ai tendance à me dire que, tant qu’on tire sur moi, on ne tue personne d’autre.

M. Pierre Lellouche. Que voulez-vous dire par « en train de… » ?

M. le président Georges Fenech. Je crois que certaines choses n’ont jamais été dites. Je pense que l’on pourrait peut-être, à ce stade, éclaircir les choses.

M. T. P. Des corps n’ont pas été présentés aux familles parce qu’il y a eu des gens décapités, des gens égorgés, des gens qui ont été éviscérés. Il y a des femmes qui ont pris des coups de couteau au niveau des appareils génitaux.

M. le président Georges Fenech. Tout cela aurait été filmé en vidéo pour DAECH !

M. T. P. Il me semble. Les victimes en ont parlé.

M. le rapporteur. Ces actes ont été commis par les deux survivants. Savez-vous si vous avez blessé celui sur lequel vous avez tiré dans le passage Saint-Pierre-Amelot ?

M. T. P. Je pense, mais je n’ai aucune certitude. Comme ils se sont fait sauter, on ne peut pas savoir s’il était blessé au tronc. Je pense l’avoir touché car les tirs ont cessé, et la porte s’est refermée. Le fait que la kalachnikov s’affaisse et que les portes se referment me semble significatif. Plus tard, nous avons parlé avec le civil qui nous faisait des signes dans le passage Saint-Pierre-Amelot : il nous a dit que nous avions touché le tireur et que c’est pour cela qu’il avait cessé de tirer.

Après ce moment, les tirs que nous avons entendus à l’intérieur n’étaient que très sporadiques. Il n’y a plus eu de rafales. Selon toute vraisemblance, un des terroristes ou plusieurs achevaient les gens. Ensuite, j’avoue que je n’ai fait que quinze mètres à l’intérieur du Bataclan derrière la BRI. Ma présence n’était pas nécessaire, je suis donc ressorti. Ce que j’avais vu m’avait suffi.

M. Pierre Lellouche. Les exactions sur les gens se sont déroulées à quel endroit ?

M. T. P. À l’étage.

M. Pierre Lellouche. Cela se passe après que l’individu que vous avez blessé, est remonté ?

M. T. P. Je pense même que ça s’est produit avant, mais ce n’est que mon avis personnel. Pendant que nous fixions un terroriste à la porte de secours, un autre faisait toutes ces choses ignobles à l’étage.

M. Pierre Lellouche. La vidéo est partie ?

M. le président Georges Fenech. Je crois savoir que des vidéos sont parties.

M. Pierre Lellouche. On peut le savoir si l’on a récupéré les portables des victimes. On les a ?

M. T. P. Ils se sont fait exploser. Il y a eu des personnes décapitées, égorgées, éviscérées. Il y a eu des mimiques d’actes sexuels sur des femmes et des coups de couteau au niveau des appareils génitaux. Si je ne me trompe pas, les yeux de certaines personnes ont été arrachés.

Monsieur le Procureur infirme l'information dans le tome II du rapport

Audition, à huis clos, de M. François Molins, procureur de la République près le tribunal de grande instance (TGI) de Paris, Mme Véronique Degermann, procureure de la République adjointe près le même TGI, et Mme Camille Hennetier, vice-procureure de la République près ledit TGI

Compte rendu de l’audition, à huis clos, du mercredi 30 mars 2016

M. le président (Georges Fenech)

À la suite des attentats de novembre, il a été évoqué la commission d’actes de barbarie.

M. François Molins  (Procureur de Paris)

C’est une rumeur. Les médecins légistes ont été formels : il n’y a pas eu d’acte de barbarie, pas d’utilisation, notamment, d’armes blanches. Selon un témoignage, les testicules d’une personne auraient été coupés, mais aucune constatation n’a permis de le corroborer.

Comme dans son discours préliminaire, M François Molins déclare :

"Nous avons été très rapidement confrontés à la nécessité de faire un choix. Les causes de la mort étaient connues. Si une autopsie était systématiquement réalisée, cela aurait nécessité au minimum deux, voire trois, semaines et aurait retardé d’autant les présentations et restitutions de corps aux familles des victimes, dont la demande à cet égard était extrêmement forte. Le choix d’un second site pour effectuer les autopsies aurait par ailleurs complexifié le processus d’identification des corps et multiplié les équipes référentes de chaque service engagé ; enfin, et surtout, cela aurait beaucoup compliqué le parcours des victimes, que nous nous sommes efforcés de simplifier le plus possible.

Nous avons donc décidé de discriminer entre les autopsies indispensables et les examens de corps approfondis. Il a ainsi été décidé que seraient soumis à autopsie complète les corps des terroristes, les débris de corps, les corps de victimes non identifiables, et les corps des victimes décédées après hospitalisation, ainsi que tous les corps avec projectiles incorporés, c’est-à-dire avec des orifices d’entrée mais pas d’orifices de sortie. Pour les autres corps, il a été décidé de les soumettre à des examens de corps approfondis avec imagerie médicale, c’est-à-dire radios puis scanner, et recours aux services d’un balisticien de l’IRCGN. Il a été demandé au directeur de l’IML d’être le plus précis possible dans ses rapports sur les causes et les circonstances de la mort.

Ce choix a permis de réaliser l’ensemble des actes de médecine légale en moins d’une semaine, entre le dimanche 15 et le jeudi 19 novembre, et de restituer les corps aux familles dans un délai raisonnable, qui ne devait pas excéder une semaine à compter des attentats. Sur les 130 victimes, nous avons réalisé quatre-vingt-deux examens externes approfondis et quarante-huit autopsies complètes. Nous sommes toutefois conscients des limites du système et savons que, dans l’hypothèse d’attentats de plus grande ampleur, il sera nécessaire de doubler, voire tripler, le nombre de sites d’examen."

Un doute traverse l'esprit de savoir si les corps suppliciés n'ont pas été cachés par la justice.

Le policier n'a pas menti sur la non assistance des soldats pourtant armés de FAMAS mais qui attendaient les ordres. Les soldats servent à faire beau mais lors d'une action, ils ne servent à rien car les autorités, malgré leurs discours, n'ont pas intégrés que la France est réellement en guerre.

On se demande bien pourquoi il mentirait sur les actes de tortures, alors pourquoi remettre en cause son témoignage ? Cependant, la question se pose aussi, pourquoi cacher les actes de torture, alors que l'attentat du Bataclan est déjà une horreur absolue ?

Une réponse convaincante serait que les actes de torture auraient eu lieu pendant que la police tentait une négociation avec les deux derniers terroristes, devant la porte du second étage, entre 23 H15 et 0 H 18.

Angle de la rue Bichat et Alibert : 14 morts

A 21 H 25, un homme fait feu sur le restaurant "Le Carillon" et sur le restaurant en face "Le Petit Cambodge" ; deux noms de restaurants non choisis au hasard pour les jihadistes qui signent leur déclaration de guerre en rappelant la défaite française de la guerre d'Indochine.

Rue de la Fontaine-au-roi : 5 morts

A 21 H 32, un homme tire en rafales devant le bar "A la bonne bière" et à la pizzeria "Casa nostra". Encore une fois, les noms des restaurants et de la rue sont des choix d'humour macabre. Le film qui est visible sous le lien de la pizzeria ci-dessus a été vendu 50 000 euros en espèces par le patron du restaurant au journal le Daily Mail.

Rue de Charonne : 19 morts

A 21 H 36, deux tireurs font feu en rafales dans le restaurant "La belle équipe" près du centre de refuge "Foyer Palais de la femme" non loin du "métro Charonne" où le 8 février 1962, la police de Maurice Papon avait tué neuf manifestants pacifiques en faveur de l'indépendance de l'Algérie . Une scène de guerre est vécue pendant trois minutes par les victimes. Le patron du restaurant voit sa femme mourir dans ses bras. Elle laisse une petite fille de huit ans.

Ce restaurant qui porte le nom éponyme du film réalisé durant le Front Populaire en 1936 par Julien Duvivier est connu pour son ambiance chaleureuse et humaniste. Sa clientèle d'habitués, démontre que le vivre ensemble est une forme de vie joyeuse et hédoniste.

Le film "La belle équipe" joué par Charles Vanel et Jean Gabin qui tourne son dernier grand film d'avant guerre, raconte une histoire d'amitié :

Cinq ouvriers chômeurs parisiens, Jean, Charles, Raymond, Jacques et Mario, un étranger menacé d'expulsion, gagnent le gros lot de la loterie nationale. Jean a l'idée de placer cet argent en commun, dans l'achat d'un vieux lavoir de banlieue en ruine, qu'ils transformeront en riante guinguette dont ils seront les copropriétaires. Ils s'attellent à la besogne avec confiance. Mais la solidarité du groupe est fragile et le destin s'acharne sur eux. Bientôt, il ne reste plus de la joyeuse équipe que Charles et Jean qui sont amoureux de la même femme, Gina. Jeannot (Jean Gabin) tue Charlot (Charles Vanel). Julien Duvivier tourne pour l'exploitation du film au cinéma, une seconde fin positive. Les deux amis finissent par mépriser la femme convoitée qui doit se retirer et font triompher leur amitié. Les deux versions - pessimistes et optimiste - seront diffusées à la télévision allemande et française sur France 3, le 4 juin 2006. Elle sera aussi projetée à Paris sur la butte Montmartre le 1er août 2012.

Jean Gabin y chante la chanson "Quand on s'promène au bord de l'eau" qui sera un succès énorme durant le Front Populaire.

Rue Voltaire : 1 mort

La Renault Clio noire avec trois hommes à bord continue sa tournée macabre des cafés restaurants parisiens. Le terroriste, Brahim Abdeslam, fait une erreur de manipulation de son gilet explosif semblable à ceux des terroristes du Stade de France. Il se fait exploser dans le restaurant au "Comptoir Voltaire" du nom éponyme de l'écrivain symbolique de l'esprit français. Son explosion fait un blessé grave et plusieurs blessés légers. L'enquête apprendra très vite que le deuxième terroriste de la voiture est le frère du Kamikaze qui s'est fait explosé, Salah Abdeslam. Le troisième passager de la Seat Noire est le commanditaire des attentats Abdelhamid Abaaoud.

LE 14 NOVEMBRE 2015 : ÉTAT D'URGENCE ET DEUIL NATIONAL

DEUIL NATIONAL

Le Décret du 14 novembre 2015 portant déclaration de deuil national, prévoit en son article 1er :

"Les 15 novembre, 16 novembre et 17 novembre 2015 sont déclarés jours de deuil national en hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015"

La Circulaire du 14 novembre 2015 relative aux jours de deuil national en hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015 est signée par le premier ministre.

"J'ai l'honneur de vous faire connaître que, conformément à un décret de ce jour du Président de la République, les dimanche 15 novembre, lundi 16 novembre et mardi 17 novembre 2015 seront jours de deuil national afin de rendre hommage aux victimes des attentats commis à Paris le 13 novembre 2015.
L'ensemble de nos concitoyens doit pouvoir se joindre à cet hommage. Les employeurs ont été invités à permettre à leurs salariés d'y participer.
Selon des modalités qu'il vous appartiendra de fixer, vous veillerez donc à organiser lundi 16 novembre prochain, à 12 heures, un moment de recueillement permettant aux agents des services publics relevant de votre autorité ou placés sous votre tutelle de s'associer à cet hommage.
Enfin, les drapeaux seront mis en berne sur les bâtiments et édifices publics dès aujourd'hui et jusqu'au mardi 17 novembre inclus."

Le 15 novembre 2015, à 20 H 30, une messe est prononcée à Notre Dame de Paris. Le pape est bouleversé par les attentats. Un soutien au peuple français arrive de tous les pays.

Le commanditaire des attentats est désigné par la police. Il s'agit d'Abdelhamid Abaaoud, dit Abou Omar al-Soussi. Ce djihadiste belge d'origine marocaine installé en Syrie est âgé de 28 ans. Il a connu les frères Abdeslam durant leur enfance.

ÉTAT D'URGENCE

Le Décret du 14 novembre 2015 réunissant le Congrès par application de l'article 18 de la Constitution, prévoit en son article 1er :

"Le Parlement sera réuni en Congrès le lundi 16 novembre par application du deuxième alinéa de l'article 18 de la Constitution."

Le Décret n° 2015-1478 du 14 novembre 2015 modifiant le décret n° 2015-1476 du 14 novembre 2015 portant application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 prévoit en son article 1er pour étendre la mesure de l'île de France à tout le territoire :

"Art. 1. - Outre les mesures prévues aux articles 5, 9 et 10 de la loi du 3 avril 1955 susvisée, sont applicables à l'ensemble du territoire métropolitain et de la Corse les mesures mentionnées aux articles 6, 8 et au 1° de l'article 11."

LES 15 ET 16 NOVEMBRE 2015 : LA RIPOSTE

Le 15 vers 20 Heures, 20 bombes sont larguées à Raqqa, dans le nord de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d'entraînement djihadiste.

Dans la nuit du 15 au 16 novembre, sur le sol français, 168 perquisitions ont lieu pour saisir les armes dans les banlieues françaises. Une perquisition à Bobigny et une perquisition à Jeumont sont liées à l'enquête qui se tourne vers la filière belge de Molenbeek du nom d'un quartier de Bruxelles.

Brahim Abdeslam, le kamikaze qui s'est fait exploser boulevard Voltaire dans le restaurant Le Comptoir Voltaire, avait loué un pavillon dans le quartier de l'abreuvoir à Bobigny du 10 au 17 novembre 2015 pour préparer les attentats. Des téléphones trouvés sur place, sont exploités.

Son frère, Salah Abdeslam est le huitième terroriste recherché. Exfiltré par deux amis belges, il est activement recherché. Ses amis sont arrêtés par la police belge.

Monsieur le Président de la République s'adresse au parlement réuni en congrès au château de Versailles. Il présente une réforme de la constitution, des mesures et des moyens nouveaux pour lutter contre les terroristes : le pacte de sécurité s'impose sur le pacte de stabilité. Il infléchit la politique extérieure pour s'unir avec les USA et la Fédération de Russie. Il saisit le Conseil de Sécurité de l'ONU. Les parlementaires l'applaudissent, se lèvent et chantent La Marseillaise.

DANS LA NUIT DU 16 AU 17 NOVEMBRE 2015 :

Dix avions de chasse larguent seize bombes sur Raqqa. Un nouveau centre de commandement et un nouveau centre d'entraînement ont été détruits.

128 nouvelles perquisitions ont lieu dans les milieux djihadistes. Les assignations à résidence sont délivrées. Les personnes visées doivent se présenter 4 fois par jour à la gendarmerie ou à la police ( 8 H - 11 H - 15 H et 18 H) et rester chez elles de 20 heures à 6 heures du matin.

La Tour Eiffel est revêtue des couleurs nationales bleu blanc rouge.

17 NOVEMBRE 2015 :

Vladimir Poutine reconnaît que le crash de l'avion du 31 octobre 2015 est bien un attentat islamiste. Après avoir prévenu le Pentagone, la Fédération de Russie bombarde Raqqa avec des missiles de croisière. L'État Russe  frappe pour la première fois directement l'État Islamiste et non pas les coalitions alliées contre Bachar El Assad.

L'Observatoire syrien des Droits de l'Homme constate que les frappes françaises et russes sur Raqqa ont principalement touché des zones désertes qui avaient déjà été visées auparavant. Les djihadistes déplorent 33 morts.

La police perquisitionne deux chambres qui ont été louées dans l'Appart city d'Alfortville au nom de Salah Abedelslam. Dans ces deux studettes, les lits étaient relevés comme pour faire de la place dans la pièce. La police constate que Abdelslam et ses complices sont arrivés dans ces chambres, deux jours avant les attentats.

Le quartier du chemin vert à Boulogne sur mer est bouclé et perquisitionné. Des renseignements recueillis auprès des services marocains, permettent de localiser Abdelhamid Abaaoud et les terroristes recherchés. Une jeune femme explique à la police qu'elle a trouvé le logement pour Abdelhamid Abaaoud qui lui avait fixer rendrez vous au bord de l'autoroute 86 à Aubervillers avec le code "1010". Des fuites dans la presse mettent sa vie en danger.

Le match amical de football, France Angleterre se joue au stade Wembley habillé en bleu blanc rouge. Les mots "LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ" apparaissent en français et en bleu blanc rouge à l'entrée du stade.

Le stade Wembley chante à l'unisson la Marseillaise, français anglais unis en un même peuple.

Le match amical de football Belgique Espagne qui devait se jouer à Bruxelles, est annulé.

Le match amical de football Allemagne Pays Bas qui devrait se jouer à Hanovre, est aussi annulé.

Pendant la minute de silence pour les victimes françaises au début du match amical Turquie Grèce au stade Basaksehir d'Istanbul, des supporteurs ont sifflé et crié Allah Akhbar. Ils ont entonné des chants en faveur du président Recep Tayyip Erdogan, sous le regard du premier ministre turc Ahmet Davutoglu et de son homologue grec Alexis Tsipras.

LE 18 NOVEMBRE 2015 :

A 4 heures 20, les forces de police donnent l'assaut contre un appartement en centre ville de Saint Denis non loin de la Basilique dans les rues Comillon et Chaumette, dans le quartier République situé à 800 mètres du Stade de France. Le Raid attaque la quatrième équipe qui a attendu inutilement la sortie des spectateurs du Stade de France. Elle était prête à commettre un nouvel attentat dans le quartier de la défense. Les terroristes sont armés et ont une énorme réserve de munitions qui étaient destinées aux spectateurs du stade de France. Ils les utilisent contre les forces de l'ordre. Les habitants de Saint Denis assistent pendant trois heures, à une véritable scène de guerre et non plus à une mesure de police. Dans la bataille, le plancher et le plafond de l'appartement s'effondrent. Les forces de l'ordre comptent cinq blessés et un mort, le chien nommé Diesel. Une jeune femme de 26 ans Hasna Aitboulahcen subit l'explosion d'un kamikaze. Sa tête vole à travers la pièce. Cousine du commanditaire Abdelhamid Abaaoud qui meurt à ses côtés lors de l'assaut, elle a été considérée pendant 48 heures comme la première femme kamikaze de l'UE. Le troisième terroriste tué lors de l'assaut n'est pas identifié. Huit personnes subissent une garde à vue.

A 19 H 30, 4 rafales et 6 mirages français bombardent Raqqa portant à six les objectifs militaires détruits. Le porte avion Charles De Gaulle quitte la base de Toulon pour se porter au large des côtes de Syrie.

Les maires de France réunis en Assemblée Générale de leur association chantent à l'unisson la Marseillaise.

Tétanisés par la vague bleue marine qui se profile, les députés têtes de liste aux élections régionales pour le parti républicain ont un comportement indigne durant les questions de l'Assemblée Nationale au gouvernement. L'Union Nationale vole en éclats.

LE 19 NOVEMBRE 2015

Une perquisition a lieu à Aulnay sous bois au domicile des parents de la femme kamikaze qui s'est fait sauter le veille à Saint Denis. Le nombre de perquisitions s'élève à 600, en France.

En Syrie, l'aviation russe détruit les puits de pétrole et les camions citernes.

L'Assemblée Nationale vote l'état d'urgence à la quasi-unanimité. Une députée socialiste s'abstient. 6 députés votent contre : 3 frondeurs et 3 écologistes dont Noël Mamère.

LE 20 NOVEMBRE 2015

A 3 H 30 du matin, la mosquée SUNNA à Brest est perquisitionnée. L'Iman non présent pendant l'intervention des forces de l'ordre est soupçonné de radicalisme. Salah Abdeslam est toujours recherché en Belgique.

Quelques imams font le prêche du vendredi dans leur mosquée. Les autorités religieuses des musulmans de France sont en "service minimum". Leur inaction commence à exaspérer les citoyens éclairés. Les premiers corps des victimes des attentats, sont rendus par les autorités judiciaires, aux familles pour qu'elles puissent les enterrer.

Monsieur le président de la République reçoit à L'Elysée, sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, pour le remercier de l'aide apportée à l'enquête.

A 10 H 18 du matin, le groupe Al-Mourabitoune, affilié à Aqmi commet un acte de terrorisme concurrent à celui de l'État Islamiste. A bord d'une voiture diplomatique, trois terroristes pénètrent dans hôtel Radisson de Bamako, au centre de la capitale et tirent dans les couloirs surtout au septième étage, celui des clients étrangers. Il y a 170 "otages", 140 clients et 30 membres du personnel.

A 12 H 00, Le Ministère des Affaires étrangères fait fermer l'institut français et l'école française à Bamako. «Nous sommes mobilisés à la fois à Paris, et dans notre ambassade. Nous avons appelés nos concitoyens au Mali pour leur dire de rester chez eux. L'institut et l'école française sur place ont été fermés. Une cellule de crise a été ouverte» déclare un représentant du Quai d'Orsay.

A 13 H 00, le GIGN est envoyé à Bamako. Monsieur le Président de la République Française déclare : «Une fois encore les terroristes veulent marquer de leur présence barbare tous les lieux, où ils peuvent tuer, impressionner, et massacrer. Nous devons une fois encore tenir bon et montrer notre solidarité avec un pays ami, le Mali. Il y a des touristes et responsables d’entreprises de nombreuses nationalités (-) J’assure donc aux Maliens toute notre solidarité et notre soutien. Je veux dire également aux ressortissants français [...] de contacter l’ambassade de manière à être protégés (-) Je demande à nos ressortissants dans des pays sensibles de prendre leurs précautions».

A 13 H 15, l'armée malienne et les forces spéciales françaises donnent l'assaut. Monsieur le premier ministre qui fait voter l'état d'urgence au Sénat, rappelle le soutien de la France au Mali.

A 15 H 00, les forces américaines apportent leur soutien pour mettre en sécurité les civils libérés au fur et à mesure de la progression de l'armée dans les chambres. Le maître d'hôtel Tomba Diarra aide les forces de l'ordre à progresser et contribue à sauver de nombreuses Vies

A 17 H 35, l'attaque est terminée laissant 19 morts. Un belge est tué. Aucun français n'est victime.

RÉSOLUTION 2249 DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU

Le Conseil de sécurité,

Réaffirmant ses résolutions 1267 (1999), 1368 (2001), 1373 (2001), 1618 (2005), 1624 (2005), 2083 (2012), 2129 (2013), 2133 (2014), 2161 (2014), 2170 (2014), 2178 (2014), 2195 (2014), 2199 (2015), 2214 (2015) et les déclarations pertinentes de son président,

Réaffirmant les buts et principes de la Charte des Nations Unies,

Réaffirmant son respect pour la souveraineté, l’intégrité territoriale, l’indépendance et l’unité de tous les États conformément aux buts et principes consacrés dans la Charte des Nations Unies,

Réaffirmant que le terrorisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, constitue une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tous les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quels qu’en soient les motivations, le moment et les auteurs,

Considérant que, par son idéologie extrémiste violente, ses actes de terrorisme et les attaques violentes et généralisées qu’il continue de perpétrer systématiquement contre les civils, les atteintes flagrantes, systématiques et généralisées qu’il continue de porter aux droits de l’homme et ses violations du droit international humanitaire, notamment celles fondées sur des motifs religieux ou ethniques, son action d’éradication du patrimoine culturel et ses activités de trafic de biens culturels, mais aussi par le contrôle qu’il exerce sur une grande partie du territoire et des ressources naturelles de l’Iraq et de la Syrie et par son recrutement et la formation de combattants terroristes étrangers qui menacent toutes les régions et tous les États Membres, même ceux qui sont loin des zones de conflit, l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL, également connu sous le nom de Daech) constitue une menace mondiale d’une gravité sans précédent contre la paix et la sécurité internationales,

Rappelant que le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida constituent également une menace contre la paix et  la sécurité internationales,

Résolu à combattre par tous les moyens cette menace d’une gravité sans précédent contre la paix et la sécurité internationales,

Prenant note des lettres datées des 25 juin et 20 septembre 2014 émanant des autorités iraquiennes, dans lesquelles elles déclarent que Daech a établi un sanctuaire hors des frontières iraquiennes, qui constitue une menace directe pour la sécurité du peuple et du territoire iraquiens,

Réaffirmant que les États Membres doivent s’assurer que toute mesure prise pour lutter contre le terrorisme soit conforme à l’ensemble des obligations que leur impose le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire,

Déclarant de nouveau que la situation continuera de se détériorer en l’absence d’un règlement politique du conflit syrien et soulignant qu’il importe que soient appliquées les dispositions du Communiqué de Genève en date du 30 juin 2012 qui est joint en annexe à sa résolution 2118 (2013) et de la Déclaration du Groupe international d’appui pour la Syrie, en date du 14 novembre 2015,

1. Condamne sans équivoque dans les termes les plus forts les épouvantables attentats terroristes qui ont été commis par l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, le 26 juin 2015 à Sousse, le 10 octobre 2015 à Ankara, le 31 octobre 2015 au-dessus du Sinaï, le 12 novembre 2015 à Beyrouth et le 13 novembre 2015 à Paris, et tous les autres attentats commis par l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, y compris les prises d’otage et les assassinats, note que cette organisation a la capacité et l’intention de perpétrer d’autres attentats et considère que tous ces actes de terrorisme constituent une menace contre la paix et la sécurité;

2. Exprime ses très sincères condoléances aux victimes et à leur famille, aux peuples et aux Gouvernements de la Tunisie, de la Turquie, de la Fédération de Russie, du Liban et de la France, ainsi qu’à tous les gouvernements dont les ressortissants ont été pris pour cibles lors des attentats susmentionnés et à toutes les autres victimes du terrorisme;

3. Condamne également dans les termes les plus forts les atteintes flagrantes, systématiques et généralisées aux droits de l’homme et les violations du droit international humanitaire, ainsi que les actes barbares de destruction et de pillage du patrimoine culturel que continue de commettre l’EIIL, également connu sous le nom de Daech;

4. Réaffirme que ceux qui commettent des actes terroristes, des violations du droit international humanitaire ou des atteintes aux droits de l’homme, ou qui sont d’une manière ou d’une autre responsables de ces actes ou violations, doivent en répondre;

5. Demande aux États Membres qui ont la capacité de le faire de prendre toutes les mesures nécessaires, conformément au droit international, en particulier à la Charte des Nations Unies, au droit international des droits de l’homme, au droit international des réfugiés et au droit international humanitaire, sur le territoire se trouvant sous le contrôle de l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, en Syrie et en Irak, de redoubler d’efforts et de coordonner leur action en vue de prévenir et de mettre un terme aux actes de terrorisme commis en particulier par l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, ainsi que par le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida, ainsi que les autres groupes terroristes qui ont été désignés comme tels par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies  et qui pourraient par la suite être considérés comme tels par le Groupe international d’appui pour la Syrie avec l’approbation du Conseil de sécurité, conformément à la Déclaration du Groupe en date du 14 novembre, et d’éliminer le sanctuaire qu’ils ont créé sur une grande partie des territoires de l’Iraq et de la Syrie;

6. Engage les États Membres à intensifier leurs efforts pour endiguer le flux de combattants terroristes étrangers qui se rendent en Iraq et en Syrie et empêcher et éliminer le financement du terrorisme, et prie instamment tous les États Membres de continuer d’appliquer intégralement les résolutions susmentionnées;

7. Exprime son intention d’actualiser rapidement la liste du Comité des sanctions créé par la résolution 1267 afin qu’elle tienne mieux compte de la menace que représente l’EIIL, également connu sous le nom de Daech;

8. Décide de rester saisi de la question.

RAPPEL HISTORIQUE : La Syrie a été sous mandat de la Société Des Nations et administration française de 1920 à 1946. Le mandat du 25 avril 1920 avait pour but de permettre officiellement à la Syrie d'accéder à l'indépendance et à la souveraineté, sitôt après avoir atteint un niveau suffisant de maturité politique et de développement économique.

LE 21 NOVEMBRE 2015

Publiée au JORF, la LOI n° 2015-1501 du 20 novembre 2015 proroge de trois mois, l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence et renforçant l'efficacité de ses dispositions.

La Fédération de Russie largue des bombes sur l'État Islamiste avec les inscriptions en langue cyrillique "Pour notre peuple et pour Paris".

La Fédération de Russie envoie un chiot berger allemand à Paris en signe de solidarité après la mort de Diesel, une chienne des policiers d’élite du Raid tuée lors de l'assaut à Saint Denis. Le toutou nommé Dobrynya, prendra la relève de la regrettée Diesel, dont le sort a beaucoup été relayé sur les réseaux sociaux.

Sur les huit personnes gardées à vue depuis l'assaut de Saint Denis, sept personnes sont relâchées. Jawad Bendaoud, le logeur qui a assuré qu'il les logeaient uniquement pour "rendre service" et "qu'il ne savait pas qu'il s'agissait de terroristes", est toujours en garde à vue. Il est l'homme de main de marchands de sommeils notoires. L'appartement du 8 de la rue du Corbillon à Saint Denis, appartient à trois frères, domiciliés au Raincy et au Blanc-Mesnil. Propriétaires de deux autres appartements dans l'immeuble et de dizaines d'autres en Seine-Saint-Denis, ils avaient été signalés au procureur de la République de Bobigny en 2011 et 2013, sans que le parquet ne daigne donner une suite. Les trois frères chargent Jawad de trouver des locataires «au noir» qui payent en liquide puisqu'ils n'ont plus l'autorisation de louer. À lui de sélectionner des sans-papiers, des personnes en détresse mais aussi des trafiquants ou consommateurs de drogue qui restent quelques jours ou quelques semaines. Il n'hésite pas à employer la manière forte pour les déloger lorsque ceux-ci ont un retard de loyer. Enfin, il aurait été l'objet de mains courantes déposées par des riverains excédés par ses menaces verbales. Condamné en 2008 pour meurtre pour avoir tué à coups de hachoir un adolescent de 16 ans suite à un vol de téléphone de portable, il est libéré dès 2013 alors que son casier judiciaire totalise 13 condamnations, pour devenir le caïd de la rue Corbillon.

L'immeuble du 8 rue du Corbillon comprend autour de la cour intérieure, 38 logements dont 10 squats. Les 70 occupants de l'immeuble dont 28 enfants sont logés depuis l'assaut, dans un gymnase municipal.

Charles Michel, le premier ministre belge met Bruxelles en état d'alerte maximum pour un danger imminent. Le métro, les commerces, les cinémas, les salles des spectacle et les grands évènements comme le concert de Johnny Hallyday sont fermés ou annulés. L'armée circule dans les rues. La vieille, des produits chimiques et explosifs ont été découverts dans le quartier de Molenbeek.

Un Belge d'origine marocaine, Ahmet Dahmani, 26 ans et deux complices ont été appréhendés dans un hôtel de luxe d'Antalya, en Turquie. Il est soupçonné d'avoir fait des repérages en vue des attaques à Paris.

LE 22 NOVEMBRE 2015 :

Un deuxième appel à témoin de la police après celui contre Salah Abdeslam, concerne le troisième kamikaze qui s'est fait sauter au Stade de France. Jawad Bendaoud le logeur de Saint Denis reste en garde à Vue. La Ville de Bruxelles continue à vivre comme une ville morte sous la menace d'un attentat sérieux et imminent. La décision résulte «d'informations nouvelles analysées par le centre national de crise Ocam». Malgré de nombreuses perquisitions Salah Abdeslam reste introuvable. 16 suspects sont arrêtés. La préfecture de police de Paris a prolongé jusqu'au 30 novembre l'interdiction des manifestations sur la voie publique en Ile-de-France, en vigueur depuis le 14 novembre. Les premiers enterrements des victimes ont lieu pendant que des marches pour la paix et au soutien des familles endeuillées ont lieu dans les villes de Province touchées par le djihad dont Toulouse (18 novembre) et Montpellier situé près de Lunel, ce dimanche 22. Les participants défilent avec une rose blanche.

LE 23 NOVEMBRE 2015 :

Le bilan de l'État d'Urgence est de 1072 perquisitions administratives, 253 assignations en résidence, 201 Armes retrouvées, 139 interpellations dont 117 gardes à vue et 77 cas de découverte de stupéfiants.

Le ministère de l'économie et du budget veut faire la guerre financière au terrorisme. Il réclame l'accès aux fiches S émises par les services de renseignements pour marquer les musulmans radicalisés. Les cartes bancaires pré- payées sont visées pour renforcer le contrôle. Le ministère veut accélérer la publication de la quatrième directive européenne contre le blanchiment d'argent.

Vers 17 heures, un Objet "qui s'apparente à une ceinture d'explosif" est retrouvée dans une poubelle devant un immeuble vide à Montrouge.

Arrivé sur Zone, le Charles de Gaulle débute ses frappes. Quatre avions de chasse frappent en Irak pour aider les troupes locales au sol à progresser contre l'État Islamiste, sur Ramadi et Mossoul.

Le premier ministre britannique se rend à l'Élysée pour apporter son soutien à Paris. Il a tenu à rendre hommage sur place aux victimes des attentats de Paris en compagnie de Monsieur le Président de la République et du maire de Paris.

LE 24 NOVEMBRE 2015 :

En France, Jawad Bendaoud est mis en examen et en détention provisoire notamment pour association de malfaiteurs criminelle en relation avec une entreprise terroriste, détention en bande organisée d'explosifs et d'armes en relation avec une entreprise terroriste.

Deux chasseurs F16 (de fabrication américaine) turcs abattent un bombardier Su-24 russe, sans sommation selon les russes. Les deux pilotes se sont éjectés. L'un a été blessé dans sa descente puis achevé sauvagement par les rebelles anti Bachar El Assad et anti État Islamiste, qui ont aussi dans leurs rangs des jihadistes. L'autre pilote a eu la chance d'être récupéré par l'armée syrienne. Vladimir Poutine décrit l'incident grave survenu à la frontière entre la Syrie et la Turquie comme "Un coup de couteau dans le dos". La réponse turque est qu'il s'agissait d'une violation de l'espace aérien turc et que "la Turquie a le droit souverain de défendre sa frontière". Les USA soutiennent leur allié turc. L'avion était sur le territoire syrien. Il a fait une rotation au dessus du territoire turc pendant 17 secondes, pour bombarder le territoire syrien près de la frontière turque. Quand le bombardier a été touché, il était au dessus du territoire syrien puisque le pilote turc a attendu les ordres de sa hiérarchie pour tirer.

Les autorités russes dénoncent les relations dangereuses des autorités turques avec l'État Islamiste. Le trafic d'armes vers l'État Islamiste, passe sur le territoire turc. Des turcs dont le fils du Président, achètent le pétrole de contrebande de l'État Islamiste pour le revendre 10 $ le baril sur le marché international au lieu de 15 $. Les bombardiers russes larguent leurs bombes notamment sur les puits de pétroles de l'État Islamiste et les camions citernes qui passent la frontière turco - syrienne.

Le Président Turc tient à se débarrasser de Bachar El Assad pour installer un gouvernement de frères musulmans en Syrie. Barak Obama a déjà reçu les frères musulmans à la Maison Blanche.

Un attentat vise un bus qui transporte la garde présidentielle à Tunis. 13 morts sont à déplorer. L'État d'urgence est décrété par la Président Tunisien pour 30 jours. La frontière avec la Libye est fermée.

La justice belge lance un mandat d'arrêt international contre Mohamed Abrini, 30 ans, identifié en compagnie de Salah Abdeslam, lors d'un contrôle de Police à Cambrai puis dans une station d'essence.

Monsieur le Procureur de la République près du TGI de Paris officialise dans une conférence de presse, le fait que les jihadistes abattus à Saint Denis préparaient un attentat dans le quartier de la Défense. Il apporte une précision qui glace le sang : Pour estimer l'efficacité du carnage, le commanditaire des attentats, Abdelhamid Abaaoud observait sur place les forces de l'ordre qui apportaient les premiers secours aux victimes au Bataclan, alors que le Président de la République était lui - aussi sur les lieux.

A Washington, le Président Obama fait le servir minimum. Il apporte sous soutien à la France pour la presse mais il n'y aura pas de changement notable de stratégie dans la lutte contre l'État islamique, juste «une intensification des frappes» et une guerre du renseignement plus intense et plus coordonnée.

Le Président de la République Française attendait une grande coalition avec la République Fédérale de Russie. Il reçoit la mission de convaincre Monsieur Poutine pour qu'il reconsidère son soutien à Bachar El Assad. Monsieur Obama déclare que le dictateur syrien «n'a pas sa place» dans une transition politique. «Dès lors qu'il a été le problème au départ, il ne peut pas être la solution», tant qu'il n'y aurait pas de «changement stratégique» de la Russie sur ce point, la «coopération serait très difficile». «Si leur priorité est d'attaquer l'opposition modérée (le front Front al-Nosra ?) qui pourrait faire partie d'un futur gouvernement syrien, la Russie n'aura pas le soutien de notre coalition».

Les USA qui ont détenu les jihadistes en Irak et les ont libérés après les avoir transformer en bêtes féroces contre un avis de la CIA rendu dans un rapport publié en 2004 dans toutes les langues, veulent faire porter la responsabilité entière du califat islamiste, sur Bachar El Assad qui a vidé les prisons de ses jihadistes pour créer le chaos nécessaire à son maintien au pouvoir.

Vladimir Poutine soutient Bachar El Assad car il entend sauvegarder les intérêts stratégiques russes, notamment la base navale de Tartous, à mi-chemin des détroits turcs et du canal de Suez. Depuis l'alliance avec l'URSS, les équipements militaires de l'armée syrienne grand vecteur de l’influence russe dans la région, sont à 90 % russo-soviétiques. Poutine considère la Syrie comme un État - pivot au contact des protagonistes régionaux, pour reprendre pied au Moyen-Orient et préparer le retour de la Russie en Méditerranée.

LE 25 NOVEMBRE 2015 :

Alexandre Orlov ambassadeur russe à Paris fait un pas en avant et déclare sur Europe 1 que si Bachar El Assad est aujourd'hui en place, il peut ne plus l'être dans l'avenir.

Le niveau d’alerte maximale de niveau 4 est maintenu au moins jusqu'au lundi 30 novembre dans la région bruxelloise. Le ministre des Affaires Étrangères belge, Didier Reynders, a affirmé à ABC que dix personnes susceptibles de conduire un attentat sur le territoire belge sont actuellement recherchées par les forces de l'ordre.

Toutefois, les mesures qui transformaient la capitale en ville fantôme depuis quatre jours sont partiellement levées. Les 35.000 élèves et étudiants de Bruxelles vont reprendre les cours. 160 établissements scolaires rouvrent leurs portes à Bruxelles, 745 au total dans toute la région Bruxelles-Capitale. La réouverture progressive des écoles et du métro s’accompagne toutefois d’un renforcement de la présence policière. Le gouvernement fédéral belge mobilise 300 policiers supplémentaires pour la protection des écoles. 200 militaires supplémentaires seront affectés à la sécurisation du métro.

Olivier Gorel, surnommé "l'émir blanc", qui a inspiré Merah ainsi que les frères Clain qui ont, depuis la Syrie, revendiqué les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, est condamné à six mois de prison avec sursis, pour détention d'arme. Il s'agit d'un simple fusil de chasse !

Le radicalisme religieux est suffisamment puissant pour s'infiltrer parmi les salariés des aéroport de Roissy et d'Orly ainsi que dans les centrales nucléaires. Le premier ministre français annonce dans le quotidien allemand "Süddeutsche Zeitung" "Nous ne pouvons accueillir encore plus de réfugiés en Europe, ce n'est pas possible".

François Hollande invite les Français à accrocher un drapeau tricolore à leur domicile vendredi 27 novembre 2015 pour rendre hommage aux victimes. Dans le même temps, l'AFP indique que selon l'entreprise Doublet, leader européen de la fabrication de drapeaux, la vente de ces derniers a doublé, voir triplé, depuis les attentats du 13 novembre 2015.

Angéla Merkel rencontre François Hollande à Paris et se rend place de la République pour rendre hommage aux victimes des attentats. Elle promet d'agir vite pour lutter contre le terrorisme mais elle est confrontée à une opinion publique allemande qui ne se sent pas du tout en guerre, comme les français le pensaient avant les attentats.

Le Sénat à l'unanimité et l'Assemblé Nationale par 515 voix contre 4 votent la continuation des frappes en Syrie. Les deux députés socialistes William Dumas et Philippe Duron invoquent une erreur de vote. La députée écologiste Isabelle Attard déclare que la France ne doit pas être le gendarme du monde et que l'argent manquera dans les caisses de l'État au profit de la sécurité intérieure. Le Républicain Jean-Pierre Gorges considère qu'il est plus utile de revoir la politique internationale de la France.

LE 26 NOVEMBRE 2015 :

Pour riposter contre le bombardier russe abattu, la République Fédérale Russe annonce qu'elle va déployer des missiles antiaériens S-400, sur sa base de Hmeimim en Syrie. Elle contrôle les importations de produits agricoles turcs pour «violations répétées des normes russes par les producteurs turcs». L'État turc recule dans son arrogance en déclarant que la nationalité du bombardier n'était pas connu. La Turquie édite les bandes son des sommations avant le tir.

Un convoi turc est bombardé par l'aviation russe, sur le sol syrien. Les médias tuques dénoncent un bombardement contre un convoi humanitaire. Poutine répond "qu'est ce qu'ils foutaient là sans prévenir personne?". L'association humanitaire qui est désignée comme organisatrice de ce convoi réfute et déclare qu'elle n'a envoyé aucun convoi. Il s'agit en réalité d'un convoi d'armes envoyés aux rebelles soutenus par la Turquie. Les militaires russes ne laissent pas le massacre de leur camarade, impuni.

A Bruxelles, l'alerte attentat descend du niveau 4 au niveau 3.

Le président de la République reçoit Matteo Renzi. Le président du Conseil Italien l'assure  du soutien de l'Italie, sur différents théâtres d'opération de même qu'au sein de la coalition. Acteur logistique de la coalition internationale coordonnée en septembre 2014, l'Italie est prête à s'engager en Libye. Renzi donne raison à Hollande sur un accord « global ». François Hollande déclare : « En Syrie, le processus de Vienne doit être mené à son terme, avec des élections qui forcément aboutiront au départ de Bachar al-Assad, et nous devons réunir tous les pays intéressés par cette issue. (-) En Libye nous devons mettre en place un gouvernement d'union nationale et la sécurisation du territoire ».

François Hollande accompagné de ses ministres de la défense et des affaires étrangères se rend à Moscou pour rencontrer Poutine et ses ministres de la défense et des affaires étrangères. Les deux axes, l'axe sunnite (États-unis, Arabie Saoudite, Turquie) et l'axe chiite (Russie, Syrie, Irak, Iran) décident de coordonner leurs actions contre l'État Islamiste. Ils ne trouvent pas d’accord ni sur la "coalition large"dans le cadre du discours que Vladimir Poutine prononça le 28 septembre 2015 à la tribune de l'ONU, ni sur le sort de Bachar El Assad.

Les frappes aériennes ne sont pas suffisantes s'il n'y a pas de troupes au sol pour combattre l'État Islamique. Les rebelles syriens dit "modérés" soutenus par la coalition occidentale, présentent deux inconvénients majeurs. Ils n'ont pas les moyens de mener à bien l'éradication des djihadistes de l'Etat Islamiste. Le mot "modéré" de Barak Obama cache mal que les rebelles sont pour la majorité d'entre eux, comme le front Front al-Nosra, des djihadistes presque interchangeables avec ceux de l'État islamique. L'Iran assure un appui au sol important aux côtés de l'armée régulière syrienne et de l'armée irakienne en déployant certaines unités du corps des Gardiens de la révolution islamique, en particulier les groupes Al-Qods dirigés par le général Qasem Soleimani.

La déclaration commune des deux chefs d'État est que l'unique objectif est la lutte contre "l'État Islamiste et les groupe terroristes".

Les Usa réagissent aux revendications russes : 50 instructeurs américains sont envoyés pour entraîner les Kurdes en vue d'une offensive contre Raqa, capitale de facto de l'État Islamique en Syrie. Si le parti kurde PKK est considéré comme un parti terroriste notamment par la CEDH, le PDK est considéré comme un parti de gouvernement qui rassemble le peuple kurde. L'UPK est un parti qui a fait scission avec le PDK. La Turquie qui souffre du terrorisme du PKK sur son territoire ne veut pas voir grandir l'influence Kurde.

LE 27 NOVEMBRE 2015

François Hollande rend hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, dans la cour des invalides à Paris. Les victimes parisiennes sont considérées comme victimes civiles de guerre. Les djihadistes venaient de Molenbeek, ville de Bruxelles - capitale. Une chanson du belge Jacques Brel est choisie. "Quand on a que l'amour" est chanté par par Camelia Jordana, Yaël Naïm et Nolwenn Leroy.

Tahir Elçi, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Diyarbakir,  la « capitale » à majorité kurde du sud-est de la Turquie est assassiné. Il a été tué par un sniper qui lui a tiré une balle dans la tête avant de s'enfuir. Il faisait une conférence de presse près de la mosquée de la ville pour appeler à la fin des combats de rue entre turcs et kurdes qui abîment les bâtiments historiques et qui empêchent la population de vivre. Une fusillade s'ensuit. Des victimes sont à déplorer parmi les policiers et les journalistes.

En Grande Bretagne et en Espagne les manifestations contre la guerre en Syrie se multiplient.

LE 28 NOVEMBRE 2015

La république Fédérale de Russie impose des sanctions économiques à la Turquie, limite fortement les importations turques sur son territoire et interdit aux trois millions de touristes russes que reçoit la Turquie, de voyager dans ce pays.

A la veille du sommet UE - Turquie à Bruxelles, Can Dündar et Erdem Gül, les deux journalistes turcs incarcérés depuis 48 heures, pour "espionnage" alors qu'ils ont dénoncé les livraisons d'armes des services de renseignements turcs aux djihadistes de Syrie, ont interpellé les dirigeants responsables de l'Union européenne (UE) pour les exhorter à ne pas sacrifier la défense de liberté de la presse à un accord avec la Turquie sur les migrants : "Nous espérons que votre volonté de trouver une solution n'entamera pas votre attachement aux droits de l'Homme, de la presse et d'expression, qui sont les valeurs fondamentales du monde occidental"

LE 29 NOVEMBRE 2015

COP 21 : "Il n'y a pas de plan B car il n'y a pas de planète B" déclare Ban ki Moon le secrétaire général de l'ONU. 180 personnalités mondiales sont attendues au Bourget à Paris pour espérer un accord mondial sur le climat.

Pour la première fois, des femmes peuvent se présenter aux élections municipales en Arabie Saoudite. 900 femmes sur 7 000 candidats, se présentent aux suffrages.

Un accord UE - Turquie est signé pour que l'UE donne trois milliards d'euros à la Turquie qui doit accueillir les réfugiés syriens dans le but de les empêcher de partir vers l'Europe. La Commission de l'UE  a accordé en échange la relance du processus d'intégration de la Turquie à l'UE. A terme, les réfugiés syriens pourrons alors intégrer les États de l'UE. La Turquie ne garantie pas que les réfugiés syriens resteront en Turquie. L'UE ne garantit pas l'intégration de la Turquie à l'UE.

Une manifestation violente dégénère à Paris place de la République. Les bougies en hommage aux victimes des attentats sont jetées sur les forces de l'ordre.

LE 30 NOVEMBRE 2015 :

Les chefs d'État se présentent les uns derrières les autres à la tribune de la COP 21 à Paris pour apporter les propositions de leurs gouvernements respectifs. Leurs déclarations sont sans intérêt et insuffisantes pour limiter le réchauffement de la planète.

En protestation contre la Turquie qu'il accuse d'avoir abattu un avion de chasse russe pour protéger les convois de camions citernes remplis de pétrole de l'État Islamique,  qui se dirigent vers la frontière Turque, il ne participe pas à la photo collective historique de tous les chefs d'État réunis et prend un air glacial. Le Président Turque assure qu'il ne peut pas prouver ses accusations.

La Voix du Nord le quotidien régional qui voit arriver le FN au pouvoir dans la nouvelle région, attaque la candidature de Marine Le Pen par un article en première page "pourquoi la victoire du FN nous inquiète". Le lendemain, ils font paraître un second article "Marine Le Pen et le FN ne sont pas ce qu’ils disent". En retour, elle promet au journal de couper les subventions régionales, si elle est élue.

LE 2 DÉCEMBRE 2015 :

A San Bernardino en Californie, un couple de loups solitaires soumis à L'État Islamiste tuent 14 personnes dans une fusillade dans la rue. L'État Islamiste qui n'avait pas donné l'ordre, accepte de revendiquer l'attentat.

LES 6 ET 13 DÉCEMBRE 2015 :

AU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS RÉGIONALES : LE FN premier parti de France avec 28, 22% des voix, l'union UDI - Parti républicain second avec 27,01 % et le PS troisième avec 23,36%.

Le FN a fait des scores énormes dans la région Nord et PACA autours de 40,5% ainsi que dans le Grand Est avec 36%. Le FN arrive en tête dans trois autres régions avec environ 31% des voix en Bourgogne Franche Comté, Centre Val de Loire et Midi Pyrénées Languedoc Roussillon.

Le PS se retire dans le Nord et en PACA, au profit des républicains. Les républicains refusent de se retirer en Midi Pyrénées Languedoc Roussillon.

PS et Gauche peuvent espérer 9 régions. Le FN peut espérer 6 régions. Les Républicains peuvent espérer 6 régions.

AU SECOND TOUR, UN RETOURNEMENT DE SITUATION : LES FRANÇAIS CONTINUENT A DIRE NON A LA XÉNOPHOBIE.

Avec 59% de participation contre 50% au 1er tour, le FN atteint son recours historique de voix avec 6,82 millions contre 6,42 millions au premier tour.

LE PS a cinq régions, les Républicains ont sept régions et le FN zéro.

Le PS perd la Région Île de France car sa tête de liste a osé qualifié son adversaire républicaine de candidate de la "race blanche".  Des électeurs FN représentant plus de 4% de l'ensemble des électeurs, ont alors été encouragés à voter utile pour la candidate républicaine.

Le candidat PS de Bretagne refuse l'association avec les verts. Sa position lui permet d'obtenir la majorité absolue en Bretagne mais empêche un reports de voix des verts et de la gauche sur les candidats socialistes dans les deux régions voisines de Pays de Loire et de Normandie. Le PS perd la Normandie d'un cheveu face au seule centriste rescapé. Les deux autres centristes ont été balayés face au PS. Les Républicains perdent Centre Loire a un cheveux et passent devant le FN.

Au second Tour, quand le FN progresse par rapport au premier tour et que la gauche est présente, elle gagne. Quand le FN stagne ou régresse, les Républicains gagnent.

CORSE

Indépendantistes : 1er tour : 17,62% - 2eme tour : 35,34%

Rassemblement et Républicains : 1er tour : 12,70 + 13,17% - 2eme tour : 27,07%

PS : 1er tour : 18,42% - 2eme tour : 28,49%

FN : 1er tour : 18,58% - 2eme tour : 9,09%

PACA :

Républicains : 1er tour : 26,48% - 2eme tour : 54,78%

FN : 1er tour : 40,55% - 2eme tour : 45,22%

PS : 1er tour : 16,59% - 2eme tour : désisté au profit des républicains

MIDI PYRÉNÉES LANGUEDOC :

PS : 1er tour : 21,41% - 2eme tour : 44,81%

FN : 1er tour : 31,83% - 2eme tour : 33,87%

Républicains : 1er tour : 18,84% - 2eme tour : 21,32%

AQUITAINE :

PS : 1er tour : 30,39% - 2eme tour : 44,27%

Républicains : 1er tour : 27,19% - 2eme tour : 34,06%

FN : 1er tour : 23,23% - 2eme tour : 21,67%

AUVERGNE RHÔNE ALPES :

Républicains : 1er tour : 31,73% - 2eme tour : 40,61%

PS : 1er tour : 23,93% - 2eme tour : 36,84%

FN : 1er tour : 25,52% - 2eme tour : 22,55%

PAYS DE LOIRE :

Républicains : 33,49% - 2eme tour : 42,70%

PS : 1er tour : 25,75% - 2eme tour : 37,56%

FN : 1er tour : 21,35% - 2eme tour : 19,74%

BRETAGNE :

PS : 1er tour : 34,92% - 2eme tour : 51,41%

Républicains : 1er tour : 23,46% - 2eme tour : 29,72%

FN : 1er tour : 18,17% - 2eme tour : 18,87%

CENTRE :

PS : 1er tour : 24,31% - 2eme tour : 35,43%

Républicains : 1er tour : 26,25% - 2eme tour : 34,58%

FN : 1er tour : 30,49% - 2eme tour : 30%

BOURGOGNE FRANCHE COMTE :

PS : 1er tour : 22,99% - 2eme tour : 34,68%

Républicains : 1er tour : 24,00% - 2eme tour : 32,89%

FN : 1er tour : 31,48% - 2eme tour : 32,44%

ÎLE DE FRANCE :

Républicains : 30,51% - 2eme tour : 43,80%

PS : 1er tour : 25,19% - 2eme tour : 42,18%

FN : 1er tour : 18,41% - 2eme tour : 14,02%

NORMANDIE :

Républicains : 1er tour : 27,91% - 2eme tour : 36,43%

PS : 1er tour : 23,52% - 2eme tour : 36,08%

FN : 1er tour : 27,71% - 2eme tour : 27,50%

NORD :

Républicains : 1er Tour : 24,97% - 2eme tour : 57,77%

FN : 1er tour : 40,64% - 2eme tour : 42,23%

PS : 1er tour : 18,12% - 2eme tour : désisté au profit des républicains

GRAND EST :

Républicains : 1er Tour : 25,83% - 2eme tour : 48,40%

FN : 1er tour : 36,07% - 2eme tour : 36,08%

PS : 1er tour : 16,11% - 2eme tour : divers gauche car il se représente contre l'avis du PS : 15,51%.

LE 15 JANVIER 2016

Un attentat islamiste de AQMI à Ouagadougou, capitale du Burkina Fasso, fait 30 morts dont 3 français, 6 canadiens et 2 suisses.

LE 25 JANVIER 2016

Alors qu'Alain Juppé a sorti aux Éditions Jean Claude Lattes, son deuxième livre programme "Pour un État fort" le 6 janvier 2015, Nicolas Sarkozy sort un livre "Mea Culpa" sous le titre "La France pour la Vie".  Il en vend 100 000 exemplaires, en 15 jours.

LE 27 JANVIER 2016

Alors que le chômage atteint en décembre 2015, 10,6% et que des manifestations notamment des fonctionnaires, des professeurs des collèges, des taxis et des agriculteurs font rage dans les rues, la réforme constitutionnelle sur la déchéance de nationalité est présentée au parlement. Christiane Taubira ministre de la justice démissionne.

Au moment de sa démission, elle publie son livre "murmures à la Jeunesse" aux éditions Philippe Rey. Ses ventes battent celles de Nicolas Sarkozy.

Le Décret du 27 janvier 2016 relatif à la composition du Gouvernement prévoit :

Article 1

Il est mis fin aux fonctions de Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice.

Article 2

M. Jean-Jacques Urvoas est nommé garde des sceaux, ministre de la justice.

DU 5 AU 7 FÉVRIER 2016

Au Country Club d'Étiolles, dans l'Essonne, le FN et le mouvement bleu marine se réunissent pour tirer les conséquences de l'échec aux élections régionales. Le FN n'est pas encore dédiabolisé. Le comportement des militants et d'élus démontrent les liaisons dangereuses avec des idées et les méthodes d'extrême droite. Le slogan du premier ministre, "Le FN c'est la guerre civile" a porté ses fruits auprès des électeurs. Le nom du Parti Politique "FN" ne sera pas changé mais le principe de cacher les skin Head et autres "néo nazis" est décidé à l'unanimité. La rédaction d'un programme économique crédible est prévu.

LE 15 JUILLET 2016

Le Décret du 15 juillet 2016 portant déclaration de deuil national, prévoit en son article 1 :

Les 16, 17 et 18 juillet 2016 sont déclarés jours de deuil national en hommage aux victimes de l'attentat commis à Nice le 14 juillet 2016.

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