BIOGRAPHIE GRATUITE DE VOLTAIRE

"Le génie de François Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778) est la fierté de l'esprit français"
Frédéric Fabre

Le 21 novembre 1694: François Marie Arouet naît  à Paris. Il est le troisième enfant d'une famille et le troisième fils d’un notaire au Châtelet, puis payeur des épices de la Chambre des Comptes.

1704-1711: Il suit de brillantes études de rhétorique et de philosophie chez les jésuites du collège Louis Le Grand. Cette éducation l'initie aux plaisirs de la conversation et du théâtre. Il aurait subi la pédophilie de certains de ses maîtres.

1712: Son parrain, l’abbé de Châteauneuf le présente à Ninon de Lenclos, alors âgée de plus de quatre-vingt ans. La vieille courtisane, charmée par le jeune homme, l'aurait couché dans son lit puis sur son testament.

1713: Le jeune François Marie Arouet néglige ses études de droit. Il part comme secrétaire d'ambassade à la Haye. Il tombe amoureux d'une jolie huguenote. L'ambassadeur est alors contraint de le renvoyer à Paris.

1714: Son parrain, l’abbé de Châteauneuf, l'introduit dans les milieux mondains et libertins parisiens. Il vole de château en château et anime les dîners galants de ses vers hardis.

1716: Ses écrits satiriques sur les relations incestueuses du Régent font scandale.

1717: De mai 1717 à  Avril 1718, il est emprisonné à la Bastille durant onze mois pour le punir de ses écrits satiriques sur les moeurs dissolues du régent. Il y écrit une tragédie, Oedipe.

1718: Dès sa sortie de prison, le jeune Arouet prend le pseudonyme de Voltaire, l'anagramme probable de A.R.O.V.E.T L.e I.eune. Le U et V, J et I se confondent à cette époque. Sa première tragédie, Œdipe rencontre le succès.

1720: Voltaire rend visite à Lord Bolingbroke au château de la Source près d'Orléans. Il y rencontre Robert Walpole. Il fait jouer avec un succès médiocre Artémise.

1721: Robert Walpole est nommé "premier ministre" en Angleterre. Il le restera jusque 1742.

1722: Le Régent pardonne à Voltaire et lui accorde une pension de 1200 livres. Le père de Voltaire meurt en lui laissant une belle fortune. Voltaire voyage en Hollande. Il y apprécie la tolérance et la prospérité commerciale du Pays. 

1723: Il publie La Ligue première version de la Henriade, une épopée consacrée aux guerres de religion et à Henri IV.

1725: Il est chargé des représentations théâtrales pour les fêtes du mariage de louis XV.

1726: Le cardinal de Fleury devient "premier ministre" Il le restera jusqu'à sa mort en 1743.

Le 4 février, il est bastonné sur ordre du chevalier de Rohan qui, manifestant du mépris pour ce bourgeois sans nom, s’est vu répondre : "Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre".

Le 17 avril, il est embastillé sur la demande du chevalier de Rohan, pour deux semaines.

Le 5 mai, il est à Calais en partance pour l'Angleterre. Il y passera deux ans et demi.

En juillet: Il revient secrètement en France pour provoquer et battre en duel le chevalier de Rohan.

1727: Voltaire est séduit par la monarchie parlementaire et libérale anglaise.

En janvier, il est présenté à George 1er, roi d'Angleterre.  Il apprécie sa tolérance religieuse et son respect de la liberté. ll rencontre Pope et Swift. Il découvre la philosophie de John Locke. Il est frappé du contraste économique, social, politique et scientifique que l’Angleterre présente avec la France.

Le 8 avril: Il assiste aux funérailles grandioses de Newton à Westminster.

En décembre, il publie deux opuscules en anglais: Essay on civil wars et Essay on epick poetry. 

1728: Il dédie La Henriade publiée à Londres par souscription, à la reine d'Angleterre. Cette œuvre sera très appréciée des anglais.

En novembre, il rentre  en France alors que L'abbé Prévost se convertit au protestantisme et se réfugie à Londres.

1729: Voltaire est en France. Montesquieu est en Angleterre.

1730: Le 15 mars, la grande comédienne Adrienne Lecouveur meurt. Comme elle est comédienne elle est automatiquement excommuniée. L'Eglise lui refuse une sépulture. Son corps est jeté à la voierie. Voltaire s'en émeut et écrit un poème appelé La Mort de Mademoiselle Lecouvreur.

En décembre, il fait jouer Brutus une tragédie imitée de Shakespeare. 

1731: Voltaire publie Histoire de Charles XII commencé à Londres. Le gouvernement ordonne la saisie de l'œuvre mais celle-ci circule clandestinement.

1732: Il fait jouer Zaïre, une tragédie écrite en trois semaines, dédiée au marchand anglais Falkener. Son immense succès fait apparaître Voltaire comme le digne successeur de Corneille et Racine.

1733: En janvier, Voltaire publie le Temple du Goût.

En juin, il a une liaison avec Madame Emilie du Châtelet.

En juillet, suite aux agitations jansénistes, il écrit ses remarques sur Pascal dans ses lettres philosophiques. 

1734: Les Lettres sur les Anglais dites les Lettres Philosophiques sont publiées. Voltaire y fait l’éloge des mœurs politiques anglaises et dénonce à contrario, les travers de la monarchie française. Ces lettres déclenchent un immense scandale. Le Parlement condamne l’ouvrage comme «propre à inspirer le libertinage le plus dangereux pour la religion et l’ordre de la société civile». Le livre est brûlé au pied du grand escalier du palais. Le libraire Jore est jeté à la Bastille. Voltaire, pour éviter le même sort, doit quitter Paris et s’enfuir précipitamment en Lorraine. Au bout d’un mois, Voltaire revient en France avec une permission tacite. Il s’installe, non pas à Paris qui lui est interdit, mais au château d'Emilie du Châtelet, à Cirey en Champagne. Il y restera dix ans et s’adonne à l’étude, à l’écriture et à des expériences scientifiques. Un théâtre est installé au grenier. Voltaire écrit alors toute une série de tragédies et de comédies à un rythme soutenu. Voltaire installe un laboratoire, fait venir des instruments, concourt pour un prix de l’Académie des sciences, en même temps que son amie. Ni elle, leibnizienne, ni lui, newtonien n’ont le prix. Il s’occupe de physique, de chimie, d’astronomie, écrit un Essai sur la nature du feu, une Épître sur Newton et vulgarise un Élément de la philosophie de Newton.

1735: Voltaire revient à Paris et publie un Traité de métaphysique et la Mort de Jules César.

1736: Emilie du Châtelet apprend l'anglais et traduit La Fable des Abeilles de Mandeville.

 Après la publication du Mondain, poème à la fois épicurien et ironique sur le bonheur d'être sur terre, Voltaire se réfugie pendant quelques semaines en Hollande. Il écrit Alzire ou les Américains et L'Enfant Prodigue.

En Août, Voltaire entame des relations épistolaires avec Fréderic II, alors prince royal de Prusse.

1737: Il publie Éléments de la philosophie de Newton, ouvrage de vulgarisation qui contribue largement à la diffusion des idées nouvelles.

1738: Voltaire est de retour à Cirey et retrouve Emilie du Châtelet.

1739: Il écrit Une Vie de Molière. 

1740: Dès son avènement, Frédéric II roi de Prusse envahit la Silésie. Il rencontre Voltaire pour la première fois à Clèves.   

1741: La guerre de Succession d'Autriche est ouverte après l'avènement de Marie Thérèse d'Autriche durant l'année précédente. Voltaire fait un premier séjour à Berlin, chez  le roi de Prusse.

1742: "Mahomet ou le fanatisme", une tragédie sur le drame du pouvoir est interdite à Paris.

1743: A la mort de Fleury, les frères d'Argenson entrent au ministère. Voltaire accomplit une mission secrète auprès du roi de Prusse. Il fait jouer une tragédie, Mérope.

1744: Le comte Marc Pierre D’Argenson, son ancien condisciple chez les jésuites de Louis-le-Grand, devenu ministre des Affaires Etrangères, fait revenir officiellement Voltaire à Paris.

1745: Après la Bataille de Fontenoy, Madame de Pompadour, la nouvelle favorite du roi, soutient Voltaire qui devient historiographe du roi Louis XV.

1746: Le 2 mai, Voltaire est élu à l’unanimité, à l'académie française, en remplacement de Jean Bouhier. Reçu par son ancien maître, l’abbé d’Olivet le 9 mai suivant, son discours est uniquement littéraire. Il n’y fait aucune allusion aux questions qui auraient pu soulever des protestations. Il a pour sujet "Des effets de la Poésie sur le génie des langues".

1747: A la Cour, Voltaire se fait des ennemis, dont Madame de Pompadour. Il fréquente alors à Sceaux la Cour plus riante de la duchesse du Maine. En une journée il écrit première version de Zadig soit Memnon, histoire orientale et le fait jouer le soir même. Il y décrit toutes ses mésaventures de courtisan. Il y traite de la destinée humaine, du bonheur et du destin. Son premier conte philosophique important lui attire les foudres de Versailles.

1748: Il fait jouer une tragédie Sémiramis. Peu apprécié du couple royal, Voltaire déçu et désabusé, se retire un an, avec Emilie du Châtelet, à Nancy et Lunéville, à la cour du beau père de Louis XV, le roi de Pologne Stanislas.

1749: Madame du Châtelet, qui a une liaison avec le jeune poète Saint-Lambert, meurt en couches. Cette mort affecte profondément Voltaire qui décide alors de répondre à l’invitation de Frédéric II, et part pour la Prusse qui lui verse une pension de 20 000 livres. Les soupers du roi et du philosophe sont célèbres. Voltaire reste quatre ans au château de Sans-Souci.  Les relations entre le roi philosophe et le philosophe roi sont d’abord idylliques mais deviennent vite orageuses.

1750: Il publie Oreste. Contre les usages, Voltaire perd sa fonction d’historiographe de Louis XV.

1751: Alors que le tome I de l'Encyclopédie sort, Voltaire publie Le Siècle de Louis XIV.

1752: Voltaire publie Micromégas, un conte philosophique qui traite de la relativité des connaissances.

1753: Voltaire conteste Maupertuis, président de l’Académie de Berlin et se brouille avec Frédéric II.

Du 1er mai au 6 juillet, il est retenu prisonnier et doit rendre les papiers du roi qu’il a emportés. Il peut ensuite quitter l’Allemagne. La France lui refuse l’asile, en raison du scandale causé par l'édition pirate de son Abrégé de l'Histoire Universelle. Louis XV lui interdit d'approcher Paris. Il séjourne en Alsace.

1755: En mars, il s'installe avec Madame Denis sa nièce devenue sa maîtresse dix ans auparavant, dans les environs de Genève. Il achète une propriété qu'il appelle Les Délices. Il découvre la nature, la vie rustique et reçoit ses amis. Il va aménager la région, bâtir, planter, semer et développer l’élevage. Il y fait vivre un millier de personnes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. Avec son sens de la formule, il résume l’entreprise: «Un repaire de 40 sauvages est devenu une petite ville opulente habitée par 1200 personnes utiles».

1756: Voltaire publie un Essai sur les mœurs et l'esprit des nations. Il  joue alors un rôle essentiel dans le renouveau des études historiques. Il écrit un poème sur le désastre de Lisbonne. Voltaire a un premier désaccord avec Rousseau sur la question de la Providence.

1757: Il collabore au septième tome de l’Encyclopédie. Les autorités genevoises n’apprécient pas l’article Genève qu’il rédige, en raison des critiques sévères contre la République et la religion calviniste qu’il contient. Rousseau soutient les autorités de Genève et leur interdiction du théâtre. C'est le deuxième désaccord qui durera jusqu'à leur mort. La publication de l'Encyclopédie est interrompue et les philosophes sont persécutés.

1758: Le Duc de Choiseul entre au ministère. Voltaire qui doit s'éloigner quelque peu de Genève du fait de son article, achète Ferney et Tourney, en territoire français près de Genève et la Suisse pour pouvoir s’y réfugier à la moindre alerte.

1759: Il publie Candide, un conte philosophique considéré comme l’un de ses chefs d’oeuvre. Le héros, Candide, est un jeune homme crédule à qui son précepteur, Pangloss, inculque une théorie très simpliste sur l’optimisme. Les mésaventures du jeune héros mettent à mal cette doctrine. Cela permet à Voltaire de se moquer de Rousseau et de toutes les théories métaphysiques qui ne résistent pas à l’épreuve des faits. Au-delà du procès de l’intolérance, du fanatisme, de la mauvaise foi ou de la superstition, Candide est aussi une défense du pragmatisme, présentée comme une forme de lucidité et de sagesse.

1760: Voltaire s’établit définitivement à Ferney. Il va faire de cette petite ville du pays de Gex, un haut lieu de l’Europe intellectuelle. Il engage une correspondance de 6000 lettres, avec plusieurs souverains : l’impératrice Catherine II de Russie, Frédéric II, les rois de Pologne, du Danemark et de Suède. De Paris, Choiseul alors Ministre des Affaires étrangères, d’Alembert, Richelieu, Helvétius, Turgot et Condorcet, lui témoignent également leur soutien.

1762: Voltaire défend Calas, un huguenot condamné sans preuve. Calas se voit reprocher d'avoir tué son fils, qu’il aurait soupçonné de vouloir se convertir au catholicisme.

1763: Voltaire publie un Traité sur la Tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas. Ce Traité sur la Tolérance est une protestation contre l’injustice faite à l’accusé et contre le fanatisme d’une accusation née de la rumeur et de la haine.

1764: Voltaire publie Le Dictionnaire Philosophique Portatif. Il y raille la métaphysique, le fanatisme, la théologie et y expose ses grands principes politiques, soit les lois, l'Etat et le Gouvernement. Il écrit aussi des Commentaires sur Corneille.

1765: Voltaire publie La Philosophie de l'Histoire et obtient la réhabilitation de Calas.

1767: Voltaire publie l'Ingénu.

1772: Il publie une Epître à Horace

1775: Il écrit des Lettres de Monsieur de Voltaire à l'Académie française

1778: le 5 février, Voltaire quitte Ferney et fait un retour triomphal à Paris. Il déclare dans une ultime profession de foi: "Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition".

Le 30 mars, il reçoit l’hommage de l’Académie française. Il est porté en triomphe par la foule pour aller assister à la sixième représentation d’Irène, sa dernière tragédie.

Le 30 mai, Voltaire meurt à l’angle de la rue de Beaune et du quai Voltaire dans l’hôtel du Marquis de Villette. Le curé de saint Sulpice refuse de l’inhumer mais garde le silence. Pour lui éviter d’échouer dans un quelconque terrain vague, son neveu Mignot, abbé de l’abbaye de Sellières, garde sa mort secrète et le transporte dans un fiacre, en catastrophe. La dépouille est assise, poudrée, perruquée et ligotée à sa banquette, jusqu’à l’abbaye près de Romilly sur Seine.

Le 2 juin, l’inhumation a lieu dans l’abbatiale, après une nuit veillée par les moines. Pari gagné puisque l’interdiction d’obsèques religieuses émanant de l’évêque arrive juste un peu plus tard !

1791: Le 8 mai, les officiers municipaux de Paris, sur la requête du marquis de Villette, neveu par alliance de Voltaire, demandent à l’Assemblée le transfert des cendres de l’abbaye de Sellières. L’abbaye vient d’être vendue, il y a urgence car le département de l’Aube, le club des Jacobins de Troyes et la municipalité de Romilly songent à se partager les ossements. Le décret rendu et l’exhumation faite, le directoire du département de Paris est chargé du transfert et de l’ordonnance du cortège.

Le 5 juillet, après un séjour dans l’église de Romilly dont le curé constitutionnel le régale d’une oraison funèbre et des vêpres des morts, le corps de Voltaire se mit en branle sur un char attelé de quatre chevaux blancs caparaçonnés de violet.

Le 6 juillet, la dépouilles est à Nogent puis Provins.

Le 7 juillet, elle est à Nangis.

Le 8 juillet, elle arrive à Guignes.

Le 9 juillet, Brie-Comte-Robert la reçoit.

Le 10 juillet, après un arrêt à midi à Créteil, la dépouille entre dans Paris à la nuit close.

Le 11 juillet, la cérémonie révolutionnaire a lieu sans la participation du clergé, avec le transfert de ses cendres au Panthéon. Mirabeau, est le premier à y être entré avant d'être expulsé en 1794. Voltaire est par conséquent, le premier occupant dans la durée du temple républicain.

LES CITATIONS DE VOLTAIRES

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Qu'il est dur de haïr ceux que l'on voudrait aimer.

Bien des erreurs sont nées d'une vérité dont on abuse.

Quand on ne voyage qu'en passant, on prend les abus pour les lois du pays.  (Le Sottisier)

Les malheurs particuliers font le bien général ; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers et plus tout est bien.  (Candide)

Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas qu'il soit instruit.  (Correspondance, à M. Damilaville)

La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage.

Ce n'est pas que le suicide soit toujours de la folie. Mais en général, ce n'est pas dans un accès de raison que l'on se tue.  (Correspondance, à M. Mariott)

C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi.  (Mélanges, Sur la vraie Vertu)

Zadig se figurait alors les hommes tels qu'ils sont en effet, des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue.  (Zadig ou la Destinée)

Qui n'a pas l'esprit de son âge ; De son âge a tous le malheur.  (Stances, à la marquise du Châtelet)

On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.  (Le Sottisier)

Dans ce pays, il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.  (Candide)

L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux.  (Oedipe)

Ce n'est pas l'amour qu'il fallait peindre aveugle, c'est l'amour-propre.  (Correspondance, à M. Damilaville)

Ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise : il fallait dire que tout est au mieux.  (Candide)

J'ai fait un peu de bien ; c'est mon meilleur ouvrage.  (Epîtres)

Zadig croyait que les lois étaient faites pour secourir les citoyens autant que pour les intimider.  (Zadig ou la Destinée)

Il n'y a point de grand conquérant qui ne soit grand politique.  (Essai sur les mœurs, De l'Orient et de Gengis-Kan)

Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.  (Zadig ou la Destinée)

Tout est dangereux ici-bas, et tout est nécessaire.  (Zadig ou la Destinée)

Ils ne se servent de la pensée que pour autoriser leurs injustices et n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées.  (Dialogue, le Chapon et la Poularde)

Dieu ne doit pas pâtir des sottises du prêtre.  (Epîtres)

Si l'homme était parfait, il serait Dieu.  (Lettres philosophiques)

Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu.  (Le Sottisier)

Le secret d'ennuyer est celui de tout dire.  (Sept discours en vers sur l'homme)

Le plus sûr est donc de n'être sûr de rien.  (Singularités de la nature)

On doit des égards aux vivants ; on ne doit aux morts que la vérité.  (Oedipe)

La patrie est aux lieux où l'âme est enchaînée.  (Le Fanatisme ou Mahomet le prophète)

L'homme est né pour vivre dans les convulsions de l'inquiétude et dans la léthargie de l'ennui.  (Candide)

Rien ne se fait sans un peu d'enthousiasme.  (Correspondance, au comte d'Argental)

Aime la vérité, mais pardonne à l'erreur.  (Discours en vers sur l'homme, De la liberté)

Cela est fort beau, mais j'ai du mal à croire que je descends d'une morue.  (Les Colimaçons du R. P. L'Escarbotier)

N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle, et que les sages n'en aient pas ? Il faut être prudent, mais non pas timide.  (Pensées détachées de M. l'abbé de Saint-Pierre)

Les femmes ressemblent aux girouettes : elles ne se fixent que quand elles se rouillent.  (Le Sottisier)

Si la nature ne nous avait fait un peu frivoles, nous serions très malheureux ; c'est parce qu'on est frivole que la plupart des gens ne se pendent pas.  (Correspondance, à la marquise du Deffant)

Ce que nous appelons le hasard n'est et ne peut être que la cause ignorée d'un effet connu.  (Dictionnaire philosophique)

L'intérêt que j'ai à croire une chose n'est pas une preuve de l'existence de cette chose.  (Lettres philosophiques)

Le pape est une idole à qui on lie les mains et dont on baise les pieds.  (Le Sottisier)

Le paradis terrestre est où je suis.  (Satires, le Mondain)

La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l'esprit humain.  (Le Sottisier)

En philosophie, il faut se défier de ce qu'on croit entendre trop aisément, aussi bien que des choses qu'on n'entend pas.  (Lettres philosophiques)

Il semble que la populace ne mérite pas une religion raisonnable.  (Essai sur les mœurs)

Travaillons sans raisonner, dit Martin, c'est le seul moyen de rendre la vie supportable.  (Candide)

Tel brille au second rang qui s'éclipse au premier.  (La Henriade)

Dieu fit du repentir la vertu des mortels.  (Olympie)

C'est le privilège du vrai génie, et surtout du génie qui ouvre une carrière de faire impunément de grandes fautes.  (Le Siècle de Louis XIV)

La vertu s'avilit à se justifier.  (Oedipe)

Comme le despotisme est l'abus de la royauté, l'anarchie est l'abus de la démocratie.

L'humilité est le contrepoison de l'orgueil.  (Dictionnaire philosophique)

Il ne dépend pas de nous de n'être pas pauvres, mais il dépend toujours de nous de faire respecter notre pauvreté.

La beauté n'est qu'un piège tendu par la nature à la raison.

Le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin.  (Candide)

Pour savoir se venger, il faut savoir souffrir.  (Mérope)

Toujours du plaisir n'est pas du plaisir.  (Zadig ou la Destinée)

Les soldats se mettent à genoux quand ils tirent : apparemment pour demander pardon du meurtre.  (Le Sottisier)

Les vraies passions donnent des forces, en donnant du courage.

L'alphabet fut l'origine de toutes les connaissances de l'homme et de toutes ses sottises.  (Dictionnaire philosophique)

Le courage n'est pas une vertu, mais une qualité commune aux scélérats et aux grands hommes.

L'art de gouverner consiste à prendre le plus d'argent possible à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre.

Parmi ceux qui lisent, il y en a vingt qui lisent des romans, contre un qui étudie la philosophie. Le nombre de ceux qui pensent est excessivement petit, et ceux-là ne s'avisent pas de troubler le monde.

La politique est l'art de mentir à propos.

Tes destins sont d'un homme, et tes voeux sont d'un dieu.

J'approche tout doucement du moment où les philosophes et les imbéciles ont la même destinée.

Quiconque pense fait penser.  (Fragments sur l'histoire)

Que chacun aille à Dieu par le chemin qui lui plaît.

Dieu n'a créé les femmes que pour apprivoiser les hommes.

Femme sage est plus que femme belle.

Dieu nous a donné le vivre ; c'est à nous de nous donner le bien vivre.  (Le Sottisier)

Il n'y a point de mal dont il ne naisse un bien.  (Zadig ou la Destinée)

Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères.

Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie.  (Dictionnaire philosophique)

C'est le sort d'un héros d'être persécuté.  (Tancrède)

Un lion mort ne vaut pas un moucheron qui respire.

Il n'y a rien de plus ridicule qu'un médecin qui ne meurt pas de vieillesse.

Les sauvages ne s'avisent point de se tuer par dégoût de la vie ; c'est un raffinement des gens d'esprit.

Il y a une autre canaille à laquelle on sacrifie tout, et cette canaille est le peuple.  (Correspondance, au marquis de Condorcet)

Les bavards sont les plus discrets des hommes : ils parlent pour ne rien dire.

Le coeur ne vieillit pas, mais il est pénible de loger un dieu dans des ruines.

Le premier devin, fut le premier fripon qui rencontra un imbécile.

La femme coquette est l'agrément des autres et le mal de qui la possède.  (Epîtres)

Par tout pays, la religion dominante, quand elle ne persécute point, engloutit à la longue toutes les autres.  (Lettres philosophiques)

Les hommes se trompent, les grands hommes avouent qu'ils se sont trompés.  (Le Sottisier)

Si mes amis sont heureux ; Je serai moins misérable.  (Sur l'usage de la vie)

Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire.

Un instant de bonheur vaut mille ans dans l'histoire.  (Commentaire historique)

Le plaisir donne ce que la sagesse promet.

Ni l'abstinence ni l'excès ne rendent un homme heureux.

Toute secte, en quelque genre que ce puisse être, est le ralliement du doute et de l'erreur.  (Dictionnaire philosophique)

Tout pouvoir périt par l'indulgence.  (Alzire)

La raison est la fille du temps, et elle attend tout de son père.  (L'Homme aux quarante écus)

Dieu ? Nous nous saluons mais nous ne nous parlons pas.  (Correspondance)

La médisance est fille de l'amour-propre et de l'oisiveté.  (Epîtres)

Le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en le donnant qu'on l'acquiert.

Les rois sont avec leurs ministres comme les cocus avec leurs femmes : ils ne savent jamais ce qui se passe.  (Le Sottisier)

Les injures atroces n'ont jamais fait de tort qu'à ceux qui les ont dites.  (Conseil à Luis Racine)

Les Français ne sont pas faits pour la liberté. Ils en abuseraient.  (Lettre au prince de Prusse)

Les Français parlent vite et agissent lentement.  (Correspondance, au comte d'Argental)

La vérité est un fruit qui ne doit être cueilli que s'il est tout à fait mûr.  (Correspondance, à la comtesse de Barcewitz)

On ne peut vivre dans le monde qu'avec des illusions ; et dès qu'on a un peu vécu, toutes les illusions s'envolent.  (Correspondance)

Les préjugés sont la raison des sots.  (Poème sur la Loi Naturelle)

Le malheur des uns fait le bonheur des autres.  (Candide)

Le meilleur gouvernement est celui où il y a le moins d'hommes inutiles.

LIENS EXTERNES

Les délices: http://www.ville-ge.ch/bge/imv/

Le centre international d'études du 18e siècle à Ferney: http://c18.net/

L'office de tourisme de Ferney Voltaire: http://www.ferney-voltaire.net/fr/index.php

Le château de Ferney Voltaire: http://www.visitvoltaire.com/f_voltaire%27s_later_life_chateau_ferney.htm

Le château de Cirey: http://www.visitvoltaire.com/f_index.html

Voltaire et Emilie du Châtelet: http://www.visitvoltaire.com/f_love_story_voltaire.htm

D'autres Biographies de VOLTAIRE

Les amis russes de Voltaire: http://voltaire.nlr.ru/

La société Voltaire: http://societe-voltaire.org/

La société des études voltairiennes: http://voltaire.lire.ish-lyon.cnrs.fr/

Des Lycées portent le nom de Voltaire pour lui rendre hommage

Le Lycée Voltaire à Paris : http://www.lyceevoltaire.fr/

Le Lycée Voltaire d'Orléans: http://www.voltaire.com.fr/

Le Lycée Voltaire et son restaurant d'application l'étincelle de Nîmes: http://ly.etincelle.nimes.free.fr/

Le Lycée Voltaire de Wingles n'a pas de site internet.

CLIN D'ŒIL

LE RESEAU VOLTAIRE : L'association française Réseau Voltaire a été créée par Thierry Meyssan en 1994. Le Réseau Voltaire faisait partie à ses débuts de la gauche républicaine. Thierry Meyssan était secrétaire national du Parti Radical de Gauche.

La ligne éditoriale du Réseau Voltaire fustigeait alors l'extrême droite et le cléricalisme. Thierry Meyssan était également secrétaire de l'Observatoire National contre l'Extrême Droite.

Les attentats du 11 septembre 2001 firent connaître le réseau Voltaire dans le monde entier. Dès le premier jour, le réseau Voltaire dénonce des incohérences dans le déroulement des événements et leur interprétation par les grands médias. Thierry Meyssan publie, en mars 2002, le premier livre remettant en cause la version officielle du 11/09: "l’Effroyable Imposture".

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En 2007, Thierry Meyssan considère qu'il subit une pression anormale du gouvernement Fillon sous la présidence de Monsieur Nicolas Sarkozy. Il dissout l'association française. Le bureau du Réseau Voltaire s'installe à Damas, puis à Beyrouth, puis de nouveau à Damas. Le Réseau Voltaire devint www.voltairenet.org, un réseau de presse international avec échange d'articles. Thierry Meyssan devient une personnalité française marquante au Moyen Orient contre l'impérialisme des USA.

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